CRITIQUE: JEWISH CONNECTION (2010)

Mercredi, avant de rentrer de Deauville, il me restait un film à voir, le film de Kevin Asch, »Holy Rollers » (Jewish connection en français). Sam Gold, 20 ans, est juif issu d’une famille très pratiquante; il travaille pour son père qui vend du tissu et son avenir est tout tracé: il se mariera avec la femme qu’on aura choisi pour lui et sera rabbin. Mais il ne l’entend pas de cette oreille; ce qu’il veut c’est gagner de l’argent. Justement, son ami Yossef lui propose un boulot simple et bien payé: transporter des médicaments entre New-York et Amsterdam. Il accepte jusqu’à ce qu’il s’aperçoive que ces médicaments ne sont autre que des pilules d’ecstasy. Après une phase de questionnement, il va finir par prendre goût à cette nouvelle vie et entrer dans un engrenage dangereux…

En compétition, le film a déjà été présenté au dernier festival de Sundance. Asch, dont c’est le premier long métrage, s’est inspiré ici de faits réels. Il livre à mon goût le film le plus intéressant et le plus abouti de ceux que j’ai pu voir durant ce festival. Il s’agit d’un film sur la foi mais sur fond de polar urbain dans un style qui m’a beaucoup fait penser à James Gray, ce qui n’est pas rien. Le scénario est très bien ficelé, très documenté et très bien écrit. Concernant l’interprétation, le rôle principal est incarné par le jeune Jesse Einsenberg dont on reparlera sûrement puisqu’il est le créateur de Facebook dans « the social network », le prochain David Fincher. Pour finir, le film est porté par une excellente bande originale. Magnifique film en salles le 23 février prochain.