Critique Dvd: Allemagne Année Zero

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LE FILM:

5

Berlin, au lendemain de la guerre. Edmund, âgé de douze ans, essaie de faire vivre sa famille à l’aide de petits trafics. Au cours d’une de ses errances dans la ville détruite, il rencontre un de ses anciens professeurs, ex-nazi, qui lui rappelle les principes d’Hitler sur l’élimination des faibles. Edmund, sans mesurer la portée de son geste, décide alors d’empoisonner son père malade.

Après « Rome ville ouverte » et « Paisa », Roberto Rossellini clôt, en 1947, sa trilogie de la guerre avec « Allemagne Année Zero ». Tourné dans les décombres de Berlin après guerre, le film de Rossellini démontre avec un pessimisme certain que la bête n’est pas morte. Les Berlinois sont partagés, dans la misère, entre la résignation et la nostalgie du régime nazi. L’idéologie hitlerienne, toujours sous-jacente, telle un virus en sommeil, est prompte à contaminer même les plus jeunes, le personnage d’Edmund étant au coeur d’un final bouleversant. L’un des films étendards du néo-réalisme italien mais aussi l’un des plus grands films italiens de tous les temps!

TECHNIQUE:

1

Une copie qui a vraiment souffert avec une définition des plus approximatives! Vivement une version restaurée digne d’un si grand film!

BONUS:

2.5

On trouve ici une interview de Enrique Seknadje, maître de conférence, qui revient sur la carrière de Rossellini.

VERDICT:

4.5

L’un des plus grands films italiens dans une copie vraiment décevante. Indispensable malgré tout, en attendant mieux…

Disponible en DVD (14.99 euros) chez Rimini Editions

Critique: My life directed by Nicolas Winding Refn

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Liv Corfixen est femme de réalisateur. Une position qui n’est pas toujours aisée, et elle tient à nous le prouver dans un documentaire qu’elle a entièrement écrit et réalisé. En obtenant le Prix de la mise en scène à Cannes en 2011 pour son film DRIVE, le Danois Nicolas Winding Refn jouit d’un statut de cinéste culte : adulé par le public, consacré par la critique, il a désormais pour principale préoccupation de rendre ce succès pérenne. Ainsi, lorsqu’il début le tournage de son nouveau projet ONLY GOD FORGIVES en 2013, il s’inquiète : ce film, plus confidentiel, saura-t-il répondre aux attentes de ses spectateurs ? Liv s’inquiète aussi, mais surtout pour son mari, ses enfants, et pour elle-même, car si Nicolas se jette à corps perdu dans son film, il semble toutefois mettre de côté sa propre famille. Elle décide donc de prendre la caméra, et de faire de Nicolas un sujet d’observation, afin de nous offrir une vision large de la vie du réalisateur, un portrait à la fois intime et instructif, à mi-chemin entre le reportage et le making-of.

Durant les six mois qu’a nécessité le tournage d’Only God Forgives à Bangkok, le cinéaste Nicolas Winding Refn a tenu à emmener avec lui sa femme et ses deux filles. Durant cette période, son épouse filme donc au quotidien son réalisateur de mari, de la préparation du film à sa présentation à Cannes. Si l’on suit le cinéaste danois au travail, on le voit également dans son intimité. Passionnant, ce documentaire entre reportage et making of offre une réflexion sur la création, le doute de l’artiste et l’importance de la famille pour entourer celui-ci. Une oeuvre indispensable pour les fans du réalisateur!

4.5

Disponible en VOD et DVD (14.99 euros) chez Wild Side Video dès le 27 avril