CRITIQUE: Dans la Maison

Un garçon de 16 ans s’immisce dans la maison d’un élève de sa classe, et en fait le récit dans ses rédactions à son professeur de français. Ce dernier, face à cet élève doué et différent, reprend goût à l’enseignement, mais cette intrusion va déclencher une série d’événements incontrôlables.

Deux ans après « Potiche », François Ozon revient avec un treizième long métrage, à nouveau adapté d’une pièce de théâtre, « Dans la Maison ». Même si le François Ozon de 2012 s’est assagi par rapport à celui des débuts qui n’avait pas peur de provoquer son public avec des oeuvres telles que « Sitcom » ou « Gouttes d’eau sur pierres brûlantes », il continue de proposer tout de même des films qui appellent à la réflexion.

Avec ce nouvel opus, Ozon brasse de multiples influences que ce soit les séries US pour les pavillons à la Wisteria Lane (Desperate Housewives) ou le cinéma d’Hitchcock ou de Pasolini pour le thème du voyeurisme, central dans ce film. En effet, la relation et le jeu pervers entre le professeur et l’élève nous amène à réfléchir sur le pourvoir de l’auteur, littéraire ou autre, et son processus de création mais aussi sur la tendance générale au voyeurisme qui gangrène nos sociétés, asphyxiées par les magazines people et la télé réalité.

Sous une forme très ludique et intellectuellement très stimulante, le film d’Ozon est une belle réussite, malgré quelques longueurs dans la seconde partie, qui confirme que Fabrice Lucchini peut être aussi bon quand il n’en fait pas des tonnes!

NOTE: 7.5/10
 

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