Critique: Hérédité

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Titre original Hereditary
Réalisation Ari Aster
Scénario Ari Aster
Acteurs principaux
Sociétés de production PalmStar Media
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre horreur
Durée 126 minutes
Sortie 13 juin 2018

Lorsque Ellen, matriarche de la famille Graham, décède, sa famille découvre des secrets de plus en plus terrifiants sur sa lignée. Une hérédité sinistre à laquelle il semble impossible d’échapper.

« Le film d’horreur le plus fou de ces dernières années », « le nouvel Exorciste », autant de slogans publicitaires visant à attirer les amateurs des dizaines de productions horrifiques calibrées qui inondent les écrans chaque année! Pourtant ce premier film est bien au-dessus en terme d’ambition. Le réalisateur Ari Aster prend son temps (le film dure 2h06!) pour installer son intrigue, installe un climat, distillant l’angoisse parcimonieusement. La famille Graham enterre la grand-mère, au caractère un peu spécial apparemment. Le couple (Gabriel Byrne etToni Collette dans une prestation littéralement hallucinante!) et leurs deux enfants, un ado et une petite fille handicapée tentent tant bien de mal de surmonter ce deuil, un de plus, dans une famille frappée par le destin. Un nouveau drame va très vite survenir et plonger les membres survivants dans le chaos. Evitant les outils classiques comme les habituels jumpscares, Aster offre un film lent mais étouffant qui évoque Polanski (Rosemary’s Baby) ou Friedkin pour lâcher les chevaux dans un final mémorable! Un cinéaste à suivre assurément!

4.5

Critique: Jurassic World, Fallen Kingdom

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Réalisation Juan Antonio Bayona
Scénario Derek Connolly
Colin Trevorrow
Acteurs principaux
Sociétés de production Amblin Entertainment
Apaches Entertainment
Legendary Pictures
Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Durée 128 minutes
Sortie 2018

Cela fait maintenant trois ans que les dinosaures se sont échappés de leurs enclos et ont détruit le parc à thème et complexe de luxe Jurassic World. Isla Nublar a été abandonnée par les humains alors que les dinosaures survivants sont livrés à eux-mêmes dans la jungle. Lorsque le volcan inactif de l’île commence à rugir, Owen et Claire s’organisent pour sauver les dinosaures restants de l’extinction.  Owen se fait un devoir de retrouver Blue, son principal raptor qui a disparu dans la nature, alors que Claire, qui a maintenant un véritable respect pour ces créatures, s’en fait une mission. Arrivant sur l’île instable alors que la lave commence à pleuvoir, leur expédition découvre une conspiration qui pourrait ramener toute notre planète à un ordre périlleux jamais vu depuis la préhistoire.

Après le film de fantômes (« l’Orphelinat »), le film catastrophe (« The Impossible ») le conte fantastique (« Quelques Minutes Après Minuit »), le cinéaste espagnol  Juan Antonio Bayona est appelé pour mettre en scène le cinquième film de la saga Jurassic Park intitulé « Jurassic World, Fallen Kingdom »! Ce nouveau volet éveillait donc notre curiosité, à juste titre?

Dur de se réjouir franchement même si le film possède quelques qualités notamment au niveau de la mise en scène, efficace, offrant quelques scènes plutôt bien troussées. On apprécie aussi la place donnée aux animatroniques comme dans les premiers volets. Le principal écueil tient évidemment au scénario ô combien prévisible et bancal. La première partie du film sur l’île d’Isla Nubar est en effet expédiée en raison d’une éruption volcanique et de l’évacuation des principales espèces de dinosaures, mis à part un pauvre brachiosaure qui fera pleurer dans les chaumières. Tout le reste du film se déroule dans un manoir gothique avec des dinosaures captifs!!! On comprend maintenant que le terrain était parfaitement balisé pour Bayona qui avait déjà prouvé son savoir-faire niveau grandes maisons sinistres! Intrigue prévisible, personnages caricaturaux (on repère à la seconde qui seront les « méchants » de l’histoire) font qu’on ne tremble malheureusement pas et qu’on trouve le temps un peu long (près de 2h10, ça fait une bonne vingtaine de minutes en trop!). Après coup, on se dit que si Bayona avait bénéficié d’un scénario solide, ce nouveau volet aurait pu relancer sérieusement cette saga qui, si l’on en croit le final, devrait voir un troisième volet qu’on espère plus tendu, méchant et sanguinolent!

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