Critique: Yesterday

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Réalisation Danny Boyle
Scénario Richard Curtis
Sociétés de production Etalon Film
Working Title Films
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical
Durée 116 minutes
Sortie 3 juillet 2019

Hier tout le monde connaissait les Beatles, mais aujourd’hui seul Jack se souvient de leurs chansons. Il est sur le point de devenir extrêmement célèbre. 
Jack Malik est un auteur-compositeur interprète en galère, dont les rêves sont en train de sombrer dans la mer qui borde le petit village où il habite en Angleterre, en dépit des encouragements d’Ellie, sa meilleure amie d’enfance qui n’a jamais cessé de croire en lui. Après un accident avec un bus pendant une étrange panne d’électricité, Jack se réveille dans un monde où il découvre que les Beatles n’ont jamais existé… ce qui va le mettre face à un sérieux cas de conscience.

Jack galère pour vivre de sa passion, la musique. Il enchaîne les concerts où l’essentiel de son public est composé de ses amis et de sa « manager », la jolie Ellie. Puis une nuit, l’inexplicable se produit: une brève coupure de courant frappe la Terre entière durant quelques secondes lors desquelles Jack se fait renverser par un bus. A son réveil, certains éléments semblent avoir disparu et n’avoir jamais existé: la cigarette, le coca-cola, Harry Potter ou encore les Beatles. Une idée lui vient alors: s’approprier le répertoire du groupe de Liverpool pour enfin accéder au succès!

Sous ses airs légers, le nouveau film de Danny Boyle, s’avère plus malin qu’il n’en a l’air. Sous ses apparences de rom com, à ce niveau très réussie, où l’on suit la relation entre Jack et Ellie (vont-ils finir par s’aimer ?), « Yesterday » est aussi une réflexion sur le succès et l’industrie de la musique. Mais par dessus tout, le film est remarquable hommage à l’oeuvre des Beatles, peut-être plus réussi et pertinent qu’un simple biopic. Boyle use de son sens du montage et du rythme pour dynamiser le tout, porté par un jeune acteur au charisme rare, Himesh Patel, et cerise sur le gâteau, un réjouissant caméo d’Ed Sheeran!

On ressort de là avec une pêche d’enfer et l’envie de réécouter toute la disco des Quatre de Liverpool! Le feel good movie de l’été!

4

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Critique Bluray: Steve Jobs

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Réalisation Danny Boyle
Scénario Aaron Sorkin
Acteurs principaux
Sociétés de production Management 360
The Mark Gordon Company
Scott Rudin Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre biographique
Durée 122 minutes
Sortie 3 février 2016

LE FILM:

4.5

Dans les coulisses, quelques instants avant le lancement de trois produits emblématiques ayant ponctué la carrière de Steve Jobs, du Macintosh en 1984 à l’iMac en 1998, le film nous entraîne dans les rouages de la révolution numérique pour dresser un portrait intime de l’homme de génie qui y a tenu une place centrale.

Après avoir fait le portrait de Mark Zukerberg dans « The Social Network », le scénariste Aaron Sorkin s’attaque à un autre géant de l’informatique, Steve Jobs. Plutôt que d’offrir un biopic classique, Sorkin a choisi d’articuler son récit autour du lancement de trois produits, le Macintosh en 1984, Next en 88 et l’IMac en 1998. On assiste donc à ces trois évènements clé du génial Jobs sur scène et en coulisses, ce qui nous permet de découvrir les relations de Jobs avec sa plus proche assistante, ses collaborateurs ou encore sa fille. On y voit un génie qui ne pense qu’à changer la vie des Hommes, avec un ego surdimensionné, au détriment de ceux qui partagent sa vie. A la réalisation, Danny Boyle quitte son costume habituel de roi de l’esbroufe pour une mise en scène d’une grande intelligence entièrement au service de son histoire et ses comédiens, l’immense Michael Fassbender en tête! Un grand film!

TECHNIQUE:

4.5

Une copie exemplaire, parfait écrin pour la très belle photo du film, par moments volontairement granuleuse.

BONUS:

3.5

On trouve ici un très bon making of décliné en trois parties où l’on retrouve les interventions de Boyle, Sorkin et Fassbender.

