Critique Dvd: l’Obsédé

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  • Date de sortie :
     06 septembre 1965
  • Réalisé par :
    William WYLER
  • Avec :
    Terence Stamp, Samantha Eggar, Mona Washourne…
  • Durée :
    1h57min
  • Pays de production :
     Grande-Bretagne Etats-Unis
  • Année de production :  1965
  • Titre original : THE COLLECTOR
  • Distributeur :
    COLUMBIA

LE FILM: 8.5/10

Un jeune employe de bureau, Freddie Clegg, collectionneur de papillons, nourrit une passion eperdue pour une jolie etudiante, Miranda Grey. Tels les papillons, il la prend en filature et finit par l’enlever en la chloroformant. Il la sequestre dans une maison isolee et annonce a sa victime qu’aucun mal ne lui sera fait. Il la garde seulement pour lui…

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Si l’on connaît William Wyler pour des grosses productions comme Ben Hur ou Funny Girl, l’un des derniers films du cinéaste, en 1965, est un quasi huis-clos terrifiant. On assiste durant deux heures à la naissance d’un monstre à travers le personnage incarné par un Terence Stamp magistral. Ce suspense psychologique nous montre comment un garçon charmant et doux, par amour, va faire vivre un cauchemar sans nom à sa proie, la jolie Miranda. Wyler ne verse jamais dans le grand-guignol ni dans le manichéisme avec ce personnage qu’on aurait presque envie d’aimer! Magistralement mis en scène, l’Obsédé donne naissance à un cousin éloigné de Norman Bates ou Hannibal Lecter et le film mérite vraiment le coup d’oeil!

TECHNIQUE: 9/10

Très belle copie qu’un grain minime et quelques tâches ne sauraient ternir!

BONUS: 6/10

Outre une galerie photos, on trouve une excellente interview de Terence Stamp!

 

VERDICT: 8.5/10

Un grand film !

 

Disponible en DVD (14.99 euros) dans la collection les Introuvables Fnac

 

CRITIQUE: L’HERITIERE (1949)

A la fin du XIXème siècle, Catherine Sloper vit avec son père, un riche médecin, dans une grande demeure. La mère de Catherine est morte en couches et le père en a gardé une certaine rancoeur vis-à-vis de sa fille, qu’il compare sans cesse à son épouse, à son désavantage. Selon lui, elle ne trouvera jamais de mari, elle ne sait rien faire à part de la broderie. Mais au cours d’un bal, elle fait la connaissance de Morris Townsend, beau, gentil, intelligent, mais complètement désargenté. Le père s’oppose à leur union, accusant Townsend de n’être qu’un coureur de dots.

William Wyler, à qui l’on doit « Ben Hur » ou « les Hauts de Hurlevent », réalise ici un grand film classique dans lequel l’intensité des sentiments et leur violence nous tiennent en haleine de bout en bout. Le trio d’acteurs est fabuleux: Olivia de Havilland est magnifique dans son rôle de jeune fille timide, qui a perdu toute confiance en elle et qui culpabilse de n’être rien. Tout ça grâce à son père incarné par Ralph Richardson parfait dans ce rôle de père sans pitié qui idôlatre sa défunte épouse et qui ne se rend pas compte qu’il brise complètement sa fille. Le jeune prétendant est, quant à lui, interprété par Montgomery Clift, excellent choix tant son côté lisse et propre sur lui  parait trop beau pour être honnête. Sous cette épaisse couche de vernis, on peine à deviner quelles sont les véritables motivations de son personnage.

Tout simplement un très grand film à (re)découvrir chez l’excellent éditeur Carlotta!