Alabama Monroe: le concert !

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Si comme moi vous avez adoré le film « Alabama Monroe » et que vous vous êtes rué sur la fabuleuse BO du film, réjouissez-vous! Le groupe créé pour le film se produira en France pour une seule date , le vendredi 20 février au Café de la Danse à Paris!

Les places sont disponibles ici: https://www.weezevent.com/the-broken-circle-breakdown

 

 

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VIOLETTA LIVE: J’Y ETAIS !

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Pour bien comprendre le phénomène Violetta, quelques rappels s’imposent. Après Hanna Montana ou High School Musical, Disney dégaine une nouvelle série musicale destinée principalement aux jeunes filles entre 10 et 13 ans. Apparue en 2012 en Amérique du Sud, cette série rencontra tout de suite un énorme succès et Disney Channel la diffusa alors en France dès octobre 2012: c’est le carton, 300 000 petites filles suivant quotidiennement les aventures de leur héroïne. C’est Martina Stoessel, jeune actrice-chanteuse-mannequin de 16 ans qui incarne Violetta, cette jeune fille, dont la mère, une célèbre chanteuse, est morte, et qui s’est inscrite en cachette dans une école de Buenos Aires, le Studio 21, pour suivre des cours de danse et de chant : dans cette sorte de tele-novela, histoires d’amour, disputes et chansons se croisent en une sorte d’Hélène et les Garçons ibère et musical!

Alors que la troisième saison devrait bientôt débarquer sur nos écrans, Disney a eu l’idée d’une tournée mondiale passant par Paris cette semaine. Sept représentations au Grand Rex ayant vu leurs places partir en quelques heures, une dernière séance portant le nombre de places vendues au chiffre affolant de 22 000 pour un prix entre 33 et 93 euros ! La séance supplémentaire sera donc diffusée en direct dans une centaine de salles de cinéma (près de 50 000 places vendues également au prix de 17 euros!).

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Votre serviteur ayant une fille de 10 ans, coeur de cible de la série, il va pouvoir vous dire quelques mots de ce show « exceptionnel »!

Devant un public composé donc essentiellement de jeunes filles entre 10 et 12 ans, 2 ou 3 garçons venus en cachette et qui ne le diront pas à leurs potes et un parent de corvée par groupe d’enfants, le spectacle peut commencer! Malheureusement, nous raterons l’entrée en scène des héros, confrontés au duel show Disney (ponctualité, efficacité)/ organisation française (une ouvreuse place chaque personne en échange de la pièce!): 30 minutes entre le moment de l’entrée et le moment où l’on s’asseoit enfin!

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Animé par Philémon, présentateur maison de Shake It Up Talents, chargé de traduire les quelques échanges hispaniques entre les personnages, le spectacle alterne donc chansons et petites saynètes illustrant la rivalité Leon/Diego ou devrais-je dire Leeeeeeeeeeeooooooooonnnnnnnnn/Diego, l’amour entre Violetta et Leeeeeeeeeoooooooonnnnnnnn, etc… Quasiment en totalité en playback, les chansons se succèdent chorégraphies à l’appui avec tantôt tout le monde, tantôt les filles, tantôt les garçons et inlassablement les mêmes musiciens tapant sur leurs instruments sans conviction: quelqu’un pourrait-il dire au pianiste de changer de touches de temps en temps pour faire plus vrai? Pour faire plaisir aux fans, les héros ont quand même appris quelques phrases qui réchauffent l’atmosphère:  » ye bais bous chanter oune chanson », « ye bouz aime » ou encore « ye t’aime Paris »! Bref si l’on peut regretter le manque d’investissement vocal (ou s’en réjouir ?) des stars en herbe, les chorégraphies très Disney (simplicité/efficacité de manière à les reproduire devant la glace à la maison!) et les neuf tenues de Violetta qui, si elles étaient portées par ma fille conduiraient à sa mise en pension immédiate (Oh les bottes violettes à strass!), l’essentiel est ailleurs!

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Les petites filles dont la mienne ont passé durant 1h45 la meilleure boum de leur vie avec leurs personnages favoris, elles ont pu hurler à tue-tête leurs chansons préférées, en Espagnol s’il vous plaît dont elles ne comprennent pas un mot, ramasser quelques-uns des milliers de coeurs violets tombés du ciel dans un final fort en émotion et revenir avec quelques souvenirs au grand dam des parents contraints de faire à nouveau la queue et de se délester de quelques euros supplémentaires! La magie Disney c’est aussi ça!

