Critique Dvd: The Young Lady

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Titre original Lady Macbeth
Réalisation William Oldroyd
Scénario Alice Birch

Nikolaï Leskov (roman)

Acteurs principaux
Sociétés de production Sixty Six Pictures

iFeatures

BBC Films

Creative England

British Film Institute

Protagonist Pictures

Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Drame
Durée 89 minutes
Sortie 12 avril 2017

LE FILM:

4.5

1865, Angleterre rurale. Katherine mène une vie malheureuse d’un mariage sans amour avec un Lord qui a deux fois son âge. Un jour, elle tombe amoureuse d’un jeune palefrenier qui travaille sur les terres de son époux et découvre enfin la passion. Habitée par ce puissant sentiment, Katherine est prête aux plus hautes trahisons pour vivre son amour impossible.

Premier film du réalisateur anglais William Oldroy, « The Young Lady » s’inspire d’un roman russe de Nilolaï Leskov, « Lady Macbeth du district de Mtsensk » qui traite du rôle ingrat de la femme au XIXème siècle. Le personnage de Katherine, à l’instar de Lady Macbeth, est une femme qui refuse de se soumettre. Elle ira jusqu’à tuer pour vivre la vie qu’elle souhaite. Remarquablement mis en scène tout en plans fixes magnifiquement travaillés, « The Young Lady » est un premier film surprenant par sa maîtrise. On s’attache à ce personnage de femme maltraitée, humiliée, puis, petit à petit, Katherine va sombrer dans une folie insidieuse qui entrainera tout le monde dans son sillage, que ce soit, le palefrenier ou sa servante Anna. La somptueuse photo du film est un écrin pour la jeune Florence Pugh, d’une beauté et au jeu d’une intensité rares. Un grand film!

TECHNIQUE:

4.5

Pour le support, c’est nickel!

BONUS:

3.5

On trouve ici plusieurs interviews de l’équipe ainsi qu’un court making of. L’édition collector est agrémentée de l’oeuvre littéraire qui inspire le film. En plus du roman intégral de Nikolaï Leskov, on trouve un article de la spécialiste française de cet auteur russe Catherine Géry sur l’adaptation cinématographique d’Oldroyd ainsi qu’un texte inédit en français de Nikolaï Leskov sur la condition féminine russe au XIX° siècle.

VERDICT:

4.5

Un premier film majeur!

Disponible en DVD (19.99euros) et édition collector (24.99 euros) chez KMBO


Critique: La Villa

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Réalisation Robert Guédiguian
Scénario Robert Guédiguian
Serge Valletti
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre drame
Durée 107 minutes
Sortie 29 novembre 2017

Dans une calanque près de Marseille, au creux de l’hiver, Angèle, Joseph et Armand, se rassemblent autour de leur père vieillissant. C’est le moment pour eux de mesurer ce qu’ils ont conservé de l’idéal qu’il leur a transmis, du monde de fraternité qu’il avait bâti dans ce lieu magique, autour d’un restaurant ouvrier dont Armand, le fils ainé, continue de s’occuper. Lorsque de nouveaux arrivants venus de la mer vont bouleverser leurs réflexions…

Un vieil homme sur sa terrasse face à la Méditerranée allume une cigarette et s’effondre, foudroyé par une attaque. Réduit à l’état végétatif,, c’est le moment de faire revenir ses trois enfants à son chevet. Armand(Gérard Meylan) est toujours resté là, à tenter de faire fonctionner le restaurant de son père. Joseph (Jean-Pierre Darroussin), ancien universitaire, tenté par le privé mais vite recraché par la machine à broyer les emplois et les hommes, revient également, avec sa jeune compagne (Anaïs Demoustier) avec laquelle la séparation semble inévitable. Et puis, il y a Angèle (Ariane Ascaride), partie depuis des années vivre sa vie de comédienne surtout pour fuir le drame qui la frappa et dont elle accuse son père. Si le fond du nouveau film de Guédiguian est des plus noirs (l’action se passe en hiver et l’on y parle de suicide, perte d’un enfant, fin de vie et même drame des migrants!), « la Villa » est un film extrêmement doux et solaire, sur la vie et le temps qui passe. Oui, parfois les histoires s’arrêtent (la perte des parents ou l’histoire d’amour de Joseph) mais un autre cycle redémarre (la nouvelle histoire d’amour de Bérangère ou d’Angèle, les enfants migrants). On retrouve avec un immense plaisir la troupe de Guédiguian (Ascaride, Meylan, Darroussin) qui semble se régénérer à chaque fois, les préoccupations politiques du cinéaste (le drame des migrants) mais avec une vraie douceur que l’on ne lui connaissait pas, quelque part entre Ozu et Kaurismäki. Courez voir la Villa, le plus beau film de Guédiguian et l’un des plus vibrant de l’année!

5