Critique bluray: le Bal

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  • Réalisé par :
    Ettore Scola
  • Avec :
    Marc BERNAM, Geneviève REY-PENCHENATMartine CHAUVIN
  • Durée :
    1h5min
  • Pays de production :
    France Italie
  • Année de production :  1983
  • Distributeur :
    AMLF

LE FILM:

4.5

Dans une salle de bal défile l’histoire de la France, des années 20 aux années 80, au gré des musiques qui ont rythmé ces décennies. Le Front Populaire, la Seconde Guerre mondiale, la Libération et Mai 68 sont ainsi évoqués sur fond de jazz, de rock’n’roll et de musique disco.

En adaptant un succès théâtral, Ettore Scola revisite l’Histoire de France entre les années 20 et les années 80. Entre théâtre et comédie musicale, « le Bal » nous emmène dans une salle de bal sur plusieurs décennies avec les mêmes personnages. Sans aucun dialogue, seuls comptent la mise en scène avec une caméra virevoltante, une troupe de comédiens épatants et une sorte de best of musical du musette au disco en passant par le rock n’roll! Jubilatoire!

TECHNIQUE:

3

Une copie satisfaisante sans être renversante. Restent quelques défauts et une espèce de voile omniprésent.

BONUS:

3

On trouve ici deux extraits de JT de TF1 et Antenne 2 avec des interventions de Scola et ses comédiens. Plus anecdotique un court montage avec les années évoquées dans le film.

VERDICT:

4.5

Un classique à posséder absolument!

Disponible en Bluray (14.99 euros) chez LCJ Editions


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Critique Bluray: Qu’il est étrange de s’appeler Federico

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  • Date de sortie :
    09 juillet 2014
  • Réalisé par :
    Ettore Scola
  • Durée :
    1h30min
  • Pays de production :
    Italie
  • Année de production :  2013
  • Titre original : Che strano chiamarsi Federico

LE FILM:

4

 

À l’occasion du vingtième anniversaire de la disparition d’il Maestro, Qu’il est étrange de s’appeler Federico est un film hommage à Federico Fellini, à son art, sa personnalité. Ettore Scola fait revivre leur rencontre au journal Marc’Aurelio dans les Années 50, leurs amis communs, parmi lesquels Marcello Mastroianni, et surtout le plaisir partagé de faire des films.

Entre fiction (des comédiens interprètent Fellini ou Scola) et documentaire (le film est émaillé d’images d’archives), le film d’Ettore Scola rend hommage à Fellini en revenant sur la rencontre au journal Marc’Aurelio et la relation entre les deux cinéastes. Sous la forme d’un pèle-mêle un peu foutraque, le film est assez fidèle dans l’esprit à l’oeuvre de Fellini, plein d’humour, de femmes girondes et de poésie, jusqu’à un final vraiment enthousiasmant! A découvrir!

TECHNIQUE:

4

 

Un sans faute avec un léger moins bien sur les images d’archives, chose tout à fait compréhensible!

BONUS:

Pas de bonus dans cette édition, dommage….

VERDICT:

4

 

Un hommage réussi au génie de Fellini!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Carlotta Films

Critique bluray: Affreux, sales et méchants

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  • Date de sortie :
    15 décembre 1976
  • Réalisé par :
    Ettore Scola
  • Avec :
    Nino Manfredi,Ettore GAROFOLO,Maria Bosco…
  • Durée :
    1h55min
  • Pays de production :
    Italie
  • Année de production :  1976
  • Titre original : Brutti, sporchi e cattivi
  • Distributeur :
    Carlotta Films

LE FILM:

4

La vie d’une famille dans un bidonville romain. Le patriarche Giacinto possède un magot que ses enfants tentent de lui voler chaque nuit. Mais Giacinto ne dort pas tout à fait, il trouve toujours de nouvelles cachettes et défend son bien avec un fusil dont il se sert sans scrupule. La famille subit de mauvais gré l’autorité de Giacinto jusqu’au jour où celui-ci se met en tête d’implanter Iside, une concubine dans le baraquement…

A travers cette fable satirique, Ettore Scola brosse le portrait d’une famille de miséreux on ne peut moins flatteur! Alors que le patriarche est obligé de cacher ses économies dans son caleçon pour éviter que les autres les lui volent, tout le monde couche avec tout le monde, les enfants se prostituent et l’on se tire dessus à qui mieux mieux. Ne reculant devant aucune outrance, Scola ne se fixe aucune limite et offre un conte nihiliste furieusement drôle!

