Critique: Dans la cour

dans-la-cour

  • Réalisé par :
    Pierre Salvadori
  • Avec :
    Catherine Deneuve, Gustave Kervern, Feodor Atkine…
  • Durée :
    1h37min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2013
  • Titre original : Dans la cour
  • Distributeur :
    Wild Bunch

Antoine est musicien. A quarante ans, il décide brusquement de mettre fin à sa carrière. Après quelques jours d’errance, il se fait embaucher comme gardien d’immeuble. Jeune retraitée, Mathilde découvre une inquiétante fissure sur le mur de son salon. Peu à peu, son angoisse grandit pour se transformer en panique : et si l’immeuble s’effondrait… Tout doucement, Antoine se prend d’amitié pour cette femme qu’il craint de voir sombrer vers la folie. Entre dérapages et inquiétudes, tous deux forment un tandem maladroit, drolatique et solidaire qui les aidera, peut-être, à traverser cette mauvaise passe.

Considérant Pierre Salvadori comme l’un des meilleurs réalisateurs de comédie en France et chacun de ses films comme des régals de drôlerie et de finesse, grande était l’attente de voir son nouveau bijou, qui plus est avec la grande Catherine Deneuve! Force est de reconnaître que la déception prédomine! Salvadori s’intéresse comme toujours à des personnages au bout du rouleau, psychologiquement perturbés. Ici, il choisit de conter la rencontre entre deux êtres fragiles, Antoine, toxico dépressif et Mathilde retraitée angoissée de tout et particulièrement par les fissures dans son appartement (bel hommage à Répulsion!) mais il choisit de les laisser en vase clos, dans leur immeuble. Tout autour d’eux, des personnages secondaires beaucoup trop archétypaux pour susciter l’intérêt (le mari inquiet pour sa femme, le voisin à cheval sur les règles de copropriété, le SDF membre d’une secte… Le film baigne donc dans une morosité contagieuse et n’offre finalement pas beaucoup d’occasion d’en sortir, suscitant l’ennui chez le spectateur. Heureusement, le film s’appuie sur un duo de cinéma somptueux avec une Catherine Deneuve de plus en plus surprenante et un Gustave Kervern parfait dans ce rôle d’ours dépressif et Salvadori prouve qu’il est un très bon metteur en scène.

J’aurais aimé adorer ce film et y entrer pleinement, malheureusement il m’a laissé dans la cour…

NOTE: 5.5/10

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s