Critique: La fille inconnue

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Titre original La Fille inconnue
Réalisation Jean-Pierre Dardenne
Luc Dardenne
Scénario Jean-Pierre Dardenne
Luc Dardenne
Acteurs principaux
Pays d’origine Belgique
Durée 113 minutes
Sortie 12 octobre 2016

Jenny, jeune médecin généraliste, se sent coupable de ne pas avoir ouvert la porte de son cabinet à une jeune fille retrouvée morte peu de temps après. Apprenant par la police que rien ne permet de l’identifier, Jenny n’a plus qu’un seul but : trouver le nom de la jeune fille pour qu’elle ne soit pas enterrée anonymement, qu’elle ne disparaisse pas comme si elle n’avait jamais existé.

Pour une fois repartis bredouilles de Cannes où ils avaient pris l’habitude de tout gagner, dont pas moins de 2 Palmes d’Or, les frères Dardenne ont prouvé qu’ils savaient écouté les avis sur leur travail. En effet, face aux avis plutôt négatifs qui ont suivi cette présentation à Cannes, ils ont décidé de remonter le film, en coupant notamment 7 minutes. Sans avoir vu le film sur la Croisette il est difficile de faire la comparaison entre les deux versions. Toutefois, si ce dernier opus n’est pas le plus réussi, « la Fille Inconnue » est un très bon film. Comme souvent chez les Dardenne, on assiste au combat d’une femme, à une quête. Ici Jenny, jeune médecin ultra professionnelle, commet une seule erreur, ne pas ouvrir à une femme qui sonne à son cabinet, une heure après la fermeture. Le lendemain, elle apprendra son décès. Pour se racheter, elle enquête pour redonner à cette fille inconnue son humanité, en tentant de retrouver son identité. Remarquablement menée cette enquête verra la tension dramatique monter lentement jusqu’à un dénouement des plus forts où chacun s’avérera coupable.

4

 

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Jeu Concours: 5 codes pour visionner « Deux jours, une nuit » à gagner (jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en VOD du film « Deux jours, une nuit », CINEDINGUE et UNIVERSCINE sont heureux de vous offrir 5 codes pour visionner le film. Pour gagner, il vous suffit de répondre correctement aux questions avant le 3 octobre; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

Critique Dvd: Deux Jours, Une Nuit

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LE FILM:

4.5

La critique est ici

TECHNIQUE:

4

Rien à dire, correct pour le support.

BONUS:

3.5

On trouve ici une passionnante section d’interviews avec les réalisateurs et les deux comédiens principaux.

VERDICT:

4.5

L’un des grands films de 2014 en DVD, immanquable!

Disponible en DVD( 19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez Diaphana dès le 1er octobre

 



Critique: Deux Jours, Une Nuit

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  • Réalisé par :
    Jean-Pierre Dardenne,Luc Dardenne
  • Avec :
    Marion Cotillard, Fabrizio Rongione, Pili Groyne…
  • Durée :
    1h35min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Deux jours, une nuit
  • Distributeur :
    Diaphana

Sandra, aidée par son mari, n’a qu’un week-end pour aller voir ses collègues et les convaincre de renoncer à leur prime pour qu’elle puisse garder son travail.

Neuvième long métrage des frères Dardenne, déjà détenteurs de deux Palmes d’Or (Rosetta et l’Enfant), « Deux Jours, Une Nuit » est un thriller social à la mécanique implacable. On y suit Sandra, dead woman walking sociale, condamnée à mort sur le plan professionnel en quête d’une grâce improbable. Succession de longs plans séquences, marque de fabrique des frères d’outre-Quiévrain, le film nous montre comment Sandra, jeune mère de famille au bout du rouleau, tente de lutter en rencontrant, l’un après l’autre, chacun de ses collègues, pour les persuader d’abandonner leur prime afin de lui permettre de garder son travail. Sur un schéma à priori répétitif, les frères Dardenne brossent une étude sociale assez fascinante, Sandra modulant son discours en fonction de ses interlocuteurs, ces derniers ayant des réactions à chaque fois différente.

Si le suspense est bien présent (on compte avec elle les voix pour et les voix contre), le principal réside dans le combat de cette femme détruite pour conserver sa dignité jusqu’à un dénouement ô combien saisissant. Un drame social poignant porté par une exceptionnelle Marion Cotillard qui devrait enfin faire taire ses détracteurs. En effet, si le film est plus que jamais candidat à la Palme, son interprète prouve qu’elle est la plus grande actrice française du moment!

NOTE: 9/10

64 EME FESTIVAL DE CANNES: LA SELECTION EN IMAGES

Alors que le coup d’envoi de cette nouvelle édition du Festival de Cannes a été donné hier avec la présentation hors compétition du dernier Woody Allen après une cérémonie d’ouverture rondement menée par la pétillante Mélanie Laurent( qu’il est de bon ton de railler en ce moment), voici l’occasion de voir quelques images des films qui concourent pour la si convoitée Palme d’or.

