Critique Bluray: Mia Madre

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Réalisation Nanni Moretti
Scénario Nanni Moretti
Gaia Manzini
Chiara Valerio
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Genre dramatique
Durée 106 minutes
Sortie 2  décembre 2015

LE FILM:

4.5

Margherita est une réalisatrice en plein tournage d’un film dont le rôle principal est tenu par un célèbre acteur américain. À ses questionnements d’artiste engagée, se mêlent des angoisses d’ordre privé : sa mère est à l’hôpital, sa fille en pleine crise d’adolescence. Et son frère, quant à lui, se montre comme toujours irréprochable… Margherita parviendra-t-elle à se sentir à la hauteur, dans son travail comme dans sa famille ?

C’est pendant le tournage d’ »Habemus Papam », son dernier film, alors qu’il perdait sa mère, que Nanni Moretti eu l’idée de « Mia Madre ». S’il joue dans son film, Moretti confie le rôle principal à Margherita Buy, celui d’une réalisatrice que la mort de sa mère va chambouler alors qu’elle est en plein tournage. C’est un peu son rôle qu’il a confié à l’actrice, se contentant d’occuper un rôle secondaire, celui du frère qui va bien et qui assume, l’antithèse de ce qu’il est vraiment. On suit donc ici Margherita, réalisatrice en plein tournage très exigeant avec une star capricieuse et inefficace obligée de faire des allers-retours entre le plateau et la chambre d’hôpital de sa mère mourante. Le lent départ de la mère va tout remettre en perspective et faire comprendre à la fille ses manquements (son comportement irritant sur les tournages, les histoires d’amour de sa fille dont elle est la seule à ne rien savoir…).

Souvent burlesque, notamment lors des scènes avec John Turturro, désopilant dans l’un de ses tout meilleurs rôles, Mia Madre sait comme toujours chez Moretti saisir de petits instants de vie à peine esquissés et si lourds de sens et dégager une émotion intense. L’un des grands films de cette année reparti inexplicablement bredouille de Cannes!

TECHNIQUE:

4.5

Aucun souci, contraste et définition au rendez-vous!

BONUS:

0.5

La bande annonce et c’est tout! Quel dommage!

VERDICT:

4.5

Une édition minimaliste pour l’un des grands oubliés de Cannes 2015!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez le Pacte


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Critique: Mia Madre

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Réalisation Nanni Moretti
Scénario Nanni Moretti
Gaia Manzini
Chiara Valerio
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Genre dramatique
Durée 106 minutes
Sortie 2  décembre 2015

 

Margherita est une réalisatrice en plein tournage d’un film dont le rôle principal est tenu par un célèbre acteur américain. À ses questionnements d’artiste engagée, se mêlent des angoisses d’ordre privé : sa mère est à l’hôpital, sa fille en pleine crise d’adolescence. Et son frère, quant à lui, se montre comme toujours irréprochable… Margherita parviendra-t-elle à se sentir à la hauteur, dans son travail comme dans sa famille ?

C’est pendant le tournage d' »Habemus Papam », son dernier film, alors qu’il perdait sa mère, que Nanni Moretti eu l’idée de « Mia Madre ». S’il joue dans son film, Moretti confie le rôle principal à Margherita Buy, celui d’une réalisatrice que la mort de sa mère va chambouler alors qu’elle est en plein tournage. C’est un peu son rôle qu’il a confié à l’actrice, se contentant d’occuper un rôle secondaire, celui du frère qui va bien et qui assume, l’antithèse de ce qu’il est vraiment. On suit donc ici Margherita, réalisatrice en plein tournage très exigeant avec une star capricieuse et inefficace obligée de faire des allers-retours entre le plateau et la chambre d’hôpital de sa mère mourante. Le lent départ de la mère va tout remettre en perspective et faire comprendre à la fille ses manquements (son comportement irritant sur les tournages, les histoires d’amour de sa fille dont elle est la seule à ne rien savoir…).

Souvent burlesque, notamment lors des scènes avec John Turturro, désopilant dans l’un de ses tout meilleurs rôles, Mia Madre sait comme toujours chez Moretti saisir de petits instants de vie à peine esquissés et si lourds de sens et dégager une émotion intense. L’un des grands films de cette année reparti inexplicablement bredouille de Cannes!

4.5

65EME FESTIVAL DE CANNES: LE PALMARES

Nanni Moretti et son jury ont livré leur verdict, loin de faire l’unanimité chez les festivaliers, sur une séléction un peu décriée. Voici les récompenses:

Palme d’or : «Amour» de l’Autrichien Michael Haneke

Haneke a déjà remporté le Grand Prix du jury en 2001 pour « La Pianiste », un Prix de la mise en scène en 2005 pour « Caché » et déjà une Palme d’Or en 2009 pour « le Ruban Blanc ».

Grand prix : «Reality» de l’Italien Matteo Garrone

Garrone avait déjà remporté ce prix pour le film « Gomorra » en 2008!

