CRITIQUE: HOLY MOTORS

De l’aube à la nuit, quelques heures dans l’existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, meurtrier, mendiante, créature monstrueuse, père de famille… M. Oscar semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier – mais où sont les caméras ? Il est seul, uniquement accompagné de Céline, longue dame blonde aux commandes de l’immense machine qui le transporte dans Paris et autour. Tel un tueur consciencieux allant de gage en gage. À la poursuite de la beauté du geste. Du moteur de l’action. Des femmes et des fantômes de sa vie. Mais où est sa maison, sa famille, son repos ?

Premier long métrage de Carax depuis Pola X (1999),  Holy Motors est un O.F.N.I. (objet filmique non identifié) et l’un des chocs du dernier Festival de Cannes même s’il en est reparti bredouille. Après une scène d’ouverture dans laquelle Carax se met en scène, observant une salle de cinéma aux spectateurs figés, « Holy Motors » nous donne à suivre Monsieur Oscar, interprété par l’acteur fétiche du cinéaste, Denis Lavant. Celui-ci va de rendez-vous en rendez-vous, à l’arrière d’une limousine conduite par Céline (Edith Scob), lui servant de loge,  et chacun de ces rendez-vous est un rôle à interpréter: une vieille mendiante, le père d’une préado, Mr Merde (personnage issu du segment de « Tokyo » réalisé par Carax), un vieillard mourant, etc… Sans réel lien, ces saynètes offre à Carax l’occasion de multiplier les audaces stylistiques, passant du noir et blanc aux images de synthèse issues du jeu video, du polar à la comédie musicale (très belle scène avec Kylie Minogue!) et de rendre quelques hommages dont un énorme aux « Yeux sans visage » de Franju!

Même si « Holy Motors » est parfois visuellement très beau et si Denis Lavant trouve un terrain de jeu idéal pour exercer ses talents (immenses!), Carax nous sert tout de même un film au propos pour le moins abscons qui en laissera plus d’un (moi!) sur le carreau! Plus proche de la pure oeuvre d’art contemporain, le film a le mérite de nous interroger sur ce que l’on attend du Cinéma: j’ai ma réponse!

NOTE: 4/10

4 réflexions sur “CRITIQUE: HOLY MOTORS

  1. vu hier; ai pas tout compris dans l’enchianement des saynètes; il faut dire qu’il m’aurait fallu me refaire toute la filmographie de Carax avant de se plonger dans ce road movie parisien; çà change des blockbusters comme Spiderman 4. Très belle performance de D.Lavant.

  2. Ouf ça me rassure, voyant toutes les critiques appelant au chef d’oeuvre. Rien à dire sur la mise en scène et le jeu de Lavant. Mais plus qu’un OFNI c’est un WTF film.

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