CRITIQUE: L’AGE DE GLACE 4, LA DERIVE DES CONTINENTS

Alors que Scrat poursuit inlassablement son gland avec toujours autant de malchance, il va cette fois provoquer un bouleversement d’une ampleur planétaire… Le cataclysme continental qu’il déclenche propulse Manny, Diego et Sid dans leur plus grande aventure. Tandis que le monde bouge au sens propre du terme, Sid va retrouver son épouvantable grand-mère, et la petite troupe va affronter un ramassis de pirates bien décidés à les empêcher de rentrer chez eux…

Rien de nouveau sous la neige! On prend les mêmes et on recommence! Manny le mammouth, Diego le tigre des neiges et Sid le paresseux ont maintenant pour mission de retrouver la famille de Manny de laquelle il se trouve séparé, à cause de la dérive des continents! La faute à qui? A Scrat l’écureuil qui, à trop courir après son gland, a déréglé la marche du monde (tiens! Comme DSK!)! Pour couronner le tout, ils doivent se cogner une bande de pirates dirigée par un grand singe très vilain!

Cet Age de glace ne révolutionne rien du tout concernant cette franchise mais l’animation est très réussie, beaucoup plus fluide que lors des trois premiers volets, multipliant les scènes d’action spectaculaires et le film est bourré d’humour, notamment grâce à un nouveau personnage, la mémé de Sid! Un excellent divertissement pour toute la famille!

La seule réserve sur le film, ainsi que sur la majorité des films d’animation actuels, tient, c’est le père qui parle, au rythme effrené auquel ils sont menés! N’oubliez pas de proposer à vos petits des films qui prennent le temps, des films d’animations plus traditionnels, pour éviter d’en faire des zappeurs fous! Voilà, c’est dit!

LA NOTE: 7.5/10

CRITIQUE: HOLY MOTORS

De l’aube à la nuit, quelques heures dans l’existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, meurtrier, mendiante, créature monstrueuse, père de famille… M. Oscar semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier – mais où sont les caméras ? Il est seul, uniquement accompagné de Céline, longue dame blonde aux commandes de l’immense machine qui le transporte dans Paris et autour. Tel un tueur consciencieux allant de gage en gage. À la poursuite de la beauté du geste. Du moteur de l’action. Des femmes et des fantômes de sa vie. Mais où est sa maison, sa famille, son repos ?

Premier long métrage de Carax depuis Pola X (1999),  Holy Motors est un O.F.N.I. (objet filmique non identifié) et l’un des chocs du dernier Festival de Cannes même s’il en est reparti bredouille. Après une scène d’ouverture dans laquelle Carax se met en scène, observant une salle de cinéma aux spectateurs figés, « Holy Motors » nous donne à suivre Monsieur Oscar, interprété par l’acteur fétiche du cinéaste, Denis Lavant. Celui-ci va de rendez-vous en rendez-vous, à l’arrière d’une limousine conduite par Céline (Edith Scob), lui servant de loge,  et chacun de ces rendez-vous est un rôle à interpréter: une vieille mendiante, le père d’une préado, Mr Merde (personnage issu du segment de « Tokyo » réalisé par Carax), un vieillard mourant, etc… Sans réel lien, ces saynètes offre à Carax l’occasion de multiplier les audaces stylistiques, passant du noir et blanc aux images de synthèse issues du jeu video, du polar à la comédie musicale (très belle scène avec Kylie Minogue!) et de rendre quelques hommages dont un énorme aux « Yeux sans visage » de Franju!

Même si « Holy Motors » est parfois visuellement très beau et si Denis Lavant trouve un terrain de jeu idéal pour exercer ses talents (immenses!), Carax nous sert tout de même un film au propos pour le moins abscons qui en laissera plus d’un (moi!) sur le carreau! Plus proche de la pure oeuvre d’art contemporain, le film a le mérite de nous interroger sur ce que l’on attend du Cinéma: j’ai ma réponse!

NOTE: 4/10