Critique: Carré 35

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« Carré 35 est un lieu qui n’a jamais été nommé dans ma famille ; c’est là qu’est enterrée ma sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Cette sœur dont on ne m’a rien dit ou presque, et dont mes parents n’avaient curieusement gardé aucune photographie. C’est pour combler cette absence d’image que j’ai entrepris ce film. Croyant simplement dérouler le fil d’une vie oubliée, j’ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j’ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes. »

Eric Caravaca mène l’enquête à travers « Carré 35 ». S’il choisit le documentaire, c’est bien à un vrai polar que l’on assiste. Durant des années, il ne cherche pas un assassin mais seulement la vérité sur une soeur, Christine, qu’il n’a jamais connu, morte bien avant sa naissance, à l’âge de trois ans et dont il n’a absolument aucune photo. Il interroge sa famille, son frère, son père mais surtout sa mère qui semble enfouir dans sa mémoire de multiples secrets. Mêlant l’histoire intime de sa famille et la grande Histoire sur fond de guerre d’Algérie, « Carré 35 » se révèle passionnant et poignant. Caravaca n’y règle pas ses comptes mais cherche à éclairer des zones d’ombre, de celles que renferme chaque famille, celles qui au lieu de préserver, empêchent d’avancer et de se construire. L’un des grands films de l’année!

4.5

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