Festival de Cinéma Européen des Arcs 2016: le Palmarès

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Ca y est! Les différents jurys ont rendu leur verdict, dont ressortent deux films, « Glory », sans conteste le meilleur film de la compétition et » Layla M », le film de Mijke de Jong sur la radicalisation d’une jeune Hollandaise.

Voici le palmarès complet:

La Flèche de Cristal, en partenariat avec Hiventy, a été remise au long-métrage de Kristina Groseva et Petar Valchanov, Glory, distribué par Urban Distribution !

Le Grand Prix du Jury a été attribué à Home de Fien Troch

Une mention a été remise à The Fixer d’Adrian Sitaru !

Le Prix d’interprétation féminine a été attribué à Nora El Koussour dans Layla M de Mijke de Jong !

Le prix d’interprétation masculine a récompensé le comédien Tudor Istodor dans The Fixer d’Adrian Sitaru, qui sortira le 1er mars 2017, distribué par Damned Distribution. !

Le prix de la meilleure musique originale, doté par la SACEM, a été attribué à Nicola Piovani pour L’Indomptée de Caroline Deruas, qui sortira le 1er février 2017 distribué par Les Films du Losange. !

Le prix de la meilleure photographie a été décerné à Gösta Reiland pour Pyromaniac d’Erik Skojblærg

Le prix du Public, remis en partenariat avec France 4, a récompensé Layla M de Mijke de Jong.

Le prix de la Presse, décerné par un jury de 4 journalistes des rédactions de Transfuge, Elle, La Repubblica et Le Journal des Femmes a été remis au film Glory de Kristina Groseva et Petar Valchanov Avec mention pour les deux comédiennes Funda Eryigit, Ecem Uzun et Yesim Ustaoglu la réalisatrice de Clair Obscur.

Le Prix 20Minutes d’Audace remis par un jury de six journalistes du quotidien « 20 Minutes » a été remis à Zoology, d’Ivan Ivanovitch Tverdovskiy, distribué par Arizona Distribution.

Le prix Cineuropa, attribué à un film produit ou co-produit par un pays participant au programme MEDIA ou membre du programme Eurimages, a été remis au film Lady Macbeth (The young lady) qui sortira le 12 avril 2017, distribué par KMBO.

Le prix du Meilleur court-métrage, doté par Transfuge et décerné par un jury composé du réalisateur Antonin Peretjatko, de la comédienne Alice de Lencquesaing, de la réalisatrice Audrey Estrougo, du chroniqueur François Theurel, alias Le Fossoyeur de film, de la comédienne et réalisatrice Lola Bessis et de Grégory Audermatte, programmateur pour Arte, a été attribué à Rhapsody de Constance Meyer.

Une mention a été décernée à Ambulance de Sebastian Torngren-Wartin.

Les lycéens de Bourg Saint Maurice, Albertville et Chambéry ont remis le prix du Jury Jeune au film L’Indomptée de Caroline Deruas et une mention spéciale à Zoology d’Ivan Ivanovitch Tverdovskiy.

Le palmarès est donc assez juste même si l’on peut discuter du choix de la photographie pour Pyromane au détriment de celle très belle de « The Young Lady ».

 

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Festival de Cinéma Européen 2016: jour 6 et 7

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Jeudi aura été plutôt calme avec la première projection à 17h de Corniche Kennedy de Dominique Cabrera. Nous proposons après la séance à Lola Creton, Alain De Maria et Kamel Kadri de passer à notre appartement pour l’apéritif; la bouteille de champagne gagnée à la course de luge est au frais.

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Nous nous retrouvons donc autour de quelques bulles avant de rejoindre les chalets de l’Arc pour le repas de clôture du Sommet! Tartiflette et vin blanc au programme. La soirée se terminera comme toujours chez O’Chaud jusqu’au petit matin!

Le vendredi, calme le matin, permettre de recharger les accus pour cette dernière journée. Après le repas de midi, deux heures de ski seront appréciables avec soleil et des pistes pour moi tout seul!

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En fin de journée, direction le Taillefer pour la Cérémonie de Clôture( interminable!) et le film de clôture, l’excellent « la Communauté » de Thomas Vinterberg. Petit buffet chez Luigi et direction O’Chaud pour la dernière fois. Sur le chemin, je croise la belle Valeria Golino, invitée d’honneur du Festival.