TECHNIQUE:

3.5

Jolie copie bien définie, un beau piqué et des couleurs parfaites!

BONUS:

0.5

La bande annonce et c’est tout!

VERDICT:

4

Pas de bonus certes, mais l’occasion de revoir un classique de la comédie italienne en HD!

Disponible en bluray (19.99 euros) chez Carlotta dès le 8 octobre

 

CRITIQUE: NOUS NOUS SOMMES TANT AIMES (1974)

Gianni, l’avocat lombard (Vittorio Gassman), Antonio, le militant de gauche romain, brancardier dans le civil (Nino Manfredi) et Nicola, l’enseignant napolitain passionné par le septième art (Satta Flores) deviennent amis au sein de la résistance italienne. A la fin de la guerre le trio se retrouve à Rome, où il rencontre une jeune femme, Luciana (Stefania Sandrelli). Ils vont s’aimer, se perdre, se retrouver, traçant, en creux, le bilan d’une génération désabusée.

En 1974, « nous nous sommes tant aimés » est le huitième film d’Ettore Scola mais c’est bien le premier à participer à la renommée de son auteur avant « affreux, sales et méchants ». Le metteur en scène italien nous offre à travers le récit de ces trente années d’amitié un voyage passionnant dans l’Histoire de l’Italie et de son Cinéma. Il nous montre par exemple à travers une scène de débat à la suite de la projection du « voleur de bicyclettes » de De Sica, la volonté farouche du parti « démocratie chrétienne » de supprimer le genre néoréaliste du paysage cinématographique de l’époque. On a également droit à une scène où les personnages se retrouvent sur le tournage de « la dolce vita » de Fellini avec l’apparition du Maître lui-même et de Mastroianni. Et toutes ces références au Cinéma sont l’occasion de belles trouvailles de mise en scène jubilatoires! Sans compter la magnifique interprétation du quatuor, Nino Manfredi en tête même si Aldo Fabrizi dans le rôle de l’homme d’affaires véreux est fabuleux.

Un film magnifique, fleuron du cinéma italien des années 70.

CRITIQUE: UNE JOURNEE PARTICULIERE (1977)

Hier soir, ma chère salle de proximité a eu la riche idée de projeter dans le cadre de l’opération « ciné-mémoire » le magnifique film d’Ettore Scola « Une journée particulière », film que j’avais découvert en VHS il y a une vingtaine d’années mais dont j’avais conservé plusieurs scènes en mémoire.

Le 8 mai 1938, à Rome, Hitler rend visite à Mussolini et l’Italie met les petits plats dans les grands pour rendre hommage à la rencontre des deux dictateurs. Tous les habitants d’un immeuble se rendent donc aux festivités exceptées trois personnes: une mère de famille nombreuse surexploitée par sa famille (Sophia Loren), un homme d’une quarantaine d’années gay, ce qui ne manque pas d’importance à une époque où c’est un motif de déportation (Marcello Mastroianni), et la concierge. Alors que le perroquet de la première s’échappe de la fenêtre, celle-ci doit se rendre chez le second afin de le récupérer. Les deux personnages vont donc se rencontrer pour la première fois et finalement passer la journée ensemble, pouvant enfin partager leur solitude et trouver quelqu’un pour les écouter. Malgré son mari et ses six enfants, elle est seule car elle elle est considérée chez elle telle une bonne à tout faire et par son mari comme un objet sexuel. Lui est seul car il vit dans la honte et le silence, obligé de cacher son homosexualité, pour éviter la déportation. C’est donc une journée particulière que vont passer ensemble cet homme et cette femme…

Voilà un film vraiment magnifique à voir sur grand écran avec cette très belle image presque sépia et ces deux acteurs incroyables que sont Sophia Loren et Marcello Mastroianni. L’histoire est forte et touchante; quel dommage qu’elle n’ait été partagée que par huit personnes, moi compris, alors qu’il s’agit d’un film tout à fait abordable et toujours d’actualité. Un bel hymne au respect de l’autre.