Critique: Spotlight

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Réalisation Tom McCarthy
Scénario Tom McCarthy
Josh Singer
Acteurs principaux
Sociétés de production Anonymous Content
Participant Media
Rocklin / Faust
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 128 minutes
Sortie 27 janvier 2016

Adapté de faits réels, Spotlight retrace la fascinante enquête du Boston Globe – couronnée par le prix Pulitzer – qui a mis à jour un scandale sans précédent au sein de l’Eglise Catholique. Une équipe de journalistes d’investigation, baptisée Spotlight, a enquêté pendant 12 mois sur des suspicions d’abus sexuels au sein d’une des institutions les plus anciennes et les plus respectées au monde. L’enquête révèlera que L’Eglise Catholique a protégé pendant des décennies les personnalités religieuses, juridiques et politiques les plus en vue de Boston, et déclenchera par la suite une vague de révélations dans le monde entier.

Drôle de carrière que celle de Tom McCarthy: acteur (plutôt des seconds voire des troisièmes rôles!), scénariste (« Là-Haut »!) et réalisateur de films peu connus chez nous (« the Visitor » ou « les Winners »), il passe une nouvelle fois derrière la caméra pour un film que l’on retrouve nommé dans 6 catégories aux prochains Oscars dont Meilleur Film et Meilleur réalisateur! Voilà qui ne peut qu’aiguiser notre curiosité!

McCarthy adapte ici pour le grand écran le travail effectué par les journalistes de « Spotlight » au début des années 2000 pour mettre en lumière un gigantesque scandale de pédophilie concernant plusieurs centaines de prêtres de la ville de Boston. A l’image des grands films sur le journalisme comme « bas les masques » ou « les hommes du Président », « Spotlight » nous plonge dans l’enquête minutieuse de ce groupe de journalistes prêts à tout sacrifier pour faire triompher la vérité. Si la grande réussite du film tient à son rythme et à la façon qu’il a de maintenir le spectateur sous pression, il ne cède jamais au spectaculaire ou au pathos qu’un tel sujet aurait pu susciter. Le scénario, brillant, bénéficie d’un casting des plus solides pour le défendre: Michael Keaton, Mark Ruffalo, Rachel McAdams, Liev Schreiber, John Slattery ou encore Stanley Tucci; aucun ne tire la couverture à lui et tout le monde vise un objectif: faire de ce film sur le journalisme l’un des meilleurs!

4.5

Welcome Back, le nouveau Cameron Crowe directement sur Netflix! Ca vaut quoi?

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  • Réalisé par :
    Cameron Crowe
  • Avec :
    Bradley Cooper, Emma Stone, Rachel McAdams…
  • Durée :
    1h44min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2015
  • Titre original : Aloha
  • Distributeur :
    Inédit en salles en France

Un militaire de renom retourne sur les terres où il a connu les plus grands succès de sa carrière. Alors qu’il renoue des liens avec un amour de jeunesse, il tombe contre toute attente sous le charme d’une militaire de l’Air Force qu’on lui a assigné.

Quatre ans après son piteux « Nouveau Départ« , Cameron Crowe revient avec « Welcome back » (Aloha en VO). Véritable bide aux Etats-Unis malgré un casting plutôt vendeur (Bradley Cooper, Emma Stone, Rachel McAdams, Alec Baldwin et Bill Murray!), la Fox décide finalement d’annuler la sortie salles en France! Ce sont les abonnés de Netflix qui auront le privilège de découvrir le film, ce que je me suis empressé de faire!

L’impression est mitigée! La première moitié du film a dû subir des coupes car l’histoire est incompréhensible! On ne comprend que très tard dans le métrage qui est Bill Murray et quel est le rôle de Bradley Cooper, ce qui s’avère gênant pour vraiment entrer dans l’histoire! Quand le brouillard se dissipe un peu, il faut avouer que l’on s’attache aux personnages (Emma Stone a rarement été aussi craquante!) et que Crowe nous gratifie de deux scènes qui sauvent totalement le film, deux scènes sans dialogues où tout passe par le regard. Si l’on sent qu’on retrouve le cinéaste, on se demande quand même à quel point le film a subi des interventions extérieures!

3