Dans la France occupée, Maurice et Joseph, deux jeunes frères juifs livrés à eux-mêmes, font preuve d’une incroyable dose de malice, de courage et d’ingéniosité pour échapper à l’invasion ennemie et tenter de réunir leur famille à nouveau.
Après de nombreuses années à réaliser des films d’action fauchés condamnés à l’anonymat, le Québecois Christian Duguay semble s’être converti aux films familiaux. Après « Jappeloup », « Belle et Sébastien 2 », il adapte 40 ans après Jacques Doillon le roman autobiographique de Joseph Joffo, « un sac de billes ». Ici, pas question de donner au film une ambition qu’il n’a pas même si la tentation existe. Cette nouvelle adaptation ne cherche pas à nous montrer l’horreur et le traumatisme qu’ont pu vivre Joseph Joffo et son grand frère mais simplement à illustrer les principales péripéties vécues par le duo d’enfants. Là dessus, pas grand chose à dire: la réalisation est efficace et les comédiens plutôt convaincants. Les enfants apprécieront et le film donnera aux parents l’occasion de faire un petit cours d’histoire à leur progéniture. C’est toujours ça!
Guillaume Canet, 43 ans, est épanoui dans sa vie, il a tout pour être heureux.. Sur un tournage, une jolie comédienne de 20 ans va le stopper net dans son élan, en lui apprenant qu’il n’est pas très « Rock », qu’il ne l’a d’ailleurs jamais vraiment été, et pour l’achever, qu’il a beaucoup chuté dans la «liste» des acteurs qu’on aimerait bien se taper… Sa vie de famille avec Marion, son fils, sa maison de campagne, ses chevaux, lui donnent une image ringarde et plus vraiment sexy… Guillaume a compris qu’il y a urgence à tout changer. Et il va aller loin, très loin, sous le regard médusé et impuissant de son entourage.
Après son thriller multi-récompensé (Ne le dis à Personne), son film de potes (les Petits Mouchoirs) et son polar US injustement malmené (Blood Ties), le réalisateur Guillaume Canet revient pour son cinquième film à une comédie acide dans le ton de son premier long (Mon Idole). Souvent malmené par la presse, critiqué, voire traqué par la presse people dans le cadre du couple qu’il forme avec Marion Cotillard, Canet a eu envie de s’amuser de l’image qu’il renvoie, peu « rock n’roll » et des spéculations fantaisistes qui entourent sa vie privée. Dans son nouveau film, il incarne donc Guillaume Canet et Marion Cotillard interprète Marion Cotillard! Après une interview avec une jeune journaliste qui lui fait remarquer que son image (la quarantaine, en couple, des gosses, la passion du cheval) est tout sauf sexy, il entame une espèce de dépression et une remise en question. Clairement décliné en deux parties, « Rock n’roll » voit sa première moitié souvent hilarante, jouer sur le difficile constat de Canet sur l’image qu’il donne. La seconde partie, plus tragi-comique montre les conséquences désastreuses de la prise de conscience du comédien et suscite une réflexion sur le monde d’aujourd’hui et le jeunisme omniprésent. Si l’on peut regretter quelques longueurs récurrentes dans tous les films de Canet, il ne faut pas bouder son plaisir. Tous les guests se prêtent au jeu (mention spéciale à Johnny hilarant) et le couple vedette ne recule absolument devant rien, preuve d’un vrai sens de l’auto-dérision et surtout d’intelligence. Leurs détracteurs pourront au moins leur reconnaître cette qualité. Et surtout, Canet va tellement loin que l’on pense qu’il finira par faire demi-tour; le final totalement dingue prouve le contraire! Le Cinéma français se prend trop souvent au sérieux qu’il serait dommage de passer à côté de ce jeu de massacre tellement réjouissant! Rock n’ Roll is not dead!