The Lobster en ouverture du FIFIB 2015 (Critique)


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Hier soir avait lieu dans la salle de 650 places du Rocher de Palmer de Cenon la cérémonie d’ouverture du 4ème FIFIB, Festival International du Film Indépendant de Bordeaux.

C’est l’humoriste Kee-Yoon qui revêtait les habits de maîtresse de cérémonie et qui tentait tant bien que mal, bien qu’avec talent,  de dérider le public bordelais « comme à Paris mais en plus snob! ». Les deux directrices Johana Careire et Pauline Reifers prenaient ensuite la parole pour annoncer « la couleur » (rose!) de cette nouvelle édition, démontrant au passage qu’elles étaient maintenant tout à fait à l’aise dans leur rôle, sans oublier les sempiternels remerciements aux partenaires (nombreux!) de cette édition (et même de la prochaine!). Quelques mots ensuite de l’incontournable dénicheur de pépites Léo Soesanto sur le festival et le film du soir ainsi qu’un petit « coucou » de Yorgos Lanthimos et Ariane Labed retenus à l’étranger. Enfin, la Présidente du jury, la talentueuse Valeria Golino pouvait déclarer le festival ouvert et laisser place au film, the Lobster.

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Dans un futur proche… Toute personne célibataire est arrêtée, transférée à l’Hôtel et a 45 jours pour trouver l’âme soeur. Passé ce délai, elle sera transformée en l’animal de son choix. Pour échapper à ce destin, un homme s’enfuit et rejoint dans les bois un groupe de résistants ; les Solitaires.

Prix du Jury au dernier Festival de Cannes, « the Lobster » est le 4ème film du Grec Yorgos Lanthimos, tourné cette fois en Anglais avec une distribution internationale. Il s’agit ici d’une fable d’anticipation qui part d’un postulat assez barge: dans un futur proche, il est impératif d’être en couple. Les célibataires sont envoyés dans un hôtel en pleine campagne pour un séjour de 45 jours au bout duquel ils doivent finir en couple. Ceux qui échouent sont alors transformés en l’animal de leur choix! David, un Colin Farrell moustachu et bedonnant, ayant choisi d’être un homard en cas d’échec, débute alors l’aventure.

Tourné en lumière naturelle avec des comédiens sans maquillage, The Lobster est un drôle d’objet filmique, entre l’étrangeté de Kafka, les personnages farfelus à la Wes Anderson et porteur d’une réflexion sur l’Amour et nos sociétés contemporaines qui n’est pas sans rappeler celle de Spike Jonze (« Her »). Souvent drôle, complètement décalé, parfois inquiétant, The Lobster est un petit régal pour le spectateur qui se laissera porter par ce récit farfelu, comme pour le casting parfait (Rachel Weisz, Léa Seydoux, Ariane Labed, John C.Reilly, Ben Wishaw…) qui semble s’être bien amusé! Vous allez en pincer pour The Lobster!

4.5

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Une réflexion sur “The Lobster en ouverture du FIFIB 2015 (Critique)

  1. Après visionnage au ciné, The Lobster ne laisse pas indifférent. Dans une societe qui normalise le couple jusqu’à en faire un standard de vie (ou d’exclusion) l’homme à t il le choix encore de vivre comme il le désire? Bien que cette transformation en animal fasse rire, le réalisateur nous ouvre des portes pour qu’on se pose des questions. À chacun de faire sa transposition de vie sur le couple ou son homard.
    Un bon casting réuni autour d’une idée farfelue donne un film noir et brillant.
    Ne pas oublier la mayonnaise, ce film est à consommer sans modération 😉

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