Critique Dvd: Echappement libre

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Réalisation Jean Becker
Scénario Jean Becker
Maurice Fabre
Didier Goulard
Luis Marquina
Claude Sautet
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de la France France
Drapeau de l'Espagne Espagne
Durée 105 minutes
Sortie 4 septembre 1964

LE FILM:

3.5

Officiellement journaliste, David Ladislas mène une double vie. Sous prétexte d’un reportage sur la haute couture, il réussit à faire passer en Suisse des diamants cachés dans un appareil photo. De ses commanditaires, il accepte une nouvelle mission, beaucoup plus délicate: transporter au Liban 300 kilos d’or dissimulés dans la carrosserie d’une voiture de sport.

En pleine nouvelle vague, on pense à Godard et son « A bout de souffle » avec la présence de Bebel et Jean Seberg. A défaut d’être véritablement emballante, cette virée se regarde avec un certain plaisir et  s’avère assez charmante. On retiendra quelques bons moments comme l’imitation par Bebel de Michel Simon.

TECHNIQUE:

4

Une copie plutôt propre malgré quelques défauts pardonnables.

BONUS:

4.5

On trouve ici une interview de Jean Becker et deux documentaires sur Becker et Belmondo.

VERDICT:

3.5

Une édition remarquable pour un divertissement peu connu.

Disponible en DVD (16.99 euros) chez SIDONIS

 

Critique: Divines

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Dans un ghetto où se côtoient trafics et religion, Dounia a soif de pouvoir et de réussite. Soutenue par Maimouna, sa meilleure amie, elle décide de suivre les traces de Rebecca, une dealeuse respectée. Sa rencontre avec Djigui, un jeune danseur troublant de sensualité, va bouleverser son quotidien.

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Tout le monde se souvient de la cérémonie de clôture du Festival de Cannes et du discours fleuve et engagé de sa réalisatrice Houda Benyamina lorsque son premier film remporta la prestigieuse Caméra d’or. Fascinée par les grandes histoires d’amitié et pour canaliser sa colère depuis les émeutes de 2005, la réalisatrice choisit le Cinéma comme exutoire. Son premier long métrage, « Divines » évoque des problèmes sociaux plus que jamais d’actualité mais à travers une histoire d’amitié entre deux jeunes filles des cités, Dounia et Maimouna. Pour elle, pas question de donner la leçon mais de « susciter la réflexion grâce à l’émotion » et cela fonctionne, nous faisant passer du rire aux larmes!

Fort d’un scénario ténu et tendu, le film avance à un train d’enfer et offre moments légers et gros accès de violence alors que Dounia délaisse son BEP accueil pour l’argent facile. Si le sujet n’est pas de prime abord d’une grande originalité, son traitement l’est totalement, la réalisatrice évitant tous les clichés. La mise en scène bénéficie d’un vrai soin et d’une vraie recherche formelle nous gratifiant de plans-séquences d’une belle efficacité ou de choix musicaux également loin des standards du genre (Haendel ou Mozart) qui renforcent la puissance émotionnelle du film. Cette puissance émotionnelle ne serait pas sans le travail des comédiens: si « Divines » porte si bien son titre c’est évidemment grâce à  Oulaya Amamra, Deborah Lukumuena et Jisca Kalvanda côté féminin mais n’oublions pas le jeune Kevin Mischel en vigile danseur vraiment prometteur.

« Divines », « film d’auteur populaire » comme la réalisatrice aime le caractériser,  nous happe dès les premières images pour ne plus nous lâcher et surtout, s’il ne donne pas de clé aux problèmes d’aujourd’hui, il a le mérite de susciter la réflexion et de donner des pistes: l’art pourquoi pas…

L’un des grands films français de 2016! A ne manquer sous aucun prétexte!

SORTIE LE 31 AOÛT

4.5