VERDICT:

4.5

Un grand biopic magistralement interprété!

Disponible en DVD (16.99 euros) et bluray (16.99 euros) chez Universal Pictures dès le 21 juin

CRITIQUE DVD: TETES VIDES CHERCHENT COFFRE PLEIN

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  • Date de sortie :
     11 juin 1980
  • Réalisé par :  William Friedkin
  • Avec : Peter Falk , Peter Boyle , Allen GOORWITZ …
  • Pays de production :
     ETATS-UNIS
  • Année de production :  1978
  • Titre original : THE BRINK’S JOB
  • Distributeur :
    ARTISTES ASSOCIES

LE FILM: 8/10

Aprés des échecs lamentables et quelques années de prison, Tony Pinto décide de tenter « le gros coup »: le coffre fort de la Brink’s, firme spécialisée dans la garde et le transport de fonds des banques et des entreprises de Boston. Tony constitue une équipe de spécialistes qu’il entraine minutieusement pour le jour J fixé au 17 janvier 1950…

Après deux énormes succès, The French Connection et l’Exorciste, William Friedkin fit un flop retentissant avec Sorcerer, son remake du Salaire de la Peur. L’idée d’un film sur le casse de la Brink traîté sur le mode de l’humour n’est alors pas pour déplaire au cinéaste qui y voit un moyen de se refaire auprès des studios!

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Sous son air léger, le film se gausse ouvertement de la performance du FBI qui fut tourné en ridicule par une bande de pieds nickelés! Remarquablement mise en scène, cette comédie bénéficie d’un casting de premier choix avec Peter Boyle, Warren Oates, Paul Sorvino et le duo cassavettesien Peter Falk et Gena Rowlands! Un film méconnu mais loin d’être à mésestimer dans la carrière de William Friedkin!

TECHNIQUE: 8/10

Une bonne copie!

BONUS: 0/10

Rien…

VERDICT: 8/10

Une très bonne comédie policière à découvrir!

Disponible en DVD (13 euros) dans les magasins FNAC et FNAC.COM

CRITIQUE DVD: TRANCE

71PDwL7yqOL__SL1471_LE FILM: 8/10

Commissaire-priseur expert dans les œuvres d’art, Simon se fait le complice du gang de Franck pour voler un tableau d’une valeur de plusieurs millions de dollars. Dans le feu de l’action, Simon reçoit un violent coup sur la tête. À son réveil, il n’a plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau. Ni les menaces ni la torture ne lui feront retrouver la mémoire. Franck engage alors une spécialiste de l’hypnose pour tenter de découvrir la réponse dans les méandres de l’esprit de Simon…

Dixième film de l’Anglais touche à tout Danny Boyle, Trance est une belle réussite. Après une ouverture à couper le souffle nous montrant le vol d’un tableau, mise en scène avec un vrai brio qui rappelle, n’en déplaise à ses détracteurs, que Boyle connait son métier, le film se transforme en un thriller au scénario diabolique. Revenant à un trio de personnages comme c’était le cas dans son premier film « Petits Meurtres entre Amis » (c’est d’ailleurs le même scénariste!), Boyle, en vieux briscard rusé, nous balade d’un personnage à l’autre au gré des souvenirs cachés ou pas, réels ou pas. Durant une centaine de minutes, le spectateur se demande qui manipule qui et qui sera le grand gagnant de ce petit jeu. Remarquablement interprété par James MacAvoy, Vincent Cassel et Rosario Dawson qui nous gratifie d’ailleurs d’un nu frontal qui ravira les connaisseurs, Trance est un vrai plaisir pour les amateurs de casse-tête, ponctué de quelques scènes à la violence sadique assez jouissive. Entrez vite en trance!

TECHNIQUE: 8/10

Pour le support, le résultat force l’admiration!

BONUS: 8/10

Interactivité assez fournie avec un making of, quelques scènes coupées, un petit module sur la carrière de Danny Boyle ainsi qu’une conférence de presse de Danny Boyle.

VERDICT: 8/10

Un Thriller à voir absolument!

