Critique: Un Jour de Pluie à New-York

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Titre original A Rainy Day in New York
Réalisation Woody Allen
Scénario Woody Allen
Acteurs principaux
Sociétés de production Amazon Studios
Gravier Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 92 minutes
Sortie 18 septembre 2019

Deux étudiants, Gatsby et Ashleigh, envisagent de passer un week-end en amoureux à New York. Mais leur projet tourne court, aussi vite que la pluie succède au beau temps… Bientôt séparés, chacun des deux tourtereaux enchaîne les rencontres fortuites et les situations insolites.

Comme le Beaujolais Nouveau, chaque année nous est offert le traditionnel Woody Allen, celui-ci arrivant directement chez nous sans passer par les Etats-Unis, pour des raisons extra-artistiques! Depuis une quarantaine d’années, Woody Allen maintient ce rythme d’un film par an avec une régularité incroyable et continue à brasser les mêmes thèmes et les mêmes motifs tout en parvenant à nous surprendre. C’est encore le cas cette fois-ci avec « Un jour de pluie à New-York » qui envoient deux étudiants, Gatsby et sa compagne Ashleigh, passer un we à New-York à l’occasion de l’interview par Ashleigh d’un cinéaste qu’elle admire. Le jeune Gatsby, originaire de la grosse pomme, prévoit pour sa dulcinée un programme très riche qui va malheureusement tomber à l’eau, les deux tourtereaux se retrouvant séparés par les rencontres et les évènements. On retrouve les thématiques chères au cinéaste telles que le hasard, la crise artistique et l’amour. Le jeune duo Elle Fanning/Timothée Chalamet est craquant et les seconds rôles sont parfaits notamment Liev Schreiber en cinéaste dans le doute et Jude Law en scénariste cocu. N’oublions pas la très belle photo de Vittorio Storaro qui rend encore plus magique la ville préférée du cinéaste. Un très bon cru!

4.5

Critique Dvd: About Ray

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Réalisation Gaby Dellal
Scénario Gaby Dellal
Nikole Beckwith
Acteurs principaux
Sociétés de production Big Beach Films
InFilm Productions
IM Global
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée h 27

LE FILM:

3.5

Ray, jeune adolescente transgenre, souhaite devenir un homme. Accompagnée de sa mère et de sa grand-mère, Ray va devoir faire accepter à sa famille cette transition afin qu’elle puisse s’épanouir. C’est un chemin semé d’embûches pour cette famille dont le père n’a jamais été fort présent. Ainsi chacun tentera de s’opposer à la réalité, ne l’acceptant pas avant de finalement comprendre qu’il faudra se serrer les coudes pour passer ensemble cette épreuve.

Dans la jungle des DTV, ces films qui ne voient jamais les salles obscures pour débarquer directement chez les fans de ciné à la maison, « About Ray » est plutôt une bonne surprise. Si le film ne restera pas comme un monument, il faut lui donner sa chance à double titre. Son sujet, tout d’abord, est assez fort et d’actualité pour qu’une oeuvre en parle et suscite la réflexion. Quand un enfant souffre de n’être pas né dans le bon corps, on peut se demander, comme le personnage de Naomi Watts, si accéder à ses désirs de transformation fait de nous « la pire des mères ou la meilleure ». Outre ce sujet puissant, le film vaut le détour pour ses trois générations d’actrices, toutes parfaites: Susan Sarandon en grand-mère homosexuelle, Naomi Watts dans le rôle de la mère, dépassée par les événements et ses erreurs passées et bien sûr l’enfant transgenre, Elle Fanning, bouleversante de vérité.

TECHNIQUE:

4

Impeccable pour le support!

BONUS:

Aucun bonus sur cette édition!

VERDICT:

3.5

Un DTV à voir pour le sujet et ses actrices!

Disponible en DVD (14.99 euros) chez M6 VIDEO

Jeu Concours: 5×2 places pour “20th Century Women” à gagner (jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en salles de « 20th Century Women » le 1er mars, CINEDINGUE est heureux de vous offrir 5×2 places. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 10 mars; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

SynopsisSanta Barbara, été 1979. L’époque est marquée par la contestation et d’importants changements culturels. Dorothea Fields, la cinquantaine, élève seule son fils Jamie. Elle décide de faire appel à deux jeunes femmes pour que le garçon, aujourd’hui adolescent, s’ouvre à d’autres regards sur le monde : Abbie, artiste punk à l’esprit frondeur qui habite chez Dorothea, et sa voisine Julie, 17 ans, aussi futée qu’insoumise…

Critique: The Neon Demon

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Réalisation Nicolas Winding Refn
Scénario Nicolas Winding Refn
Mary Laws
Acteurs principaux
Sociétés de production Gaumont Film Company
Wild Bunch
Space Rocket Nation/Motel Movies
Vendian Entertainment
Bold Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Danemark Danemark
Drapeau de la France France
Genre Thriller
Durée 117 minutes
Sortie 8 juin 2016

Une jeune fille débarque à Los Angeles. Son rêve est de devenir mannequin. Son ascension fulgurante et sa pureté suscitent jalousies et convoitises. Certaines filles s’inclinent devant elle, d’autres sont prêtes à tout pour lui voler sa beauté.