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Après un dernier verre dans l’appartement d’un festivalier où tout le monde se retrouve, direction le lit pour une bonne nuit de 2h30 de sommeil avant le départ!

Le Festival des Arcs n’est pas de tout repos!

 

Festival de Cinéma Européen des Arcs: Jour 5

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Cette cinquième journée sera l’occasion d’en finir avec les films en compétition. Après un réveil bien matinal et un bon petit déj, en route pour les Arcs 2000 pour un premier film à 9 h, « Home« , film sur la jeunesse, qui agresse un peu de bon matin! En suivant à 11 h, »The Young Lady » nous réconcilie avec la vie avec ce portrait de femme noir mais élégant. Après le déjeuner, l’heure est à l’écriture, puis à l’oisiveté. Je ferai un petit détour vers la résidence « le Manoir » pour assister à l’enregistrement d’une émission de France Bleu avec Bruno Coulais et Mélanie Doutey.

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Le dernier film prévu à 18h m’échappera, la Coupe de la Ligue de foot ayant eu ma préférence! Après ce match marqué par la qualification de mon équipe de coeur, mon coloc et moi partons nous faire une fondue savoyarde que, ayant peur de manquer, nous complétons d’une planche de charcuterie! Erreur, nous frôlons l’éventration!

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Après cette intermède gastronomique, direction « les Belles Pintes » pour le traditionnel Quizz Ciné Voskaster pour lequel nous réunissons 12 personnes pour former une équipe de choc (journalistes, distributeurs et blogueurs!). Malheureusement, les épreuves ne nous permettront pas de mettre en valeur notre culture cinéphilique hors du commun! La soirée s’achèvera bien plus tard, émaillée de belles rencontres, comme avec Jérémie Elkaïm,  Niels Schneider ou les retrouvailles avec l’actrice de « Divines », Jisca Kalvanda!

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Critique: The Young Lady (Festival de Cinéma Européen des Arcs 2016)

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2016 – Royaume-Uni de William OLDROYD Avec : Florence PUGH, Cosmo JARVIS, Paul HILTON, Naomi ACKIE, Christopher FAIRBANK.

1865, Angleterre rurale. Katherine mène une vie malheureuse d’un mariage sans amour avec un Lord qui a deux fois son âge. Un jour, elle tombe amoureuse d’un jeune palefrenier qui travaille sur les terres de son époux et découvre enfin la passion. Habitée par ce puissant sentiment, Katherine est prête aux plus hautes trahisons pour vivre son amour impossible.

Premier film du réalisateur anglais William Oldroy, « The Young Lady » s’inspire d’un roman russe de Nilolaï Leskov, « Lady Macbeth du district de Mtsensk » qui traite du rôle ingrat de la femme au XIXème siècle. Le personnage de Katherine, à l’instar de Lady Macbeth, est une femme qui refuse de se soumettre. Elle ira jusqu’à tuer pour vivre la vie qu’elle souhaite. Remarquablement mis en scène tout en plans fixes magnifiquement travaillés, « The Young Lady » est un premier film surprenant par sa maîtrise. On s’attache à ce personnage de femme maltraitée, humiliée, puis, petit à petit, Katherine va sombrer dans une folie insidieuse qui entrainera tout le monde dans son sillage, que ce soit, le palefrenier ou sa servante Anna. La somptueuse photo du film est un écrin pour la jeune Florence Pugh, d’une beauté et au jeu d’une intensité rares. Un grand film!

4.5

 

Critique: Home (Festival de Cinéma Européen des Arcs 2016)

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2016 – Belgique De Fien TROCH Avec : Sebastian VAN DUN, Mistral GUIDOTTI, Loïc BATOG, Lena SUIJKERBUIJK, Karlijn SILEGHEM

Home suit la confrontation entre deux générations. Des adolescents qui explorent la frontière ténue entre confiance, amitié et loyauté, des adultes qui semblent aliénés par leur propre jeunesse passée. La confrontation sera plus brutale que prévu.

