CRITIQUE : LES COQUILLETTES

Trois ans après le foutraque mais néanmoins sympathique « La Vie au Ranch », la jeune Sophie Letourneur revient avec « les Coquillettes », en compétition au Festival International du Film Indépendant de Bordeaux, plus communément appelé le FIFIB !

Tout comme le plat auquel le titre fait allusion, c’est bon mais ça ne révolutionne pas la gastronomie!

Dans « la Vie au Ranch », une bande de copines se retrouvait dans un appartement pour parler de leur vie de jeunes filles en picolant ou vice versa alors que dans « les Coquillettes », un trio de copines se retrouve dans un appartement autour d’une assiette de pâtes pour parler de leur dernière virée au festival de Locarno (lors de laquelle elles ont picolé !). L’une a tendance à enjoliver les évènement qu’elle subit, l’autre n’attend que le moment où son abstinence sexuelle de 16 mois prendra fin et la troisième (Sophie Letourneur herself!) ne rêve que de Louis Garrel!

Ce deuxième essai comprend à peu près les mêmes défauts que le premier mais aussi les mêmes qualités. Le défaut principal tient au fait que Sophie Letourneur ne nous raconte finalement pas grand chose; même en creusant,pas l’ombre d’un message! Cependant, esthétiquement, le résultat est bien plus soigné cette fois-ci et c’est la première satisfaction des « Coquillettes »! D’autre part, la grande force de Sophie Letourneur se vérifie à nouveau ici avec des dialogues finement ciselés, preuve d’un regard aiguisé sur ses concitoyennes: on s’y croirait! Quant au trio de comédiennes, elles sont toutes trois épatantes et même si le film tourne parfois un peu en rond de soirées en soirées, elles sont tellement attachantes que ces « coquillettes » se dégustent avec plaisir! En attendant que la jeune réalisatrice nous mitonne un plat un peu plus roboratif!

Pas de date de sortie pour le moment.

note: 6/10