BELLE ET SEBASTIEN : interview d’Armand Amar, le compositeur de la bande originale

ARMANDAMAR

© Eric Valli

Tout d’abord quel est votre parcours ?
Déjà je n’ai pas étudié la musique occidentale, j’ai étudié la musique indienne. J’ai beaucoup travaillé pour le spectacle vivant pendant quelques années et je me suis beaucoup intéressé aux musiques du monde. C’est en étant conseiller sur le film Latcho Drom que j’ai rencontré Costa Gavras et que nous avons tissé des liens d’amitié. Quand il a fait quelques années plus tard le film Amen, il a alors fait appel à moi pour composer la musique, c’est ainsi qu’a commencé ma carrière de compositeur de musiques de films.
Mais je ne fais pas que ça, je fais encore des musiques pour la danse et j’ai également fait un opéra qui passera le 27 avril à Pleyel.

Quel est votre rapport au cinéma ? Un mode d’expression comme un autre ou une véritable passion ?
Je ne suis pas un grand connaisseur du cinema mais j’ai beaucoup travaillé pour la danse. J’ai donc très peu travaillé pour moi même mais beaucoup pour d’autres créateurs. C’était donc une sorte de continuité de ce que j’ai fait auparavant. J’adore travailler sur quelque chose qui bouge que ce soient les danseurs ou le théâtre, et c’est donc la suite logique.

Votre musique a souvent soit des tonalités ethniques, je pense notamment à des films comme « va,vis deviens » ,  » indigènes « , « des hommes libres » , soit un fort rapport à la nature avec « la terre vue du ciel », « la jeune fille et les loups », « home » ou « Belle et Sebastien ». Vous n’avez pas envie d’explorer d’autres univers comme la comédie, le film d’action ou la science fiction?

Le film d’action j’en ai fait dernièrement. Mais comme les comédiens, on est vite mis sur un chemin . Plutôt que de parler de musique ethnique, je préfère parler de musique savante extra-européenne et c’était ma passion. J’ai essayé d’intégrer à l’orchestre d’autres instruments et la simplicité de ces musiques m’a toujours inspiré, comme la musique baroque. Et puis on a toujours envie de faire d’autres choses, c’est ça qui nous guide et nous maintient. J’ai donc toujours envie de faire autre chose et quand ça se présente je dis oui. Pour moi Belle et Sebastien c’est une nouvelle expérience, je n’avais jamais fait de film pour les enfants, dans cet univers là.

Comment choisissez-vous les projets sur lesquels vous travaillez?

Déjà je n’ai pas d’agent. Quand quelqu’un vient vers vous, la moitié du travail est faite. Il vient parce qu’il aime ce que vous faites, c’est déjà un grand pas. Ça élimine donc pas mal de projets et après je le fais sur la lecture du scénario: si je sens que ça me touche, que ça me concerne et que ça se rapproche de moi je dis oui même s’il n’y a pas d’argent. C’est avant tout une histoire qui me touche.

Sur Belle et Sebastien, vous retrouvez la violoniste Sarah Nemtanu qu’on connaît sur Bordeaux….
(Rires) Vous connaissez toute la famille !

L’idée de retravailler avec elle ça vient de vous ?

Oui ça vient de moi! Ça fait une dizaine ou une quinzaine de films qu’on travaille ensemble, depuis « la jeune fille et les loups ». J’ai rencontré Sarah par un violoncelliste qui s’appelle Gregoire et j’ai travaillé au Conservatoire aussi donc je l’ai rencontrée à ce moment là . Maintenant je ne peux plus m’empêcher de la mettre dans chacun de mes projets comme un grigris! Elle est extraordinaire! La qualité des interprètes qui m’entourent est formidable autant en musique traditionnelle qu’occidentale. Je trouve que c’est important que les gens amènent une âme dans ce qu’ils font. Elle, c’est dans chaque note qu’elle joue ! J’ai d’ailleurs une anecdote: quand j’ai enregistré « la Jeune fille et les loups », dans l’ouverture, il y a une seule note de violon à la fin et moi j’enregistre toujours les solistes ici et après je vais à Prague ou à Londres pour enregistrer les orchestres. Le directeur artistique de l’orchestre entend donc cette note et me dit  » mais c’est incroyable, c’est une super violoniste! » Comme quoi une note peut tout changer.

Pour les chansons, le choix de Zaz, c’est vous?

Oui, j’avais trois idées. J’ai appelé MaÏ Lan, Rosemary de Moriarty et j’avais envie de Zaz. J’ai d’abord travaillé sur les arrangements, quelque chose de minimaliste pendant 2-3 mois puis je les ai appelées pour faire des essais. Toutes les trois ont été extraordinaires mais Zaz a amené quelque chose qu’on attend d’un interprète dans la chanson française. Ça m’a touché et j’étais vraiment emballé! Quand j’ai fait écouter à Nicolas Vanier et aux gens de Gaumont ça a été assez unanime. D’autres essais étaient prévus mais ça s’est arrêté là.