S’il avait séduit un large public en 2011 avec « Drive », Nicolas Winding Refn avait déstabilisé ce même public avec son film suivant « Only God Forgives », revenge movie oedipien radical. Lors de la présentation de « The Neon Demon » au dernier Festival de Cannes, on pouvait se demander s’il s’adresserait à nouveau au « grand public » ou s’il persisterait dans une voie beaucoup plus expérimentale. C’est dans cette seconde voie que le cinéaste danois s’installe avec un film sur le milieu de la mode qui dérangera certainement les inconditionnels d’un schéma narratif traditionnel. Entre le giallo et les univers de Lynch ou Cronenberg, Refn utilise un semblant de narration dans l’unique but de relier des scènes en forme d’installations d’art contemporain tout en flirtant avec une certaine jubilation avec le grand-guignol. Si l’on accepte ce postulat, « The Neon Demon » offre un spectacle sensoriel hypnotisant et envoûtant, renforcé par le score organique de Cliff Martinez. Grand film!

4.5

Critique: Dalton Trumbo

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Titre original Trumbo
Réalisation Jay Roach
Scénario John McNamara
Acteurs principaux
Sociétés de production Groundswell Productions
Inimitable Pictures
ShivHans Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Biographique
Durée 124 minutes
Sortie 27 avril 2016

Hollywood, la Guerre Froide bat son plein.
Alors qu’il est au sommet de son art, le scénariste Dalton Trumbo est accusé d’être communiste.
Avec d’autres artistes, il devient très vite infréquentable, puis est emprisonné et placé sur la Liste Noire : il lui est désormais impossible de travailler.
Grâce à son talent et au soutien inconditionnel de sa famille, Il va contourner cette interdiction.
En menant dans l’ombre un long combat vers sa réhabilitation, il forgera sa légende.

Si tout le monde connaît Dalton Trumbo pour avoir écrit et réalisé son chef d’oeuvre anti-militariste « Johnny s’en va-t-en guerre » en 1971, son oeuvre en tant que scénariste s’étend de 1937 à 1974. Le biopic réalisé par Jay Roach s’intéresse plus spécifiquement à la période entre 1947 et 1960, période qui vit le scénariste placé sur la Liste Noire des artistes communistes, l’empêchant d’exercer son métier. Cette période ne fut pas inactive puisque l’auteur écrivit de nombreux scripts que d’autres signèrent à sa place ou qu’il signa sous de faux noms. Ces oeuvres ne sont pas n’importe lesquelles: le Démon des Armes, le Rôdeur, Vacances Romaines… « Dalton Trumbo » nous montre comment le scénariste ne baissa jamais les armes, avec l’aide de sa famille (réjouissante scène de travail d’équipe où les enfants se transforment en secrétaire pour les multiples identités de leur père!) alors que les portes se fermaient et que ses amis lui tournaient le dos. Magnifiquement écrit, le film de Jay Roach a le bon goût de ne pas chercher à  multiplier les imitations: si l’on croise Kirk Douglas, Edward G.Robinson ou John Wayne, le film évite les improbables défilés de perruques et prothèses grotesques. Quant à l’interprétation, tout le casting est au diapason d’un Bryan Cranston (Breaking Bad) qui prouve qu’il a les épaules pour porter un film. A ses côtés, Helen Mirren est remarquable dans ce rôle d’actrice sur le retour qui déverse sa frustration sur les black-listés, la sublime Diane Lane en épouse modèle, Elle Fanning en fille engagée, mais aussi Louis C.K. (Louie), John Goodman ou encore Michael Stuhlbarg dans le rôle de G.Robinson. Quant à la mise en scène de Roach qui ne s’était pourtant fait remarqué que pour ses Austin Powers, elle s’avère des plus maîtrisées, se permettant même quelques gourmandises comme cette magnifique scène durant laquelle Trumbo redécouvre son nom sur un écran.

A l’heure où les « lanceurs d’alerte » prennent des risques insensés pour mettre à jour les abus des gouvernements, « Dalton Trumbo » s’avère d’une étonnante actualité et réussit le pari de concilier intelligence et divertissement. Du grand Cinéma américain!

4.5

CRITIQUE: SUPER 8 (2011)

Été 1979, une petite ville de l’Ohio. Alors qu’ils tournent un film en super 8, un groupe d’adolescents est témoin d’une spectaculaire catastrophe ferroviaire. Ils ne tardent pas à comprendre qu’il ne s’agit pas d’un accident. Peu après, des disparitions étonnantes et des événements inexplicables se produisent en ville, et la police tente de découvrir la vérité… Une vérité qu’aucun d’entre eux n’aurait pu imaginer.

Après de très potables « Mission Impossible 3 » et « Star Trek », l’attente était grande autour de ce film qui faisait un buzz terrible depuis plus d’un an! Même si Abrams n’aime pas qu’on dise ça de son film, c’est un véritable hommage à Spielberg (qui produit le film)! Tel un DJ, Abrams a samplé la quasi-totalité de la filmo du divin barbu! On retrouve en effet dans « Super 8 » des références aux « Goonies » (production Spielberg), « ET », « rencontres du 3ème type », « la guerre des mondes » , j’en passe et des meilleures. Tous les thèmes chers à Spielberg sont également à la base du film: les extra-terrestres, l’enfance, la famille, le deuil… Abrams ne fait pas que singer son aîné; il montre qu’il est un conteur hors pair et se montre digne de l’héritage. Le film  diablement efficace, bénéficie d’une très belle photo, d’une bande originale très « John Williamsienne » (tiens, tiens!),  d’un excellent casting, Elle Fanning en tête, et constitue sans doute le meilleur « pop corn movie » depuis des lustres!