Critique: Marie Francine

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Trop vieille pour son mari, de trop dans son boulot, Marie-Francine doit retourner vivre chez ses parents… … à 50 ans ! Infantilisée par eux, c’est pourtant dans la petite boutique de cigarettes électroniques qu’ils vont lui faire tenir, qu’elle va enfin rencontrer Miguel. Miguel, sans oser le lui avouer, est exactement dans la même situation qu’elle. Comment vont faire ces deux-là pour abriter leur nouvel amour sans maison, là est la question…

Vingt ans après ses débuts de réalisatrice avec « Quadrille », Valérie Lemercier réalise son cinquième film, « Marie Francine ». Elle utilise un phénomène de plus en plus courant dans nos sociétés modernes, le retour chez Papa Maman à la suite d’une séparation ou d’une perte d’emploi, les deux cumulés dans le cas de Marie Francine! D’un charme fou, le nouveau film de Lemercier ne cherche jamais à faire rire à tout prix mais parsème son récit de moments drôles et surtout pleins de fantaisie. Le duo Lemercier/Timsit fonctionne merveilleusement bien et le couple de parents Hélène Vincent/Philippe Laudenbach réserve les scènes les plus croustillantes du film. Un vrai feel Good movie!

4

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Critique: L’Economie du Couple

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Réalisation Joachim Lafosse
Scénario Joachim Lafosse
Fanny Burdino
Mazarine Pingeot
Thomas van Zuylen
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France FranceDrapeau de la Belgique Belgique
Genre drame
Durée 1h40
Sortie 10 août 2016

Après 15 ans de vie commune, Marie et Boris se séparent. Or, c’est elle qui a acheté la maison dans laquelle ils vivent avec leurs deux enfants, mais c’est lui qui l’a entièrement rénovée. A présent, ils sont obligés d’y cohabiter, Boris n’ayant pas les moyens de se reloger. A l’heure des comptes, aucun des deux ne veut lâcher sur ce qu’il juge avoir apporté.

Joachim Lafosse, cinéaste de la déliquescence du couple? Quatre ans après « A perdre la raison » où il montrait un couple sombrer dans la folie jusqu’à la tragédie, le réalisateur belge observe un couple en pleine rupture sur fond de conflit financier. Si le sujet n’a rien de neuf, Lafosse réussit à éviter tous les clichés et nous plonge dans l’intimité d’une famille avec un réalisme bluffant. Si l’on ne connaît pas grand chose des jours heureux vécus par le couple dans le passé, le film montre à merveille comment deux êtres qui se sont aimés peuvent se détester. L’une des scènes les plus saisissantes nous montre Marie se livrer à ses amis lors d’une soirée et leur avouer que tout chez Boris l’insupporte: sa démarche, sa façon de parler, etc… La mise en scène ultra précise de Lafosse nous garde l’estomac noué et parvient à faire surgir l’émotion, sans artifice, comme lors d’une scène de danse familiale véritablement poignante. Bien évidemment la réussite ne serait rien sans l’interprétation de Bérénice Bejo, décidée et fermée, et Cédric Kahn, mari éconduit, frustré, qui se raccroche à l’aspect financier. Tous les deux sont fabuleux, à l’image du film, l’un des meilleurs de l’année!

4.5