Critique Bluray: Hangover Square

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Titre original Hangover Square
Réalisation John Brahm
Scénario Barré Lyndon
Acteurs principaux
Sociétés de production Twentieth Century Fox
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film noir
Durée 77 minutes
Sortie 1945

LE FILM:

4.5

Londres, 1899. Le compositeur George Bone est en train d’écrire un nouveau concerto. Surmené par son travail, il est sujet à des périodes d’absences durant lesquelles il perd le contrôle de lui-même. A son réveil, il n’a aucun souvenir de ce qu’il a fait. Certains détails l’amènent à penser qu’il est un assassin. 

L’éditeur Rimini continue son travail de défricheur avec « Hangover Square » réalisé par un cinéaste allemand méconnu, John Brahm, variation sur le thème de Jack l’Eventreur. Dans un noir et blanc expressionniste, le cinéaste met en scène un compositeur qui, en présence de bruits dissonants, perd la raison et commet des crimes, le tout dans un Londres victorien des plus angoissants. Le criminel est incarné par un acteur lui aussi peu connu, Laird Cregar, géant au regard de fou, que la mort prématurée à 31 ans empêcha de connaître plus grande carrière. Remarquablement mis en scène, Hangover Square tient en haleine jusqu’à un final complètement fou! Une vraie découverte!

TECHNIQUE:

4.5

Une copie restaurée d’une netteté à toute épreuve!

BONUS:

4.5

On trouve plusieurs interventions toutes passionnantes: Guillemette Odicino, critique, qui revient sur la genèse du film, Stephan Oliva, musicien qui revient sur la musique de Bernard Hermann et enfin François Guérif sur le roman d’origine.

VERDICT:

4.5

Une pépite à découvrir dans une superbe édition!

Disponible en Bluray (19.99 euros) chez Rimini Editions dès le 3 janvier

Critique Bluray: 120 Battements par minute

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Réalisation Robin Campillo
Scénario Robin Campillo
Philippe Mangeot
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films de Pierre
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre drame
Durée 135 minutes
Sortie 23 Août 2017

LE FILM:

5

Début des années 90. Alors que le sida tue depuis près de dix ans, les militants d’Act Up-Paris multiplient les actions pour lutter contre l’indifférence générale. 
Nouveau venu dans le groupe, Nathan va être bouleversé par la radicalité de Sean.

Après les Revenants et Eastern Boys, Robin Campillo réalise son troisième film que les festivaliers de Cannes avaient auréolé du titre de « Palme du Coeur », le film décrochant finalement un « Grand Prix »! Campillo a voulu parler de son expérience de militant d’Act Up dans les années 90 et décrit durant les deux heures quinze du film le quotidien d’un groupe de militants, entre les réunions hebdomadaires (les RH) et les actions coup de poing. Pour mieux nous plonger dans ce quotidien, entre combat contre la maladie et rage du manque de reconnaissance de l’Etat, Campillo dilate les scènes au maximum et multiplie les détails à la manière d’un documentaire. Malgré ce parti pris, 120 Battements par minute ne faiblit jamais et trouve son souffle dans ses personnages, tous impeccablement travaillés, Adèle Haenel, la « star », ne tirant jamais la couverture à elle. Si Campillo ne recule devant rien, que ce soit dans les scènes de sexe ou dans la description de la maladie, il ne cherche jamais à choquer mais juste à marquer les esprits. Passionnant et instructif, 120 Battements par minute est surtout un plaidoyer pour le militantisme de toutes natures à la fois plein de vie et terriblement émouvant! On claque des doigts!

TECHNIQUE:

4.5

Impeccable!

BONUS:

2.5

Outre quelques images des répétitions de la scène des pom pom girls, on trouve un commentaire audio du réalisateur. On aurait aimé un making of ou un module sur la présentation à Cannes…

VERDICT:

4.5

Le Film de l’année! Indispensable!

Disponible en Bluray (19.99 euros) chez Memento Films