Prix d’interprétation féminine (ex-aequo): les Roumaines Cosmina Stratan et Cristina Flutur pour «Au-delà des collines» de Cristian Mungiu. Le réalisateur roumain avait décroché la Palme d’Or en 2007 pour « 4 mois, 3 semaines, 2 jours »!

Prix d’interprétation masculine : le Danois Mads Mikkelsen pour «La Chasse» de Thomas Vinterberg. On a déjà vu ce comédien chez Winding Refn dont il est le comédien fétiche et en méchant dans « Casino Royale »!

Prix de la mise de scène : le Mexicain Carlos Reygadas pour «Post tenebras lux»

Le Mexicain avait déjà remporté le prix du jury en 2007 pour « Lumière silencieuse ».

Prix du scénario : le Roumain Cristian Mungiu pour «Au-delà des collines»

Prix du Jury : «La part des anges» du Britannique Ken Loach

Déjà gagnant de la Palme d’Or en 2006 pour « le Jour se lève », c’est son troisième prix du jury après « Secret défense » en 1990 et « Raining Stones » en 1993!

Caméra d’or : «Les Bêtes du Sud sauvage» de l’Américain Benh Zeitlin. C’est le film coup de coeur de nombreux festivaliers dans la section « Un Certain Regard »!

Palme d’or du court métrage : «Silence» du Turc Rezan Yesilbas.

On notera donc l’absence de films tels que « De Rouille et d’Os » ou « Moonrise Kingdom » ou encore de « Holy Motors » de Leos Carax.

 

CRITIQUE: HABEMUS PAPAM

Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d’élire son successeur. Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s’élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu ! Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l’apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d’une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ? Le monde entier est bientôt en proie à l’inquiétude tandis qu’au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise…

De la part de Nanni Moretti, ouvertement athée, on s’attendait à une charge sévèrement anticléricale. Loin de là, le film serait d’ailleurs plutôt critique envers la psychanalyse. Moretti donne d’ailleurs un visage humain au Pape et à ces cardinaux, dont aucun ne souhaite être élu, par peur des responsabilités. Ils sont tous habités par le doute et terriblement soulagés quand Melville est élu Pape. La venue d’un psychiatre, interprété par Moretti lui-même, est souhaitée pour débarasser le nouveau Pape de ses blocages psychologiques et c’est lui, pétri de certitudes, que Moretti moque. Après la  fuite du Pape, Moretti nous montre l’attente des cardinaux, croyant le Pape en pleine réflexion dans sa chambre, et les décrit comme de grands enfants, jouant aux cartes ou participant au tournoi de volley organisé par le psychiatre, nous réservant quelques scènes bourrées d’humour!

Moretti signe donc une comédie très légère et souvent hilarante avec un Piccoli des grands soirs!

 

JEU CONCOURS: 10 X 2 PLACES A GAGNER POUR LE FILM « HABEMUS PAPAM »

CINEDINGUE et LE PACTE sont heureux de vous offrir 10 X 2 places pour aller voir le dernier film de Nanni Moretti, Habemus Papam, avec Michel Piccoli. Pour participer, c’est très simple: vous répondez au quizz jusqu’au 6 septembre minuit et un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses. Comme d’habitude, ceux qui me suivent sur Facebook et/ou Twitter multiplieront leurs chances.

Ca y est! Les gagnants sont: J.Kaminski, C.Debris,E.Moalic,S.Perret, F.Rousseau, L.Soulic, V.Picande, M.Henon, L.Clain, et C.Richard!

Félicitations! Je transmets vos coordonnées à « LE PACTE » qui vous enverra les invitations!

L’HISTOIRE:

Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d’élire son successeur. Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s’élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu !

Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l’apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d’une telle responsabilité.

Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ?

Le monde entier est bientôt en proie à l’inquiétude tandis qu’au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise…

64 EME FESTIVAL DE CANNES: LA SELECTION EN IMAGES

Alors que le coup d’envoi de cette nouvelle édition du Festival de Cannes a été donné hier avec la présentation hors compétition du dernier Woody Allen après une cérémonie d’ouverture rondement menée par la pétillante Mélanie Laurent( qu’il est de bon ton de railler en ce moment), voici l’occasion de voir quelques images des films qui concourent pour la si convoitée Palme d’or.

Footnote de Joseph Vedar, cinéaste israélien qui réalise ici son premier film

L’Apollonide de Bertrand Bonello avec Hafsia Herzi et Noémie Lvovsky. C’est le deuxième passage en compétition pour le réalisateur français après Tiresia en 2003.

Drive de Nicolas Winding Refn avec Ryan Gosling. C’est le premier film d’action américain du cinéaste danois à qui l’on doit la trilogie « Pusher », « Bronson » et « Le guerrier silencieux ».

HABEMUS PAPAM de Nanni Moretti avec Michel Piccoli. Cette plongée au coeur du Vatican donnera peut-être l’occasion au réalisateur italien, grand habitué de la Croisette, de remporter une seconde Palme après « la Chambre du fils ».

