CRITIQUE REPRISE: RUNAWAY TRAIN

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Deux évadés d’un pénitencier s’enfuient sur un train fou, dont le conducteur est tombé de la locomotive. Parviendront-ils à l’arrêter ?

Sorti en 1985, Runaway Train est sans doute le meilleur film produit par la Cannon de Golan et Globus, spécialisés dans la production de nanars à gros budget. Sur le papier, le projet a de quoi attirer l’attention; en effet, le scénario, écrit entre autres par Edward Bunker, l’ancien taulard copain de Tarantino, s’appuie sur un script d’Akira Kurosawa que celui-ci aurait souhaité utilisé comme passeport pour Hollywood mais qui ne s’est finalement pas tourné. Il est réalisé par Andreï Kontchalovski, cinéaste russe débarquant à Hollywood et qui fera quelques années plus tard « Tango et Cash ».

Film de prison au début, après une évasion expédiée, Runaway Train se mue très vite en pur film catastrophe, 80 % du métrage se déroulant à bord d’un train fou. Remarquablement interprété par Eric Roberts, Rebecca de Mornay et Jon Voight dans l’un de ses meilleurs rôles, le film bénéficie d’une mise en scène très inspirée du russe qui sait donner un vrai souffle à son histoire. Si le film n’a pas marqué durablement les esprits, il n’a pourtant manqué d’inspirer d’autres cinéastes: on pense notamment à Tony Scott qui s’en est bien inspiré pour Unstoppable.

A redécouvrir en salles dès aujourd’hui!
NOTE: 7/10