CRITIQUE: DESPUES DE LUCIA

DESPUES+DE+LUCIA

Lucia est morte dans un accident de voiture il y a six mois ; depuis, son mari Roberto et sa fille Alejandra, tentent de surmonter ce deuil. Afin de prendre un nouveau départ, Roberto décide de s’installer à Mexico. Alejandra se retrouve, nouvelle, dans une classe. Plus jolie, plus brillante, elle est rapidement la cible d’envie et de jalousie de la part de ses camarades. Refusant d’en parler à son père, elle devient une proie, un bouc émissaire.

En dix minutes de film, par le simple biais de sa mise en scène, par le simple pouvoir des images, Michel Franco nous dévoile le drame vécu par Roberto et sa fille Alejandra. Ce drame aveuglera Roberto qui ne s’apercevra pas de l’horreur endurée par sa fille quotidiennement au lycée. Avec une mise en scène glaciale, clinique, qui n’est pas sans rappeler le travail de Michael Haneke, Michel Franco multiplie les longs plans-séquences sur les brimades et sévices subis par la jeune Alexandra, tout en réservant les images les plus dures au hors-champ.

Extrêmement maîtrisé, Despues de Lucia, reste toutefois un film difficile à apprécier pleinement tant il est difficilement supportable jusqu’à une dernière scène en guise de coup fatal aux illusions du spectateur sur la nature humaine. Franco nous rappelle que le mal est en l’homme et ce, dès l’enfance! Effrayant…

NOTE: 8/10

 

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