Critique: Big Eyes

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  • Date de sortie :
    18 mars 2015
  • Réalisé par :
    Tim Burton
  • Avec :
    Amy Adams, Christoph Waltz, Danny Huston…
  • Durée :
    1h45min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Big Eyes
  • Distributeur :
    StudioCanal

BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail.

L’inconvénient avec des cinéastes à l’univers très marqué comme Tim Burton est que chaque film est l’occasion pour certains de se plaindre qu’ils ne se renouvellent pas et, à la moindre évolution stylistique, pour d’autres de dire qu’on ne retrouve pas le cinéaste. Après le gothique « Dark Shadows » et le très noir et personnel « Frankenweenie », le retour à un biopic, très coloré, déconcertera sans doute les fans. Toutefois, en s’intéressant à la peintre Margaret Keane, Burton signe un nouvel opus très cohérent en regard de ses oeuvres passées. Burton prouve encore son attachement à des êtres en marge et à ces artistes dont la création est la raison de vivre, quelque soit leur talent. Burton avait d’ailleurs réalisé l’un de ses meilleurs films en rendant hommage au cinéaste Ed Wood. Avec Big Eyes, il nous propose donc un biopic léché qui offre de multiples axes de réflexion sur l’art, la création, le marketing mais aussi le couple. Burton démontre donc qu’il peut faire évoluer son Cinéma tout en restant cohérent; seuls hics, le résultat peut parfois sembler un peu lisse et l’interprétation outrancière de Christoph Waltz s’avère parfois un peu gênante. Big Eyes reste malgré tout comme le film le plus intéressant de Burton depuis Big Fish!

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2 réflexions sur “Critique: Big Eyes

  1. « L’inconvénient avec des cinéastes à l’univers très marqué comme Tim Burton est que chaque film est l’occasion pour certains de se plaindre qu’ils ne se renouvellent pas et, à la moindre évolution stylistique, pour d’autres de dire qu’on ne retrouve pas le cinéaste. » C’est exactement ça ! Pour moi, certes, on ne retrouve pas ses habituelles bizarreries mais ça reste du Burton, surtout dans ses thèmes ! Et puis faire du bizarre pour faire du ridicule, faut savoir au bout d’un moment. En tout cas, un film qui aborde avec intelligence des sujets riches sans s’éparpillé et le duo Adams-Waltz est très bon !

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