CRITIQUE: MUD

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Ellis et Neckbone, 14 ans, découvrent lors d’une de leurs escapades quotidiennes, un homme réfugié sur une île au milieu du Mississipi. C’est Mud : un serpent tatoué sur le bras, un flingue et une chemise porte-bonheur. Mud, c’est aussi un homme qui croit en l’amour, une croyance à laquelle Ellis a désespérément besoin de se raccrocher pour tenter d’oublier les tensions quotidiennes entre ses parents. Très vite, Mud met les deux adolescents à contribution pour réparer un bateau qui lui permettra de quitter l’île. Difficile cependant pour les garçons de déceler le vrai du faux dans les paroles de Mud. A-t-il vraiment tué un homme, est-il poursuivi par la justice, par des chasseurs de primes ? Et qui est donc cette fille mystérieuse qui vient de débarquer dans leur petite ville de l’Arkansas ?

Troisième film de Jeff Nichols, un an à peine après le magnifique Take Shelter, autant dire que ce Mud, présenté à Cannes l’an dernier, suscitait l’impatience bien qu’il en soit reparti bredouille. S’inspirant de l’oeuvre de Mark Twain, Nichols nous offre ici l’aventure de deux garçons, clones de Tim Sawyer et Huckleberry Finn, dont la rencontre avec un étranger va bouleverser le quotidien. Le plus frappant dans cet élégant récit de 2h15, c’est la richesse du propos, combinant le parcours initiatique, la découverte des sentiments (amitié ou amour), la perte des illusions, le passage à l’âge adulte tout en offrant un vrai grand spectacle. Avec une mise en scène majestueuse proposant des plans de toute beauté, Mud n’est pas sans rappeler le cinéma de Mallick s’agissant de la représentation de la nature. Le film de Nichols évoque aussi certains grands films sur l’enfance comme Stand By Me.

Porté par un Matthew McConaughey éblouissant qui continue d’enchaîner les prestations exceptionnelles et un jeune duo d’acteurs (Tye Sheridan et Jacob Lofland) très prometteur, Mud restera non seulement comme l’un des grands films de l’année mais également comme un futur classique et la confirmation d’un grand cinéaste qui n’a pourtant que 34 ans!

NOTE: 9.5/10

 

CRITIQUE BLU-RAY: QUI VEUT LA PEAU DE ROGER RABBIT

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LE FILM: 7.5/10

1947, Hollywood. Les grandes vedettes du cinéma partagent l’affiche avec les Toons, personnages animés. Roger Rabbit, la vedette la plus populaire des Toons, est amoureux transi de sa sublime femme Jessica, et son amour l’empêche de travailler correctement. Le patron des Studios pour lequel il est engagé, tente de le ramener sur le droit chemin et engage un détective privé pour lui prouver que sa femme le trompe. Des photos compromettantes sont prises et le présumé amant est retrouvé assassiné. Roger Rabbit est accusé du meurtre et recherché par l’ignoble juge Demort.

Après avoir enchaîné ses deux premiers gros succès, « A la poursuite du diamant vert » et « Retour vers le Futur », Robert Zemeckis réalise en 1988 « Qui veut la peau de Roger Rabbit », comédie policière dont la spécificité est de combiner animation et prises de vue réelles.

Derrière un pur film de divertissement, Zemeckis s’amuse à brosser un portrait d’Hollywood assez acide même s’il s’agit ici de ToonVille! Mené à un rythme d’enfer, Roger Rabbit est une avalanche de gags bourrée de références avec outre l’excellent Bob Hoskins, un casting de toons hallucinant: Betty Boop, Bugs Bunny, Dumbo, Daffy Duck, etc… S’appuyant sur une intrigue policière qui rappelle les films des années 30 et 40, Roger Rabbit ravit aussi bien les tout petits que les plus grands! A l’époque de la sortie, la prouesse technique que représente le film est assez époustouflante!

TECHNIQUE: 8/10

Une copie dans l’ensemble assez propre malgré deux ou trois flous. L’apport HD a pour inconvénient de rendre plus évident le montage entre prises de vue réelles et animation.

BONUS: 9/10

Une édition très complète: 3 courts métrages des aventures de Roger Rabbit ,  « Qui a créé Roger Rabbit ? » : une featurette à destination des enfants(10’57 » – VOST), une scène coupée (3’53 » – VOST), « Avant/après » : comparaison avant/après effets spéciaux (3’09 » – VOST),  « Les doublures des toons » : featurette (3’15 »)qui montre le jeu avec des figurines en plastique,  « Derrière les oreilles » : making of (36’38 » – VOST),  « Sur le plateau ! » : featurette (4’52 » – VOST) et pour finir un commentaire audio de Robert Zemeckis, Frank Marshall (prod.), Steve Starkey (prod. ass.), Jeff Price (scénario), Peter Seaman (scénario) et Ken Ralston (resp. effets spéciaux) (VOST).
VERDICT: 8/10

Un blu-ray idéal pour les séances en famille!

Disponible en Blu-ray (14,99 euros) chez Touchstone Home Video