Critique: Tout Simplement Noir

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Titre original Tout simplement noir
Réalisation Jean-Pascal Zadi
John Wax
Scénario Jean-Pascal Zadi
Kamel Guemra
Acteurs principaux

Jean-Pascal Zadi
Fary
Caroline Anglade

Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 90 minutes
Sortie 8 juillet 2020

JP, un acteur raté de 40 ans, décide d’organiser la première grosse marche de contestation noire en France, mais ses rencontres, souvent burlesques, avec des personnalités influentes de la communauté et le soutien intéressé qu’il reçoit de Fary, le font osciller entre envie d’être sur le devant de la scène et véritable engagement militant…

Jean-Pascal Zadi fait ses débuts sur grand écran après deux longs auto-produits pour une sorte de docu-fiction dans lequel il se met en scène, tentant d’organiser une grande « marche noire » pour lutter contre l’ignorance dont souffre la communauté noire en France, dans les postes à responsabilités ou dans les médias.  Son personnage tente donc de convaincre tout un tas de people de couleur de donner un relais à cette grande manifestation, croisant tour à tour Joey Starr, Claudia Tagbo ou Fary… On se réjouit de voir un sujet important traité dans une comédie française avec souvent pas mal de culot et d’originalité mais cela ne fait pas pour autant de « tout simplement noir » une réussite totale. Comme tous les films « à sketches », TSN est inégal, souvent redondant et l’aspect faux doc prive le film de toute ambition artistique. On passe donc un bon moment, le film jouant avec malice des clichés sur les Noirs, mais on sent très vite que la machine tourne à vide… Dommage…

2.5

Critique:Felicità

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Nationalité Français

Pour Tim et Chloé, le bonheur c’est au jour le jour et sans attache.
Mais demain l’été s’achève. Leur fille, Tommy, rentre au collège et cette année, c’est promis, elle ne manquera pas ce grand rendez vous.
C’était avant que Chloé disparaisse, que Tim vole une voiture et qu’un cosmonaute débarque dans l’histoire.

13 ans après « Héros », Bruno Merle réalise son second long métrage, une comédie pleine de trouvailles qui vaut largement le détour. Pio Marmai et Camille Rutherford incarnent un jeune couple hors normes qui vivent avec leur fille Tommy, qui, pour échapper à l’agitation de son entourage, préfère de temps en temps s’isoler avec un casque anti-bruits. Les premiers instants du film nous montrent une famille à priori classique, dans sa maison de campagne, un week-end sans histoires. Sauf que très vite, on comprend que cette famille a des choses à cacher, qu’elle n’a rien à faire dans cette maison et qu’elle doit fuir. Tout le récit est vu à travers les yeux de Tommy la fille de 13 ans à qui l’on cache des choses et c’est ce qui fait tout le piment du film! On ne sait jamais vers quoi l’on se dirige, se raccrochant à l’ami imaginaire de Tommy, un cosmonaute perdu incarné par Orelsan! Drôle, décalé, touchant, plein de chouettes idées de mise en scène et porté par trois acteurs parfaits, Felicità est la bonne surprise de cette « rentrée » de cinéma!

4