Choquer, tel semble être l’objectif premier de ce film volontairement réaliste (caméra à l’épaule) et cru. La réalisatrice s’intéresse à un groupe de lycéens chahutés par la vie. Kevin sort de prison après avoir tabassé un homme et doit vivre chez sa tante, sa famille ne souhaitant pas encore le réintégrer. John, son meilleur ami, lui, vit avec sa mère dans une relation destructrice. La réalisatrice multiplie les scènes volontairement choquantes pour nous amener, on s’en doute vers plus de noirceur. Difficilement supportable, le film s’étire en outre en longueur. Le jeune casting est toutefois à saluer!

2.5

 

Festival de Cinéma Européen des Arcs 2016: Jour 4

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Réveil branché pour ce quatrième jour pour être à l’heure au rdv de 8h30 pour ceux qui veulent prendre leur petit déjeuner à l’Aiguille Rouge, à 3200 m d’altitude, juste en face du Mont Blanc.

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L’occasion de discuter avec Catherine Corsini de son prochain long métrage au tournage imminent, « Un amour impossible » avec Virginie Efira, adaptation du roman de Christine Angot. Puis découverte de ce panorama tout simplement hallucinant tout en sirotant un chocolat chaud accompagné de viennoiseries. Oui, le Festival c’est pas de tout repos!

Une fois redescendu, je tente d’attraper la navette pour regagner la salle de projection pour « Layla M. ». Manque de pot, elle vient de passer, mon dernier espoir repose donc sur l’autostop! Mission accomplie, je peux assister à la projection de l’un des meilleurs films de la compétition. Après cette projection, un petit sandwich et place à un autre film, « Glory », le film bulgare! Chef d’oeuvre! La journée aura été plus réjouissante niveau cinoche que la veille.

Une fois rentré, quelques heures d’écriture puis direction la piscine extérieure et le jacuzzi, de nuit! Rafraichissant!

Mon coloc étant fiévreux, je lui prépare un grog, le met au lit et ingurgite en solo une tartiflette d’anthologie avant de rentrer pour la première soirée au calme!

Bonne nuit les petits!

Critique: Glory ( Festival de Cinéma Européen des Arcs 2016)

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2016 – Bulgarie De Kristina GROZEVA, Petar VALCHANOV Avec : Stefan DENOLYUBOV, Margita GOSHEVA, Milko LAZAROV, Kitodar TODOROV

Lorsqu’un cheminot nommé Tsanko Petrov trouve des millions de lev sur la voie ferrée, il décide de remettre la totalité de la somme à la police. L’État reconnaissant lui offre une nouvelle montre-bracelet en récompense… qui s’arrête bientôt. Pendant ce temps, Julia Staikova, la directrice des relations publiques du ministère des transports, égare sa vieille montre. Ici commence la bataille désespérée dans laquelle se lance Petrov pour récupérer non seulement sa vieille montre, mais aussi sa dignité.

Sous une apparence un peu fauchée et peu inspirée des premières images où l’on voit un cheminot travailler sur les voies, filmé caméra à l’épaule, avec une lisibilité des plus limitées, le film se révèle être, petit à petit et jusqu’au bout, finalement un grand film! Tout repose sur un scénario apparemment basique et un thème qui irradie beaucoup de films d’Europe de l’Est: un Etat gangrené par la corruption. Le cheminot, bègue et naïf, découvre un pactole sur les rails et décide de le restituer quasi-intégralement, ne prélevant qu’une somme ridicule pour boucler sa fin de mois. Elevé au rang de héros national par le service de presse du Ministère des Transports dans le but de faire oublier les affaires de corruption, il va s’avérer être le grain de sable dans l’engrenage à cause d’une stupide affaire de montre. Ce scénario, véritable mécanique de précision, nous offre un personnage de cinéma inoubliable, cet homme du peuple naïf mais d’une bonté folle, un John Doe bulgare, porté par un acteur époustouflant, Stefan Denolyubov. La mise en scène est à saluer également tant elle regorge d’idées brillantes, comme cette mouche omniprésente au domicile de Petrov, que l’on entend voler en même temps que la musique d’attente téléphonique du Ministère, manière astucieuse d’illustrer l’opposition entre les deux mondes. Tous les seconds rôles sont également d’une richesse folle, en particulier la directrice des relations publiques du Ministère, Julia, enfermée dans son monde, que seul un choc pourrait faire réagir. Un chef d’oeuvre!

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