CRITIQUE: TU HONORERAS TA MERE ET TA MERE

81qXttHaQ8L__SL1500_Comme tous les étés, Jo et ses quatre fils se retrouvent en Grèce pour leur traditionnel festival de théâtre. Mais, crise économique oblige, le festival est annulé! Squatter, mentir, convaincre les habitants de faire malgré tout un spectacle, gérer la débandade familiale: Jo est prête à tout pour sauver ce moment sacré en famille…

Sur fond de crise grecque, Brigitte Rouan organise une réunion de famille sur une île. Après l’annulation de leur festival de Théâtre, Jo et ses fils décident de rester et de monter leur spectacle eux-mêmes. C’est l’occasion de confronter les générations et surtout d’assoir l’emprise d’une mère sur ses fils et de faire le lien avec Œdipe dont la troupe contera le mythe. Si les comédiens avec une excellente Nicole Garcia emportent l’adhésion, le film dégage une impression de grand bordel et d’improvisation qui font qu’on ne sait pas vraiment où la réalisatrice veut nous emmener. Si l’on ne passe pas un mauvais moment, le résultat est quand même un peu vain…

NOTE: 5/10

Sous réserve de confirmation, sur le DVD qui sortira le 15 octobre devrait être présent un passionnant documentaire dans lequel la réalisatrice revient sur les lieux du tournage pour parler de la crise avec des membres de son équipe. Saisissant!

 

CRITIQUE: MAMMA MIA (2008)

A la vision de ce film, deux questions s’imposent:

-Par quel mystère les plus gros succès au box-office sont-ils souvent les plus mauvais films (les Visiteurs, le Grand Bleu, Bienvenue chez les ch’tis, etc…)?

-Et surtout, comment se fait-il qu’un nombre incalculable de jeunes auteurs et réalisateurs talentueux ne trouve pas les moyens financiers de s’exprimer alors que sortent des films (si l’on peut utiliser ce terme) pareils en salle?

En effet, dès les premiers plans, on est frappé par tant de laideur! On se demande tout le film, si c’est volontaire ou non; Max Pecas à côté, c’est Orson Welles!

Tout est bourré de clichés (la Grèce de carte postale avec son traditionnel homosexuel!) et l’intrigue est cousue de fil blanc. La fille de Donna se marie et invite trois anciens amants de sa mère qui pourraient être son père. On sait pertinemment qu’on en saura pas plus à la fin et c’est ce qui se passe. L’histoire n’est que le prétexte à enchaîner les chansons d’Abba avec plus ou moins de réussite; mention spéciale à Meryl Streep qui s’en tire très bien niveau chanson. Tout est très « cucu la praline » avec pour summum la scène où tous les invités dansent sous la flotte en jetant leurs chemises, tout ça filmé au ralenti comme une pub pour un gel douche!

Il est incroyable que le seul fait de nous resservir quelques énormes tubes que tout le monde adore (même s’ils ne l’avouent pas!), quand même entrecoupés de grosses m….., ait suffit à en faire un tel succès! Et si mes souvenirs sont bons, Studio en avait fait son film du mois! Je me demande si je peux toujours faire confiance à ce magazine!