CRITIQUE: L’HERITIERE (1949)

A la fin du XIXème siècle, Catherine Sloper vit avec son père, un riche médecin, dans une grande demeure. La mère de Catherine est morte en couches et le père en a gardé une certaine rancoeur vis-à-vis de sa fille, qu’il compare sans cesse à son épouse, à son désavantage. Selon lui, elle ne trouvera jamais de mari, elle ne sait rien faire à part de la broderie. Mais au cours d’un bal, elle fait la connaissance de Morris Townsend, beau, gentil, intelligent, mais complètement désargenté. Le père s’oppose à leur union, accusant Townsend de n’être qu’un coureur de dots.

William Wyler, à qui l’on doit « Ben Hur » ou « les Hauts de Hurlevent », réalise ici un grand film classique dans lequel l’intensité des sentiments et leur violence nous tiennent en haleine de bout en bout. Le trio d’acteurs est fabuleux: Olivia de Havilland est magnifique dans son rôle de jeune fille timide, qui a perdu toute confiance en elle et qui culpabilse de n’être rien. Tout ça grâce à son père incarné par Ralph Richardson parfait dans ce rôle de père sans pitié qui idôlatre sa défunte épouse et qui ne se rend pas compte qu’il brise complètement sa fille. Le jeune prétendant est, quant à lui, interprété par Montgomery Clift, excellent choix tant son côté lisse et propre sur lui  parait trop beau pour être honnête. Sous cette épaisse couche de vernis, on peine à deviner quelles sont les véritables motivations de son personnage.

Tout simplement un très grand film à (re)découvrir chez l’excellent éditeur Carlotta!

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