Disponible en DVD (19.99 euros) et blu-ray (24.99 euros) chez FPE.

 


CRITIQUE: TRANCE

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Commissaire-priseur expert dans les œuvres d’art, Simon se fait le complice du gang de Franck pour voler un tableau d’une valeur de plusieurs millions de dollars. Dans le feu de l’action, Simon reçoit un violent coup sur la tête. À son réveil, il n’a plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau. Ni les menaces ni la torture ne lui feront retrouver la mémoire. Franck engage alors une spécialiste de l’hypnose pour tenter de découvrir la réponse dans les méandres de l’esprit de Simon…

Dixième film de l’Anglais touche à tout Danny Boyle, Trance est une belle réussite. Après une ouverture à couper le souffle nous montrant le vol d’un tableau, mise en scène avec un vrai brio qui rappelle, n’en déplaise à ses détracteurs, que Boyle connait son métier, le film se transforme en un thriller au scénario diabolique. Revenant à un trio de personnages comme c’était le cas dans son premier film « Petits Meurtres entre Amis » (c’est d’ailleurs le même scénariste!), Boyle, en vieux briscard rusé, nous balade d’un personnage à l’autre au gré des souvenirs cachés ou pas, réels ou pas. Durant une centaine de minutes, le spectateur se demande qui manipule qui et qui sera le grand gagnant de ce petit jeu. Remarquablement interprété par James MacAvoy, Vincent Cassel et Rosario Dawson qui nous gratifie d’ailleurs d’un nu frontal qui ravira les connaisseurs, Trance est un vrai plaisir pour les amateurs de casse-tête, ponctué de quelques scènes à la violence sadique assez jouissive. Entrez vite en trance!

NOTE: 8/10

127 HEURES (2010)

Le 26 avril 2003, Aron Ralston, jeune homme de vingt-sept ans, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l’Utah.
Il est seul et n’a prévenu personne de son excursion. Alpiniste expérimenté, il collectionne les plus beaux sommets de la région.
Pourtant, au fin fond d’un canyon reculé, l’impensable survient : au-dessus de lui un rocher se détache et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie, en proie à des hallucinations…
Cinq jours plus tard, comprenant que les secours n’arriveront pas, il va devoir prendre la plus grave décision de son existence…

James Franco. Pathé Distribution

Tiré du roman « plus fort qu’un roc » qui retrace l’effroyable aventure d’Aron Ralston, le film de Danny Boyle est le film-concept par excellence. Le cinéaste britannique, capable du meilleur (« slumdog Millionaire ») comme du moins bon (« la plage ») a en effet choisi un sujet difficile. Mettre en scène une histoire dont tout le monde connaît l’issue en entrant dans la salle, soit celle d’un homme au bras coincé pendant 5 jours sous un rocher, n’est pas une mince affaire. Au contraire du film de Rodrigo Cortes, « buried« (avec son serpent, son téléphone qui capte sous terre et son briquet qui s’allume sans oxygène), il reste au plus près de la réalité et n’a pas rajouté de péripéties invraisemblables. Il a plutôt fait le choix de faire ressentir au spectateur les émotions et le délire dans lequel plonge le personnage. Pour ce faire, la caméra se fait souvent épileptique, ce qui en dérangera plus d’un. Pourtant, cela fonctionne plutôt bien et nous donne l’une des meilleures scènes du film où le héros se voit en train de « partouzer » sur l’air de « ça plane pour moi »! Ce style parfois clipesque colle assez bien au personnage de Ralston, jeune, immature et qui ne voit en la vie qu’une suite de défis.

James Franco, quant à lui, trouve enfin le rôle qui lui ouvrira beaucoup de portes, cantonné qu’il était à des seconds rôles dans lesquels il excellait toutefois ( Spiderman, Harvey Milk…). 127 Heures lui a valu d’ailleurs sa première nomination aux Oscars!

Seul reproche que je ferais au film est sa scène finale avec le vrai Aron Ralston et la morale à deux sous dont je me serais bien passé.Sans avoir réalisé un grand film, Boyle réussit toutefois son pari et nous met la boule au ventre pendant 90 minutes éprouvantes!