Footnote de Joseph Vedar, cinéaste israélien qui réalise ici son premier film

L’Apollonide de Bertrand Bonello avec Hafsia Herzi et Noémie Lvovsky. C’est le deuxième passage en compétition pour le réalisateur français après Tiresia en 2003.

Drive de Nicolas Winding Refn avec Ryan Gosling. C’est le premier film d’action américain du cinéaste danois à qui l’on doit la trilogie « Pusher », « Bronson » et « Le guerrier silencieux ».

HABEMUS PAPAM de Nanni Moretti avec Michel Piccoli. Cette plongée au coeur du Vatican donnera peut-être l’occasion au réalisateur italien, grand habitué de la Croisette, de remporter une seconde Palme après « la Chambre du fils ».

LE GAMIN AU VELO de Jean-Pierre et Luc Dardenne avec Cécile de France et Jérémie Renier. C’est l’occasion pour les frères belges de remporter une troisième Palme d’Or après « Rosetta » et « l’enfant » avec un film déjà encensé par la critique.

HANEZU de Naomi Kawase

A  41 ans, la réalisatrice japonaise revient pour la troisième fois en compétition après « Shara » en 2003 et « la forêt de Mogari » en 2007(grand prix du jury)

ONCE UPON A TIME IN ANATOLIA de Nuri Bilge Ceylan

Le cinéaste turc, habitué de la compétition, revient avec un film fleuve.

HARA-KIRI, DEATH OF A SAMURAI de Takashi Miike.

Miike, bien connu pour son terrifiant « audition » présente ici le remake en 3D d’un classique de Masaki Kobayashi, « harakiri » qui avait remporté le prix spécial du jury en 1963.

LA PIEL QUE HABITO de Pedro Almodovar avec Antonio Banderas. Après plusieurs passages récompensés, le cinéaste espagnol espère enfin remporter le prix suprême.

LE HAVRE de Aki Kaurismäki avec André Wilms et Jean-Pierre Darroussin.

Le Finlandais, déjà récompensé avec « l’homme sans passé » d’un grand prix du Jury a posé sa caméra cette fois en France pour son dernier film. Peut-être cela lui portera-t-il chance?

MELANCHOLIA de Lars Von Trier avec Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg. Lars Von Trier concourt pour une deuxième Palme d’Or après « dancer in the dark » avec ce film sur fond de fin du monde à nouveau basé sur l’improvisation.

MICHAEL de Markus Schleinzer. Premier film du réalisateur autrichien, il pourrait faire polémique, traitant de pédophilie.

PATER d’Alain Cavalier avec Vincent Lindon. Le réalisateur français s’interroge sur les relations entre metteur en scène et comédien et livre selon Thierry Frémaux « une des choses les plus bizarres de l’histoire du festival »!

POLISSE de Maïwenn avec Karin Viard, Marina Foïs et Joey Starr. Après le « bal des actrices », Maïwenn s’intéresse au quotidien de la brigade de protection des mineurs et a réussi à convaincre le chanteur des NTM de jouer le rôle d’un flic!

–  SLEEPING BEAUTY de Julia Leigh, un conte de fée érotique pour ce premier film australien.

LA SOURCE DES FEMMES de Radu Mihaileanu avec Leïla Bekhti et Hafsia Herzi. C’est avec un plaidoyer féministe que Mihaileanu vient à Cannes pour la première fois.

THE ARTIST deMichel Hazanavicius avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, John Goodman. Un outsider de choix pour cet hommage au cinéma muet par le réalisateur d’OSS 117!

THE TREE OF LIFE de Terrence Mallick avec Brad Pitt et Sean Penn. Trente-deux ans après « les moissons du ciel », c’est le retour de Mallick dont le nouveau film suscite toutes les attentes.

THIS MUST BE THE PLACE de Paolo Sorrentino avec Sean Penn. Premier film en Anglais du réalisateur italien qui avait reçu le prix du jury pour « il divo », film qu’avait adoré Sean Penn qui tenait absolument à travailler avec lui. C’est chose faite!

WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN  de Lynne Ramsey avec Tilda Swinton. Pour son troisième long métrage, Lynne Ramsey raconte les relations ambivalentes entre une mère et son fils meurtrier.

Dans les autres compétitions, certains films sont très attendus également. Dans « un certain regard », on note les présences de Guédiguian, Gus Van Sant, Kim Ki-Duk, Na Hong-Jin; à « la quinzaine des réalisateurs », on attend entre autres le dernier film d’André Téchiné. Bref, beaucoup de bonnes choses en perspective!