CRITIQUE: PACIFIC RIM

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Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été
mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée le «courant». Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju.
Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau (Charlie Hunnam) et une jeune femme en cours d’entraînement (Rinko Kikuchi) qui font équipe pour manoeuvrer un Jaeger d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente…

Cinq ans après Hellboy 2, le Mexicain Guillermo del Toro qu’on connaît surtout pour son chef d’oeuvre « le Labyrinthe de Pan », revient derrière la caméra pour un pur blockbuster dont on attendait beaucoup mais non sans méfiance.

S’inspirant d’un certain cinéma de genre nippon, Del Toro nous offre avec Pacific Rim l’affrontement titanesque entre robots et monstres marins façon Gozilla! Le risque avec ce genre de grosses machines US, c’est de voir le talent immense de certains réalisateurs comme broyé par le système; on pense entre autres à Bryan Singer et son Superman Returns ou encore à Snyder et son Man of Steel. Au rayon des mauvaises nouvelles, le film de Del Toro s’appuie sur un scénario peu ambitieux cumulant tous les poncifs jusqu’au trauma d’enfance d’un des pilotes et accumulant les dialogues d’une bêtise assez rare aux allures parfois parodiques. Quant au casting, ce n’est guère mieux avec un premier rôle Charlie Hunnam dénué de tout charisme, un Ron Perlman caricatural, un Idriss Elba toujours aussi sous-exploité au cinéma dans un rôle à nouveau monolithique; la bonne surprise vient de Rinko Kikuchi, seule à sortir du lot. Cerise sur le gâteau, la bande originale, omniprésente, se résume à un thème de six notes qui se répète inlassablement!

Côté bonnes nouvelles, les scènes d’action, très nombreuses, multpliant les affrontements Kaiju/jaegers sont brillamment mises en scène et surtout d’une lisibilité parfaite, ce qui était loin d’être le cas par exemple sur Man Of Steel. La 3D, si elle n’est pas gênante dans le cas présent, n’apporte une fois de plus pas grand chose.

Ceux qui rechercheront le simple plaisir de combats titanesques prendront donc énormément de plaisir avec Pacific Rim. Ceux qui comme moi considèrent qu’un bon film allie une histoire de qualité, des personnages travaillés, des dialogues réussis et une interprétation convaincante en seront pour leurs frais! Ces ingrédients sont-ils devenus incompatibles avec la notion de blockbuster ? La question se pose malheureusement de plus en plus…

NOTE: 4/10


 

 

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