Critique Bluray: Irma la Douce

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Réalisation Billy Wilder
Scénario Billy Wilder et I. A. L. Diamond
Acteurs principaux
Sociétés de production Mirisch Corporation
Phalanx Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie romantique
Durée 147 min
Sortie 21 août 1963

LE FILM:

3.5

A Paris, dans le quartier des Halles, les prostituées et leurs souteneurs vivent en bonne intelligence avec les gens de la police. C’est alors que débarque Nestor Patou, flic droit, honnête et naïf. Il ne tarde pas à tomber amoureux d’Irma la Douce, la plus populaire des prostituées de la rue.

Quelques années à peine après « Certains l’aiment chaud » et « la Garçonnière », Billy Wilder adapte une comédie musicale, « Irma la Douce » dont il a fait disparaître toutes les chansons! Situé dans un Paris d’opérette, le film de Wilder réunit à nouveau le duo Jack Lemmon/Shirley McLaine. Elle est prostituée et lui un policier d’une naïveté confinant à la bêtise. Après avoir été viré de la police, il va se retrouver l’amant et le souteneur de la belle Irma. Ne supportant pas l’idée de la voir avec d’autres hommes, il va s’inventer un personnage pour devenir son seul et unique client. Après une première heure bien tenue et assez drôle, le film s’enlise un peu dans son quiproquo et s’étire un peu. Si « Irma la Douce » est un film mineur de son cinéaste, il vaut tout de même le détour pour son duo d’interprète et même son trio, le personnage du barman Moustache valant son pesant de cacahuètes!

TECHNIQUE:

4.5

Une copie restaurée impeccable!

BONUS:

3.5

Outre deux sujets sur les décors et la naissance du personnage d’Irma, on trouve surtout un excellent entretien entre les journalistes Olivier Macheret et Fred Mercier, fan de Wilder devant l’éternel!

VERDICT:

3.5

Même un Wilder mineur reste indispensable!

Disponible en Bluray (19.99 euros) chez RIMINI EDITIONS

Ennio Morricone The 60 Years Of Music Tour

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Hier soir et aujourd’hui se tiennent les dernières dates françaises de la tournée des 60 ans de carrière de l’immense Ennio Morricone au Palais des Congrès de Paris où j’avais la chance d’être présent.

Après que les 200 choristes et musiciens de l’Orchestre Symphonique National tchèque soient entrés en scène, il ne manquait plus que le chef, il maestro, Ennio Morricone, auteur de près de 500 musiques de films depuis le début des années 60. Les applaudissements réussiront à le faire venir après quelques longues secondes durant lesquelles le public piaffait d’impatience! Son arrivée en scène, à son rythme (87 ans tout de même!), déclencha l’une des multiples standing ovations de la soirée, le public ayant conscience du privilège d’assister à un moment unique face à l’un des grands génies contemporains de la musique.

Si Morricone est l’auteur d’un nombre incalculable de « tubes » de la musique de films, il a choisi ,pour ses 60 ans, de proposer un éventail assez large de ses compositions, sans forcément jouer tous ses « tubes ». Son répertoire débutera d’ailleurs par certaines compositions qu’il a faites pour Giuseppe Tornatore (The Best Offer) ou Roberto Faenza (H2S) peu connues et pas vraiment grand public, celui-ci paraissant déstabilisé. Puis très vite, les premières notes de Chi Mai (le Professionnel ou Royal Canin pour les profanes) déclencheront des murmures dans la salle et les premiers frissons.

Tous les 2-3 morceaux, le Maître se retourne pour saluer son public qui lui réservera à chaque fois une nouvelle standing ovation. Durant la soirée, Morricone nous offrira ses classiques leoniens, excepté « l’Homme à l’harmonica », les westerns comme « Il était une fois en Amérique » mais également sa composition pour « les Huit Salopards » de Tarantino ou encore les principaux thèmes de « Mission ». Le grand moment sera celui de « the Ecstasy of gold » (le Bon, la Brute et le Truand) avec la voix hallucinante de Susanna Rigacci.

La baguette du Maître est toujours aussi précise et les musiciens sous ses ordres semblent empreints d’un profond respect. Le spectateur, lui, oscillera entre l’admiration, l’enthousiasme et l’émotion, les poils dressés et la larme à l’oeil. Seul regret, l’absence de certains thèmes somptueux comme ceux composés pour De Palma, notamment « les Incorruptibles » et « Outrages » alors que les multiples rappels seront des oeuvres déjà jouées au cours de la soirée.

Quoi qu’il en soit, nous aurons assisté à un moment rare et unique, inoubliable.