CRITIQUE BLU-RAY: Magic Mike

LE FILM: 6.5/10

Mike a trente ans et multiplie les petits boulots : maçon, fabricant de meubles, etc… Il se rêve entrepreneur. Il est surtout strip-teaseur. Chaque soir, sur scène, dans un club de Floride, il devient Magic Mike. Lorsqu’il croise Adam, il se retrouve en lui, l’intègre au club et décide d’en faire le Kid. Mais le Kid a une soeur, qui n’est pas prête à trouver Mike irrésistible…

Depuis sa Palme d’Or à Cannes en 89 pour « Sexe, mensonges et video », Steven Soderbergh s’est révélé comme un stakhanoviste de la caméra avec une moyenne d’un film par an, pour une oeuvre au contenu très éclectique : du polar chic (Hors d’atteinte) au film de braquage (la série des Ocean’s) en passant par la science-fiction (Solaris) ,  l’expérimental (Full Frontal, Bubble), le biopic historique (Che) ou encore l’action movie (Piégée), Soderbergh est un cinéaste totalement imprévisible! Dernier exemple en date, ce »Magic Mike », inspiré par l’expérience de strip-teaser de Channing Tatum confiée au réalisateur lors du tournage de « Piégée »!

L’essai n’est pas complètement transformé même si le résultat est plus flatteur que cela ne le laissait présager. La mise en scène de Soderbergh, très efficace, notamment lors des scènes de danse, et le casting d’où ressortent Channing Tatum (impressionnantes prestations dansées!) et Matthew McConaughey en leader vieillissant de la troupe, sont les principaux intérêts du film. Au rayon des déceptions, le scénario, s’il tente d’aborder la crise aux Etats-Unis (notamment lors d’une scène où Mike tente d’obtenir un prêt de sa banquière), ne fait que survoler le sujet et s’égare sur des pistes un peu superflues (l’histoire de l’ecstasy par exemple) qui font perdre un peu d’intensité au film. Dommage! Ces dames devraient quand même beaucoup aimer le film!

TECHNIQUE: 9/10

Impeccable! Au niveau son, la VO est à privilégier, beaucoup plus nette que la VF dont le doublage est assez moyen.

BONUS: 4/10

Outre les bandes-annonces d’usage, on trouve un making-of promo très court et 3 scènes coupées (versions longues de scènes de danse présentes dans le film). Bof!

VERDICT: 6/10

Un cadeau à ne pas faire à votre femme si vous ne voulez pas qu’elle vous mette à la muscu!

Disponible en DVD (19,99 euros) et blu-ray (24,99 euros) dès le 15 décembre chez ARP SELECTION

 


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CRITIQUE DVD: Go Go Tales

LE FILM: 7/10

Le Paradise est un cabaret chic de gogo danseuses situé dans le sud de Manhattan. Une usine à rêves dirigée par Ray Ruby, impresario éminemment charismatique, assisté par ses vieux compères et une bande de personnages pittoresques. Malheureusement, tout ne va pas pour le mieux au Paradise : les danseuses menacent Ray d’une grève et il doit également affronter la colère de la propriétaire des lieux, bien décidée à les expulser. Ray tente sa chance à la loterie…

Sorti au mois de février 2012 en France, « Go Go Tales » est pourtant un film qui date de 2007. A prendre comme une fantaisie, ce film d’Abel Ferrara ne fait pas partie des films majeurs de l’auteur comme « Bad Lieutenant » ou « The King Of New-York » mais n’est pas à négliger pour autant. Lire la suite

CRITIQUE: TOURNEE (2010)

Producteur de télévision, Joachim a plaqué travail, femme et enfants pour changer de vie aux Etats-Unis. Il revient en tant que producteur d’une tournée d’un spectacle de « new burlesque » avec ses strip-teaseuses. Avec ces dernières, il fait le tour de France des ports et le succès, dû à l’humour et aux rondeurs de ses danseuses, est au rendez-vous. Un contretemps l’oblige à un aller-retour à Paris qui va chambouler son programme et, entre autres, lui permettre de passer 24 heures avec ses enfants…

Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes, ce film est un bijou de sensibilité, d’humour, de tendresse à voir absolument. Je ne connaissais pas Amalric comme réalisateur et j’ai été complètement bluffé. Le scénario est magnifique avec des dialogues toujours justes et la direction d’acteurs est à la hauteur. On ressort de là des étoiles dans les yeux et avec une pêche d’enfer. Et contrairement à ce qu’aurait pu laisser présager le sujet, pas une once de mauvais goût ne vient ternir la fête. Un candidat tout désigné pour les Césars 2010.