CRITIQUE BLU-RAY: HOLY MOTORS

LE FILM:4/10

De l’aube à la nuit, quelques heures dans l’existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, meurtrier, mendiante, créature monstrueuse, père de famille… M. Oscar semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier – mais où sont les caméras ? Il est seul, uniquement accompagné de Céline, longue dame blonde aux commandes de l’immense machine qui le transporte dans Paris et autour. Tel un tueur consciencieux allant de gage en gage. À la poursuite de la beauté du geste. Du moteur de l’action. Des femmes et des fantômes de sa vie. Mais où est sa maison, sa famille, son repos ?

Premier long métrage de Carax depuis Pola X (1999),  Holy Motors est un O.F.N.I. (objet filmique non identifié) et l’un des chocs du dernier Festival de Cannes même s’il en est reparti bredouille. Après une scène d’ouverture dans laquelle Carax se met en scène, observant une salle de cinéma aux spectateurs figés, « Holy Motors » nous donne à suivre Monsieur Oscar, interprété par l’acteur fétiche du cinéaste, Denis Lavant. Celui-ci va de rendez-vous en rendez-vous, à l’arrière d’une limousine conduite par Céline (Edith Scob), lui servant de loge,  et chacun de ces rendez-vous est un rôle à interpréter: une vieille mendiante, le père d’une préado, Mr Merde (personnage issu du segment de « Tokyo » réalisé par Carax), un vieillard mourant, etc… Sans réel lien, ces saynètes offre à Carax l’occasion de multiplier les audaces stylistiques, passant du noir et blanc aux images de synthèse issues du jeu video, du polar à la comédie musicale (très belle scène avec Kylie Minogue!) et de rendre quelques hommages dont un énorme aux « Yeux sans visage ».

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CRITIQUE: TED

TED

À 8 ans, le petit John Bennett fit le voeu que son ours en peluche de Noël s’anime et devienne son meilleur ami pour la vie, et il vit son voeu exaucé. Presque 30 ans plus tard, l’histoire n’a plus vraiment les allures d’un conte de Noël. L’omniprésence de Ted aux côtés de John pèse lourdement sur sa relation amoureuse avec Lori. Bien que patiente, Lori voit en cette amitié exclusive, consistant principalement à boire des bières et fumer de l’herbe devant des programmes télé plus ringards les uns que les autres, un handicap pour John qui le confine à l’enfance, l’empêche de réussir professionnellement et de réellement s’investir dans leur couple. Déchiré entre son amour pour Lori et sa loyauté envers Ted, John lutte pour devenir enfin un homme, un vrai !

Premier long métrage de Seth MacFarlane, star de la télé US, précédé d’une campagne marketing savamment orchestrée, « Ted » est le gros succès de l’été outre-Atlantique et se débrouille plutôt bien pour sa sortie en France (plus de 400 000 entrées en 1ère semaine!)!

Contrairement à ce que l’on pourrait penser en voyant cet ourson, le film n’est pas du tout conçu pour les petits! Par contre il semble être conçu pour les adolescents! Le héros, interprété par un Mark Wahlberg qu’on a connu bien meilleur, et son ourson, sont fans de films débiles et ne s’intéressent qu’au sexe et à la fumette! Lire la suite →