C’est un choix du réalisateur de garder les chansons de la série?

J’imagine que c’est d’abord de la part de la Gaumont un choix commercial et qu’on ne pouvait faire cette série sans Mehdi et sans les chansons. Mais il fallait les introduire sans tomber dans une sorte de passéisme, c’était ça le plus important pour moi.

Quand vous travaillez sur un film comme Belle et Sebastien, vous travaillez en amont ou sur les images?

J’ai travaillé en amont sur les chansons car c’était un long processus. Pour le reste, c’était une bataille avec Nicolas Vanier qui me disait « donne moi de la musique, donne moi de la musique » et moi qui lui répondait « donne moi des images, donne moi des images! » J’ai fini par le convaincre de ma façon de travailler. J’ai donc attendu la fin du montage et après avoir vu le film en entier, j’ai fait le premier thème. Nicolas était rassuré…

Le César pour le Concert, est-ce que ça change des choses ?

Non, déjà il y a cette polémique sur le fait que j’ai accepté ce César. Autre anecdote: quand j’ai été nommé pour Amen, j’étais le seul à avoir fait une musique originale et Wojciech_Kilar pour le Pianiste n’avait fait que le générique! J’étais très content qu’il ait le César car je me suis dit que c’était pour sa carrière. Quand j’ai eu le mien, j’ai remercié tchaikovski et j’ai pensé que c’était pour mes 4 nominations. Mais ça ne change rien du tout, je n’ai pas d’agent et je me laisse aller.

Avez-vous des modèles en matière de compositeurs de musiques de films?

Non, il y en a beaucoup de talentueux mais je ne suis pas un grand « mangeur » de BO. La dernière fois j’ai vu Sous Surveillance de Redford et j’ai adoré la musique de Cliff martinez, j’ai trouvé ça extraordinaire! Je suis touché à la fois par le film et la musique. J’aime beaucoup la musique baroque et des gens comme Arvo Pärt aussi, la musique traditionnelle.

Dites-moi si je me trompe, mais j’ai l’impression que la musique de films en France est un peu un parent pauvre par rapport à d’autres pays comme les Etats-Unis par exemple?

Non c’est pas vrai. Quand un réalisateur ou un producteur a vraiment une envie d’écriture où la musique est présente, il n’y aura pas de problème pour avoir un budget. Maintenant c’est aussi une autre dimension, on ne peut pas comparer avec les budgets astronomiques de certains films américains. C’est un rapport, on n’est pas du tout dans la même économie. Je ne dirais donc pas que la musique est un parent pauvre en France mais certains réalisateurs n’ont pas le réflexe de penser à la musique avant, c’est ce qui est différent de la culture anglo-saxonne.

Merci de m’avoir accordé ces instants, en tout cas très belle BO! Je cours voir le film de ce pas!

Tant mieux, allez-y, il faut des entrées!

Je tiens donc à remercier Armand Amar de m’avoir accordé ces quelques instants et Armonie pour en avoir été à l’initiative.

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La bande originale est également téléchargeable sur Itunes: http://bit.ly/BelleetSebastien

VOTRE TOP 10 DES FILMS MUSICAUX

Suite au concours pour remporter le DVD du film « Rock N’Love » pour lequel je vous demandais le titre de votre film musical préféré, j’ai pu dégager un top 10 parmi vos 2 500 réponses! Le voici:

1- GREASE (1978) de Randall Kleiser :450 voix

 

 

2- DIRTY DANCING (1987) d’Emile Ardolino: 265 voix

 

 

 

3- WEST SIDE STORY (1961) de Robert Wise : 158 voix

 

 

4- FAME (1980) d’Alan Parker: 90 voix

5- MAMMA MIA (2008) de Phyllida Loyd: 85 voix

6- MOULIN ROUGE (2001) de Baz Luhrman: 53 voix

7- FLASHDANCE (1983) d’Adrian Lyne: 49 voix

8- CHANTONS SOUS LA PLUIE (1952) de Stanley Donen: 40 voix

9- SEXY DANCE (2006) d’Anne Fletcher: 35 voix

10- HAIR (1979) de Milos Forman et THE WALL (1982) d’Alan Parker: 34 voix

BANDE ORIGINALE: LES AVENTURES DE TINTIN, LE SECRET DE LA LICORNE

1.The Adventures of Tintin (3:04)
2.Snowy’s Theme (2:10)
3.The Secret of the Scrolls (3:13)
4.Introducing the Thompsons and Snowy’s Chase (4:08)
5.Marlinspike Hall (3:59)
6.Escape from the Karaboudjan (3:21)
7.Sir Francis and the Unicorn (5:05)
8.Captain Haddock Takes the Oars (2:17)
9.Red Rackham’s Curse and the Treasure (6:10)
10.Capturing Mr. Silk (2:58)
11.The Flight to Bagghar (3:33)
12.The Milanese Nightingale (1:30)
13.Presenting Bianca Castafiore (3:28)
14.The Pursuit of the Falcon (5:43)
15.The Captain’s Counsel (2:10)
16.The Clash of the Cranes (3:48)
17.The Return to Marlinspike Hall and Finale (5:51)
18.The Adventure Continues (2:58)

