Critique: Belle et Sebastien: l’Aventure Continue

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Réalisation Christian Duguay
Scénario Fabien Suarez
Juliette Sales
Acteurs principaux
Sociétés de production Gaumont
Radar
Epithète Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Aventure
Durée 97 minutes
Sortie 9 décembre 2015

Septembre 1945. Au village, on a fêté la fin de la guerre. Sébastien a grandi, il a maintenant 10 ans. Belle et lui attendent impatiemment le retour d’Angelina… Mais Angelina ne revient pas. Elle a disparu  dans un accident d’avion au cœur des forêts transalpines. Tout le village a perdu espoir. Tout le village sauf César : le grand père de Sébastien connaît un homme, Pierre, qui pourrait les aider à retrouver Angelina. Mais avant de sauver la jeune femme, l’enfant et son chien vont devoir braver mille dangers, traverser mille épreuves et affronter un secret. Un secret qui va changer la vie de Belle et de Sébastien à tout jamais. L’aventure continue…

Deux ans après « Jappeloup« , le Canadien Christian Duguay revient à nouveau avec un film où l’animal tient une place prépondérante, la suite de « Belle et Sébastien« . Exit donc Nicolas Vanier et place à un réalisateur moins naturaliste et plus porté sur l’action. En effet, cette suite tient un rythme beaucoup plus soutenu que l’épisode précédent, précipitant l’enfant et son chien à la recherche d’Angelina dans une montagne enflammée, soutenus par Pierre, pilote casse-cou aux faux airs d’Indiana Jones (les fans de l’aventurier pourront retrouver une scène de « la dernière croisade » copiée au plan près!). C’est convenu, naïf voire invraisemblable mais charmant et parfaitement adapté pour le jeune public et surtout débarrassé d’une intrigue trop mêlée à la Grande Histoire qui rendait le premier volet ridicule. Le film idéal pour les vacances de Noël!

3.5

 

 

CRITIQUE: LES LYONNAIS

De sa jeunesse passée dans la misère d’un camp de gitans, Edmond Vidal, dit Momon, a retenu le sens de la famille, une loyauté sans faille, et la fierté de ses origines. Il a surtout conservé l’amitié de Serge Suttel. L’ami d’enfance avec qui il a découvert la prison à cause d’un stupide vol de cerises. Avec lui, inexorablement il a plongé dans le Grand Banditisme, et connu l’apogée du GANG DES LYONNAIS, l’équipe qu’ils ont formée ensemble et qui a fait d’eux les plus célèbres braqueurs du début des années soixante dix. Leur irrésistible ascension prend fin en 1974, lors d’une arrestation spectaculaire.
Aujourd’hui à l’approche de la soixantaine, Momon tente d’oublier cette période de sa vie. Sa rédemption, il l’a trouvée en se retirant des « affaires ». En prenant soin de Janou, son épouse, qui a tant souffert à l’époque et de ses enfants et petits enfants, tous respectueux, devant cet homme aux valeurs simples et universelles, lucide et pétri d’humanité. A l’inverse de Serge Suttel, qui malgré le temps n’a rien renié de son itinéraire…

Voilà un film dont on peut dire qu’il est sévèrement burné! Même si pour une fois, Olivier Marchal passe du côté des flics à celui des gangsters, c’est bien un film d’Olivier Marchal. Et même s’il y a beaucoup de bonnes choses dans ce nouvel opus du roi du polar à la Française, la mayonnaise ne prend pas. La mise en scène est maîtrisée, le casting qui réunit de vraies « gueules » du Cinéma français (Lanvin, Karyo, Duval, Chicot…) et de jeunes acteurs tous excellents est parfait mais pourtant l’ennui montre vite le bout de son nez. Pourquoi ? Parce qu’on a l’impression d’avoir vu ça des dizaines de fois ne serait-ce que dans la série Braquo du même Olivier Marchal ou chez Richet (Mesrine), parce que les films de Marchal sont toujours noyés sous un déluge de musique ( il est bon de souligner que parfois, le silence amène encore plus d’intensité que les violons!) et que c’est toujours le même type de photo avec cet aspect gris métallisé et pour finir, parce que même si c’est soi-disant l’un des meilleurs rôles de Gérard Lanvin, son jeu est toujours quand même un peu figé.

On peut toutefois reconnaître au film d’être fait avec une grande sincérité, toute à la gloire des ces truands dont Marchal admire tant le code d’honneur. A réserver aux fans d’Olivier Marchal.