Critique: Hippocrate saison 1

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Un hôpital public en périphérie d’une grande ville. Suite à des mesures sanitaires, les médecins titulaires du service de médecine interne se retrouvent confinés chez eux pour 48h. Trois internes inexpérimentés et un médecin légiste, qui ne se connaissent pas encore, vont devoir faire bloc pour gérer seuls le service et les malades. Mais la quarantaine se prolonge…

Quelques mois à peine après la sortie du troisième volet de sa trilogie médicale au cinéma, « Première Année« , Thomas Lilti nous offre une série inspirée de son film « Hippocrate« . Durant les 8 épisodes de cette première saison, Lilti nous emmène dans le quotidien d’un hôpital parisien qui se retrouve aux mains d’une poignée d’internes alors que les médecins titulaires sont cloîtrés chez eux, en quarantaine. Comme dans ses films, Lilti parvient à mélanger habilement réalisme documentaire et romanesque. Remarquablement écrit et parfaitement rythmé, son récit nous transporte sans temps mort tout au long de la saison entre message sur les difficultés rencontrées par l’hôpital en France et les vies de ses personnages, médecins comme patients. S’il recrute pour sa série un casting composé de quelques jolies pointures comme Eric Caravaca ou Anne Consigny, la surprise vient des petits jeunes Zacharie Chasseriaud, Karim Leklou, Louise Bourgoin et surtout Alice Belaïdi que l’on voit enfin dans un rôle à la mesure de son talent! Cette superbe série française n’a absolument rien à envier à son modèle US « Urgences »!

4.5

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CRITIQUE DVD: THE WARD

LE FILM:

En 1966, dans l’Oregon, Kristen est arrêtée après avoir mis le feu à une ferme. Murée dans le silence, le corps couvert d’ecchymoses et sans le moindre souvenir de ce qu’il s’est passé, Kristen est enfermée dans un hôpital psychiatrique pour jeunes filles. Elle est confiée à un médecin décidé à l’aider grâce à une thérapie expérimentale. Les autres détenues vivent dans la terreur d’un fantôme qui aurait été vu la nuit dans les couloirs. Kristen est bien décidée à s’échapper mais elle va comprendre que la créature détient la clé de son passé…

Après un début de carrière au cours duquel il enchaînait les chefs d’oeuvre avec une belle régularité ( Assaut, Halloween, Fog, New York 1997, The thing…), une période ventre mou (Christine, Starman, Prince des Ténèbres…) puis une traversée du désert (Los Angeles 2013, Vampires, Ghosts of mars), John Carpenter semble reprendre un peu du poil de la bête avec ce « direct to dvd ». Non pas que « The Ward » soit un chef d’oeuvre du genre mais il reste un film d’ambiance assez réussi. Habilement mis en scène, le film distille dès le générique, très réussi avec un thème musical glaçant, une angoisse tenace. Quasi-huis clos, hormis quelques flash backs et la scène de l’incendie, le film se déroule intégralement dans le décor de cet hôpital psychiatrique des années 60, terrain de jeu idéal pour le maître de l’épouvante, des couloirs à la cave, en passant par la morgue ou le monte-charge! Une curiosité à savourer mais pas tout seul!

Très belle édition: image parfaite malgré les nombreuses scènes nocturnes et son 5.1 ad hoc!

LES BONUS:

Outre une grosse section de bandes annonces des prochaines sorties et de films avec la belle Amber Heard, une courte présentation de Carpenter lors d’une avant-première au Canada, et un mini making of promotionnel, le principal bonus est le commentaire audio du réalisateur et du comédien qui interprète le médecin.

VERDICT:

Un DVD à s’offrir si vous aimez les frissons!

Découvrez d’autres films sur Cinetrafic dans la catégorie Film d’horreur et la catégorie Film 2010. Retrouvez la fiche Cinetrafic du film.
Disponible en DVD et Blu-ray chez  Metropolitan Filmexport dès le 1er février.
 

CRITIQUE: CEUX QUI RESTENT (2007)

StudioCanal

Pour un premier film, c’est un coup de maître et sur un sujet au combien risqué! Bertrand ( Vincent Lindon)rend visite à sa femme ,qui subit la seconde récidive d’un cancer du sein, tous les jours à l’hôpital. Dans les couloirs, il croise Lorraine, sous le choc, qui vient d’apprendre que son compagnon souffre d’un cancer du colon. Lui marche au ralenti; il vit cette situation depuis 5 ans et fait face comme il peut, renfermé sur lui-même. Elle, prend la nouvelle en pleine face et s’étonne que cela n’éveille en elle aucun noble sentiment; elle aimerait se sentir héroïque. Ils vont se serrer les coudes dans leur malheur et petit à petit vont se rapprocher.

La comédienne Anne le Ny passe à la réalisation avec un sujet pas facile mais parvient à en éviter tous les pièges sans sombrer dans le pathos. Elle choisit par exemple de ne jamais montrer les malades; et les plans de Vincent Lindon qui pousse la porte de la chambre de sa femme ont autant de force que si elle avait montrée celle-ci. L’interprétation du duo est parfaite avec une mention spéciale à Emmanuelle Devos toujours formidablement juste. C’est un film qui pose des questions douloureuses sur la perte d’un être cher et sur les réactions humaines face à la maladie. Et ce que dit le personnage d’Emmanuelle Devos est plein de vérité: « c’est dans les moments tristes que les gens découvrent leur vraie nature ».

Un très beau film qui ne tire pas les larmes, elles coulent toutes seules.