CRITIQUE: SKYFALL

SKYFALL

Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M est obligée de relocaliser l’Agence. Ces événements ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory, le nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité. Le MI6 est à présent sous le coup d’une double menace, intérieure et extérieure. Il ne reste à M qu’un seul allié de confiance vers qui se tourner : Bond. Plus que jamais, 007 va devoir agir dans l’ombre. Avec l’aide d’Eve, un agent de terrain, il se lance sur la piste du mystérieux Silva, dont il doit identifier coûte que coûte l’objectif secret et mortel…

Pour les 50 ans de Bond et son 23ème opus cinématographique, les producteurs ont voulu marquer le coup! Et effectivement, ce Skyfall est remarquable à plusieurs points de vue.

Pour cette troisième prestation de Daniel Craig après un « Casino Royale » revigorant à la suite de quelques Bond Brosnaniens un peu légers ,et une grosse déception « Quantum of Solace », les producteurs confient les rênes de la plus célèbre franchise à un vrai cinéaste plutôt qu’à un movie maker lambda, Sam Mendes, choix d’autant plus surprenant que le monsieur ne s’est pas particulièrement fait remarquer dans le domaine de l’action (American Beauty, les noces Rebelles, Away we go, les Sentiers de la perdition). C’est le retour également de Stuart Baird, monteur sur « Casino Royale » et du chef op’ Roger Deakins (inoubliable photo de « True Grit »!). Enfin, au scénario, c’est John Logan à qui l’on doit Gladiator, Aviator ou encore Hugo Cabret, qui officie!

Et toute cette équipe, en guise d’anniversaire, s’est attelée à tout à la fois rendre hommage au Commander Bond ainsi qu’à reconstruire un Bond plus conforme à son époque et ce, dès la première seconde du métrage. Ce « Skyfall » se démarque d’entrée par l’absence de la petite séquence où l’on a l’habitude de voir Bond dans le canon d’un revolver et nous projette illico dans la scène pré-générique, une scène de poursuite palpitante qui surprend par la vitalité de sa mise en scène! Le générique s’ouvre ensuite sur l’excellente chanson d’Adèle, la meilleure depuis des lustres, et la mort de Bond (provisoire bien sûr!). Lire la suite

CRITIQUE BLU-RAY: MILLENIUM

LE FILM: 9/10

Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, est engagé par un des plus puissants industriels de Suède, Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce, Harriet, survenue des années auparavant. Vanger est convaincu qu’elle a été assassinée par un membre de sa propre famille. Lisbeth Salander, jeune femme rebelle mais enquêtrice exceptionnelle, est chargée de se renseigner sur Blomkvist, ce qui va finalement la conduire à travailler avec lui. Entre la jeune femme perturbée qui se méfie de tout le monde et le journaliste tenace, un lien de confiance fragile va se nouer tandis qu’ils suivent la piste de plusieurs meurtres. Ils se retrouvent bientôt plongés au cœur des secrets et des haines familiales, des scandales financiers et des crimes les plus barbares…

Après une générique esthétiquement superbe qu’on croirait tiré d’un James Bond, David Fincher distribue très vite les pièces du puzzle. Après un début un peu délicat lorsque, comme moi, on n’a ni lu le livre ni vu la première adaptation, et qu’on réussit à situer les nombreux personnages aux noms suédois, très vite, c’est le régal! Astucieux mélange entre le climat poisseux et malsain de “Seven” et l’enquête minutieuse façon “Zodiac”, “Millenium” nous embarque pour deux  heures trente passionnantes. Grâce à une mise en scène au cordeau et à un montage énergique, Fincher réussit à nous faire passer cette intrigue au demeurant très bavarde en un éclair. Pour ce film, Fincher a, après ” The Social Network”, de nouveau fait appel à Jeff Cronenweth pour une superbe photo aux tonalités glaciales, et à Trent Reznor, qui signe un magnifique score omniprésent aux accents métalliques. Quand de surcroît la csting réunit un Daniel Craig convaincant, les excellents Christopher Plummer et Stellan Skarsgard et l’inoubliable Ronney Mara dans le rôle de Lisbeth Salander, vous obtenez un thriller envoûtant et sulfureux que vous aurez envie de revoir sitôt sorti! Fincher est un grand!

Côté technique, ce blu-ray est incontestablement un must du support! Que ce soit au niveau de l’image, respectant parfaitement la magnifique photo du film, que du son, totalement immersif, c’est absolument parfait!

LES BONUS: 10/10

Entièrement en HD, Sony nous offre pléthore de bonus! On a droit à un commentaire audio du réalisateur, un documentaire en 5 parties sur le tournage en Suède (49 mins), un doc en 7 parties sur le tournage en studio à Hollywood (49 mins),  des modules sur la post-production, le montage, la post-synchronisation, les effets spéciaux et une analyse du générique du début! Sans oublier une galerie photos ainsi qu’une section promo et le tout sous-titré et ce, pour une durée de 7 heures! A noter que les bonus sont réunis sur un second blu-ray!

VERDICT: 9,5/10

Un grand film dans une édition blu-ray d’une exigence rare! Bravo!

Disponible en DVD (19,99 euros) et Blu-ray (24,99 euros) chez Sony Pictures