LE GAMIN AU VELO de Jean-Pierre et Luc Dardenne avec Cécile de France et Jérémie Renier. C’est l’occasion pour les frères belges de remporter une troisième Palme d’Or après « Rosetta » et « l’enfant » avec un film déjà encensé par la critique.

HANEZU de Naomi Kawase

A  41 ans, la réalisatrice japonaise revient pour la troisième fois en compétition après « Shara » en 2003 et « la forêt de Mogari » en 2007(grand prix du jury)

ONCE UPON A TIME IN ANATOLIA de Nuri Bilge Ceylan

Le cinéaste turc, habitué de la compétition, revient avec un film fleuve.

HARA-KIRI, DEATH OF A SAMURAI de Takashi Miike.

Miike, bien connu pour son terrifiant « audition » présente ici le remake en 3D d’un classique de Masaki Kobayashi, « harakiri » qui avait remporté le prix spécial du jury en 1963.

LA PIEL QUE HABITO de Pedro Almodovar avec Antonio Banderas. Après plusieurs passages récompensés, le cinéaste espagnol espère enfin remporter le prix suprême.

LE HAVRE de Aki Kaurismäki avec André Wilms et Jean-Pierre Darroussin.

Le Finlandais, déjà récompensé avec « l’homme sans passé » d’un grand prix du Jury a posé sa caméra cette fois en France pour son dernier film. Peut-être cela lui portera-t-il chance?

MELANCHOLIA de Lars Von Trier avec Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg. Lars Von Trier concourt pour une deuxième Palme d’Or après « dancer in the dark » avec ce film sur fond de fin du monde à nouveau basé sur l’improvisation.

MICHAEL de Markus Schleinzer. Premier film du réalisateur autrichien, il pourrait faire polémique, traitant de pédophilie.

PATER d’Alain Cavalier avec Vincent Lindon. Le réalisateur français s’interroge sur les relations entre metteur en scène et comédien et livre selon Thierry Frémaux « une des choses les plus bizarres de l’histoire du festival »!

POLISSE de Maïwenn avec Karin Viard, Marina Foïs et Joey Starr. Après le « bal des actrices », Maïwenn s’intéresse au quotidien de la brigade de protection des mineurs et a réussi à convaincre le chanteur des NTM de jouer le rôle d’un flic!

–  SLEEPING BEAUTY de Julia Leigh, un conte de fée érotique pour ce premier film australien.

LA SOURCE DES FEMMES de Radu Mihaileanu avec Leïla Bekhti et Hafsia Herzi. C’est avec un plaidoyer féministe que Mihaileanu vient à Cannes pour la première fois.

THE ARTIST deMichel Hazanavicius avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, John Goodman. Un outsider de choix pour cet hommage au cinéma muet par le réalisateur d’OSS 117!

THE TREE OF LIFE de Terrence Mallick avec Brad Pitt et Sean Penn. Trente-deux ans après « les moissons du ciel », c’est le retour de Mallick dont le nouveau film suscite toutes les attentes.

THIS MUST BE THE PLACE de Paolo Sorrentino avec Sean Penn. Premier film en Anglais du réalisateur italien qui avait reçu le prix du jury pour « il divo », film qu’avait adoré Sean Penn qui tenait absolument à travailler avec lui. C’est chose faite!

WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN  de Lynne Ramsey avec Tilda Swinton. Pour son troisième long métrage, Lynne Ramsey raconte les relations ambivalentes entre une mère et son fils meurtrier.

Dans les autres compétitions, certains films sont très attendus également. Dans « un certain regard », on note les présences de Guédiguian, Gus Van Sant, Kim Ki-Duk, Na Hong-Jin; à « la quinzaine des réalisateurs », on attend entre autres le dernier film d’André Téchiné. Bref, beaucoup de bonnes choses en perspective!

CRITIQUE: VINCERE (2009)

Ad Vitam

Ida Dasler rencontre Mussolini alors qu’il débute en politique. Séduite par ses idées révolutionnaires, elle en tombe folle amoureuse. Elle l’aime tellement qu’elle vend tous ses biens pour lui permettre de créer son journal. De cet amour naît un fils mais lorsque la guerre éclate, Ida découvre que Benito est déjà marié et qu’il a également des enfants. A partir de ce moment là, Ida et son fils sont mis à l’écart. Elle se retrouve internée dans un asile et son fils placé dans un orphelinat. Ida Dasler n’aura de cesse de clamer qu’elle est la femme de Mussolini et la mère de son fils…

Le nouveau film de Marco Bellochio, l’un des enfants terribles du Cinéma Italien avec Moretti, est une oeuvre noire, puissante, magistrale, qui fera date. Le destin poignant d’Ida Dasler et de son fils donne lieu ici à un vrai opéra cinématographique.Giovanna Mezzogiorno, dans le rôle de cette femme qui se battra jusqu’à sa mort, sans relâche pour que son existence soit reconnue, est absolument fantastique. Le festival de Cannes ne s’y était pas trompé en lui décernant le prix d’interprétation.

Bouleversant et merveilleux, un film à découvrir sans faute chez MK2!