Critique: Shorta

Anders ØLHOLM et Frederik Louis HVIID

Danemark

2020 / 108’ / première française / Danois
Premier film

Les circonstances de la garde à vue de Talib Ben Hassi (19 ans) restent flous. Deux policiers, Jens et Mike, sont en patrouille de routine dans le ghetto de Svalegården lorsque la nouvelle de la mort de Talib tombe, déclenchant une rage incontrôlable et refoulée chez les jeunes, qui aspirent à la vengeance. Les deux officiers doivent se défendre face à la colère des habitants et tentent de trouver une issue.

Premier long danois en compétition dans le cadre du Festival de Cinéma Européen des Arcs, « Shorta » est un peu la version nordique des « Misérables ». Le décès d’un jeune maghrébin issu d’une cité tendue lors d’une bavure policière met le feux aux poudres. Deux policiers Jens, le flic modèle, et Mike, le dur, vont se retrouver à tenter de survivre une nuit entière dans l’oeil du cyclone, sans aide extérieure. Remarquablement mis en scène, ce premier film maintient une tension étouffante du début à la fin et, comme son pendant français, fait un constat terrible sur une situation qui paraît inextricable entre une jeunesse qui se sent abandonnée et des forces de police qui se sentent impuissantes. Glaçant jusqu’à un final totalement désenchanté…

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