Si vous avez aimé le film et si vous aimez John Williams, vous ne pouvez pas passer à côté de sa dernière création, la bande originale de « Tintin ». Ici, point de thème mémorisable façon Indiana Jones ou Star Wars; s’il y en a bien un que l’on retrouve dans quelques morceaux, il est bien plus subtil. Après un générique qui n’est pas sans rappeler celui d' »Attrape-moi si tu peux » avec son saxo et ses sonorités jazzy, on retrouve du John Williams pur sucre qui convoque tout l’orchestre ainsi que carillons et accordéons par moment. A l’image du film, la musique se joue à un rythme éffréné avec un « Red Rackham’s Curse and the Treasure » d’anthologie. On a même droit à une apparition de Renée Fleming dans le rôle de la Castafiore dans le track 13 qui se termine par diverses explosions de verre. Pour finir, un magnifique générique de fin qui reprend le thème et nous ouvre la voie vers un nouvel opus…

John Williams, compose à 79 ans pour la première fois une musique pour un film d’animation et confirme qu’il est l’un des plus grands génies dans sa spécialité. Voilà un excellent moyen d’initier les plus jeunes à la musique symphonique!

« EN ATTENDANT »: PREMIER ALBUM DE LA PROTEIFORME MELANIE LAURENT

Tout le monde connaissait Mélanie Laurent actrice ( « Je vais bien ne t’en fais pas » ou « inglourious basterds » entre autres), on l’a découverte maîtresse de cérémonie au dernier Festival de Cannes, on verra bientôt son premier film en tant que réalisatrice et enfin, et c’est de cela dont je veux vous parler, on vient de la découvrir chanteuse avec son premier album « en t’attendant »!

Ce côté touche-à-tout en énerve plus d’un qui ne se gênent pas pour lui tomber dessus à bras raccourcis et le risque est effectivement énorme et rien que pour cela, on peut saluer son courage. Et bien après avoir écouter son premier album, je peux vous assurer qu’elle n’a pas à en rougir et même qu’elle peut en tirer une certaine fierté!

En intro et en conclusion de ce premier opus, deux instrumentales au piano et au milieu une dizaine de chansons plutôt réussies! Tantôt doucement sussurée tantôt plus pêchue comme sur ce « tango » (morceau caché) à la gouaille toute « piafienne », la présence vocale de Mélanie Laurent laisse penser qu’une chanteuse est née! Quelques morceaux sont un vrai régal comme le tube « en t’attendant » qui passe sur toutes les radios , les deux duos avec Damien Rice, « everything you’re not supposed to be », très belle ballade  tout à fait dans  style du chanteur irlandais et le sublime « uncomfortable », « circus », une charmante ritournelle sur fond de violon et accordéon, ou encore « papa », très belle déclaration d’amour de l’artiste à son père.

Ce n’est peut-être pas l’album du siècle mais « en t’attendant » est une production très agréable, d’une sincérité touchante et qui donne envie de suivre cette artiste aux multiples facettes.

IMANY, UNE VOIX A SURVEILLER

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler musique! Hier soir, je suis allé au concert de Ben l’Oncle Soul à Cenon, près de Bordeaux. Je ne saurais trop vous conseiller d’aller voir ce petit génie de la soul en concert! Une énergie et une bonne humeur communicative font de son live une vraie cure de vitamine! Mais vous commencez déjà à connaître le gaillard à noeud pap’!

C’est de la jeune chanteuse qui se produisait en première partie dont je tenais à vous parler . Son nom devrait bientôt vous être familier: Imany!

La première impression à son entrée sur scène est que c’est une bien jolie femme, grande et fine. Accompagnée en tout et pour tout d’un guitariste, le style semble se rapprocher de quelque chose d’assez folk. Le choc a lieu dès les premières notes sorties de sa bouche: une voix grave, chaleureuse et sensuelle qui vous file instantanément la chair de poule! Je ne m’attendais pas du tout à cette voix-là et j’en suis encore scotché! Au niveau des morceaux, Imany nous a interprété les titres présents sur son « 1er EP », à savoir 5 titres qui restent bien en mémoire dont une magnifique reprise de « I’ll be there » de Michael Jackson. Je me suis d’ailleurs empressé de l’acheter à la sortie du concert. Vous pouvez télécharger ces titres sur le site de la FNAC, vous ne le regretterez pas. Vivement l’album!