Critique: L’Avenir

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Réalisation Mia Hansen-Løve
Scénario Mia Hansen-Løve
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre dramatique
Durée 100 minutes
Sortie 6 avril 2016

Nathalie est professeur de philosophie dans un lycée parisien. Passionnée par son travail, elle aime par-dessus tout transmettre son goût de la pensée. Mariée, deux enfants, elle partage sa vie entre sa famille, ses anciens élèves et sa mère, très possessive. Un jour, son mari lui annonce qu’il part vivre avec une autre femme. Confrontée à une liberté nouvelle, elle va réinventer sa vie.

C’est avec un Ours d’Argent de la meilleure réalisatrice que Mia Hansen-Love est revenue du dernier festival de Berlin. Pour son cinquième film après « Tout est pardonné », « le Père de mes enfants« , « Un amour de jeunesse » et « Eden« , la cinéaste semble délaisser la jeunesse pour s’intéresser à une femme d’une cinquantaine d’années. Nathalie, incarnée par Isabelle Huppert,  est une intellectuelle , prof de philo, bien installée dans la vie. D’un niveau social assez élevé, elle se plaît à « apprendre à ses élèves à réfléchir » et quand elle n’est pas dans ses livres, elle s’occupe de ses grands enfants, son mari mais aussi sa mère, aux tendances dépressives. La vie fait que, parfois, les repères s’effacent, que ce soit lors d’une séparation ou d’un décès, et que l’on doit s’adapter. C’est ce qui arrive à Nathalie qui va devoir se réinventer et apprendre à vivre sa nouvelle « liberté ». Sous des histoires à priori simples, Mia Hansen-Love réussit toujours à susciter le questionnement grâce à l’acuité du regard qu’elle porte sur ses personnages et les situations. La portée autobiographique que peuvent avoir ses histoires (les parents de la cinéaste sont professeurs de philosophie) a sans doute son importance dans le ressenti qu’elles procurent au spectateur. Quant à l’interprétation d’Isabelle Huppert, il est bien sûr inutile d’en souligner la qualité. L’un des beaux film français de l’année!

4.5

Critique Bluray: l’Or de Mackenna

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LE FILM:

2

1872. MacKenna, shérif de Hadleyburg est attaqué par le vieux chef apache Prairie Dog qu’il blesse mortellement et qui lui parle de la légendaire Vallée de l’or. Seul, Adams qui est désormais aveugle, a vu l’or. Sceptique, MacKenna a brûlé la carte avant d’être capturé par le bandit Colorado qui détient en otage Inga, la fille du juge. MacKenna accepte de conduire les bandits en échange de la liberté pour Inga et pour lui. Mais, en route, ils sont accompagnés par le groupe de Ben Baker qui contient notamment un prédicateur et un journaliste. Sournoisement aidé par Colorado, les Apaches interviennent et tuent plusieurs des membres de ce groupe. Il s’avère finalement que la légende de l’or est bien réelle. L’Apache Hachita tue le sergent Tibbs avant d’être tué par Colorado. Colorado et MacKenna se battent mais une avalanche obstrue le canyon. MacKenna laisse partir – provisoirement – Colorado.

En 1969, le Western est un genre moribond et mis à part « cent dollars pour un shérif » et « la Horde sauvage », aucun ne sort du lot. « L’or de Mackenna » est ce que l’on pourrait appeler un blockbuster avant l’heure! Fort de quelques belles réussites comme « les Canons de Navarone » ou « les Nerfs à vif », Jack Lee Thompson se voit confier cette chasse au Trésor au casting plutôt prometteur. Capable du meilleur comme du pire, le réalisateur n’est malheureusement pas ici dans la première catégorie et fait preuve ici d’un talent discutable. La mise en scène balourde ne parvient jamais à rendre passionnante cette quête que de nombreux effets spéciaux ratés n’aident aucunement: Cavalcades en transparence, accélérés, maquettes… En outre, les coupes nombreuses au montage n’ont pas aidé à la fluidité du récit qu’une voix off envahissante ne parvient pas à rendre plus lisible. Heureusement, le casting sauve l’entreprise et augmente le capital sympathie du film: Gregory Peck, Omar Sharif font le job!

TECHNIQUE:

4

Une copie plutôt correcte avec une définition satisfaisante et quelques belles couleurs. Les quelques défauts et tâches ne nuisent en rien à la qualité d’ensemble. Le son HD est lui tout à fait remarquable!

BONUS:

4

Outre la traditionnelle présentation du film par Patrick Brion, on trouve également un documentaire sur Gregory Peck

VERDICT:

2

Un western « blockbuster » dispensable dans une belle édition.

Disponible en DVD (16.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez SIDONIS