Critique: Welcome To New-York

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  • Réalisé par :
    Abel Ferrara
  • Avec :
    Gérard Depardieu, Jacqueline Bisset, Marie Mouté…
  • Année de production :  2014
  • Distributeur :
    Wild Bunch

Devereaux est un homme puissant. Un homme qui manipule au quotidien des milliards de dollars. Un homme qui contrôle la destinée économique des nations. Un homme gouverné par un irrépressible et vorace appétit sexuel. Un homme qui rêve de sauver le monde et qui ne peut se sauver lui-même. Un homme terrifié. Un homme perdu. Regardez-le tomber.

Si la carrière d’Abel Ferrara semble battre un peu de l’aile depuis quelques années, son nouveau film Welcome To New-York ne changera pas franchement la donne. Le parfum sulfureux autour de l’affaire DSK (évidemment objet du film même si les personnages portent d’autres noms!) et la stratégie commerciale du producteur visant à sortir le film uniquement en VOD en même temps que sa présentation à Cannes suffiront certainement au film à trouver son public. Concernant l’oeuvre elle-même Welcome To New-York souffre d’un scénario un peu paresseux, ne cherchant jamais à apporter quelque chose de neuf à une histoire rabâchée par les médias, et surtout très faible au niveau des dialogues. La mise en scène est à l’avenant, réduisant l’intérêt purement cinématographique du film au néant. Toutefois si l’on parvient à passer outre les nombreuses scènes assez crues avec un Depardieu monstrueux, aux allures de porno soft, on ne peut qu’être admiratif devant la prestation de la star qui ne recule devant rien, dévoilant jusqu’aux parties les plus intimes de son anatomie et incarnant ce personnage sexuellement malade avec une grande justesse!

Voir et oublier…

NOTE: 4/10

Critique: Monsters

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  • Réalisé par :
    Gareth Edwards
  • Avec :
    Scoot McNairy, Whitney Able, Kevon Kane…
  • Durée :
    1h34min
  • Pays de production :
     Grande-Bretagne
  • Année de production :  2010
  • Titre original : Monsters
  • Distributeur :
    SND

Une sonde de la NASA s’écrase dans la jungle mexicaine, libérant sur terre des particules d’une forme de vie extra-terrestre. Six ans plus tard, le Mexique et le Costa-Rica sont devenus des zones de guerre désertées par les populations locales, mises en quarantaine et peuplées de créatures monstrueuses. Un photographe est chargé d’escorter une jeune femme à travers cette zone dévastée. Seuls sur la route, ils vont tenter de rejoindre la frontière américaine…

Après avoir vu le pathétique Godzilla, on était en droit de s’intéresser au premier film de Gareth Edwards qui lui ouvra les portes de la méga-production sus-citée. Force est de reconnaître que le talent du metteur en scène éclabousse ce coup d’essai SF plus proche de Mallick que d’Emmerich. Nanti d’un budget dérisoire (quelque part entre 15000 et 200000 dollars, le deuxième montant étant le plus réaliste), Edwards retrace le parcours d’un homme et d’une femme au coeur de la zone infectée, une zone dans laquelle règnent des espèces de pieuvres géantes, et que l’armée bombarde régulièrement. On voit certes très peu les monstres mais les créatures sont pourtant réussies et les effets spéciaux assez bluffants mais finalement là n’est pas le principal, le cinéaste nous offrant plutôt une parabole écologique en même temps qu’une romance des plus convaincantes. Un coup d’essai vraiment réussi ! Arrêtez de donner de l’argent à Gareth Edwards!

NOTE: 8.5/10