Les Arcs Film Festival 2018: le Palmarès

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Les Arcs Film Festival 2018, c’est terminé! Les différents jurys ont délivré leur palmarès avec lesquels je suis plutôt en accord.

Le jury, présidé par le réalisateur suédois Ruben Ostlünd, accompagné de Charlotte Le Bon (comédienne, plasticienne), Łukasz Żal (chef opérateur polonais), Clémence Poésy
(comédienne), Jean-Benoît Dunckel (Air), Alex Lutz (comédien et réalisateur) et Jasmila
Zbanić (réalisatrice bosniaque) a décerné 6 prix :
La Flèche de Cristal, en partenariat avec France Télévisions qui offre une
campagne digitale d’une valeur de 20 000 euros, a été remise à « C’EST ÇA
L’AMOUR » de Claire Burger, qui sortira le 27 mars 2019, distribué par Mars Films.
Le Grand Prix du Jury a été attribué à « JOY » de Sudabeh Mortezai, vendu par
Films Boutique.
Le Prix d’interprétation féminine a été attribué à EMELIE JONSSON dans “Aniara
de Pella Kågerman & Hugo Lilja, distribué par Kinovista.
Le prix d’interprétation masculine a récompensé le comédien BOULI LANNERS
dans “C’est ça l’amour de Claire Burger.
Le prix de la meilleure musique originale, doté de 1000 euros par la SACEM, a
été attribué à BERNHARD FLEISCHMANN pour “L’Animale” de Katharina
Mückstein, distribué par e-cinéma.com.
Le prix de la meilleure photographie a été décerné à ARI WEGNER pour “In
Fabric” de Peter Strickland, vendu par Bankside Films.

Le prix du Public a récompensé « SMUGGLING HENDRIX » de Marios Piperides, vendu
par The Match Factory.

Le prix de la Presse, décerné par un jury présidé par Sabine Gorny (France 3),
accompagnée de Marjorie Adelson (Europe 1), Raphaël Clairefond (So Film), Christophe
Narbonne (Première), Théo Ribeton (Les Inrockuptibles), Perrine Sabbat (Grazia) et Frédéric Vandecasserie (Sud Presse) a été remis au film de Claire Burger, « C’EST ÇA L’AMOUR ».
Une mention spéciale a été décernée à « ANIARA » de Pella Kågerman & Hugo Lilja.

Le jury du prix 20 Minutes d’audace, composé de journalistes de la rédaction et d’une
lectrice cinéphile, a tenu à récompenser « IN FABRIC» de Peter Strickland.

Le prix Cineuropa, doté de 5000 euros de promotion sur le site au moment de la sortie du film, a été remis au film « ANIARA » de Pella Kågerman & Hugo Lilja.

Le prix du Meilleur court-métrage, décerné par un jury présidé par Ramzy Bédia
(réalisateur, comédien), accompagné de Tiphaine Daviot (comédienne), Antoneta
Kusijanovic (réalisatrice et scénariste croate), Félix Moati (réalisateur et comédien), Danny Lennon (programmateur) et Julia Piaton (comédienne) a été attribué à « THE GIRL WITH TWO HEADS » de Betzabé Garcia. Prix doté d’une pleine page de publicité (valeur 6 700 euros) ainsi qu’une bannière pendant deux semaines sur le site de Transfuge d’une valeur de 5 000 euros.
Une mention a été décernée à « BONOBO » de Zoel Aeschbacher.

Les lycéens de Bourg Saint Maurice, Albertville et Chambéry ont remis le prix du Jury
Jeune au film de Malgorzata Szumowska, « MUG » distribué par E-Cinéma.
Une mention a été décernée à « ANIARA ».

Pour ses 10 ans, le Festival aura une fois de plus offert un panorama de la création cinématographique porteur d’espoir de par sa qualité et sa diversité. Vivement l’année prochaine!

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Critique: Joy (Les Arcs Film Festival – Compétition)

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Sudabeh Mortezai

Autriche

2018 / 100’ / première française / VO : Anglais

Joy est une jeune nigériane prise dans le cercle vicieux du trafic sexuel. Elle travaille dans la rue pour rembourser les dettes de son proxénète, tout en subvenant aux besoins de sa famille au Nigeria et en espérant une vie meilleure pour sa petite fille à Vienne. Joy a du mal à comprendre son rôle dans ce système impitoyable d’exploitation lorsqu’elle est chargée par son proxénète de superviser Precious, une adolescente fraîchement arrivée du Nigeria qui n’est pas prête à accepter son sort.

Le film autrichien de Sudabeh Mortezai s’ouvre sur une scène de rituel, au Nigéria, où l’on découvre une jeune fille et une sorte de marabout qui, apparemment la prépare à un voyage qu’elle va faire en Europe. Cette jeune fille arrive donc en Autriche et sera rebaptisée « Précious » et fait son entrée dans un réseau de prostitution dirigée par une femme. Elle sera supervisée par Joy une prostituée elle aussi nigériane, plus expérimentée. Tourné dans un style très documentaire, caméra à l’épaule, sans musique et succession de longues scènes dilatées à l’extrême, « Joy » détaille le mécanisme implacable d’un système dont on ne peut sortir. Achetées par une mama, ces jeunes filles qui rêvent d’une vie meilleure doivent « travailler » pour racheter leur liberté mais resteront malgré tout à la merci d’une expulsion, un retour à la case départ. Si le film est extrêmement documenté, il souffre malgré tout de quelques longueurs et d’une difficulté à porter autant d’intérêt à ces deux personnages féminins principaux.

3.5