CRITIQUE: THE DESCENDANTS

A Hawaii, la vie d’une famille bascule. Parce que sa femme vient d’être hospitalisée suite à un accident de bateau, Matt King tente maladroitement de se rapprocher de ses deux filles, Scottie, une gamine de dix ans vive et précoce, et Alexandra, une adolescente rebelle de dix-sept ans. Il se demande aussi s’il doit vendre les terres familiales, les dernières plages tropicales vierges des îles, héritées de ses ancêtres hawaiiens. Quand Alexandra lui révèle que sa mère avait une liaison, le monde de Matt vacille. Avec ses deux filles, il part à la recherche de l’amant de sa femme. Durant une semaine essentielle, au fil de rencontres tour à tour drôles, perturbantes et révélatrices, il va finalement prendre conscience que sa principale préoccupation est de reconstruire sa vie et sa famille…

Après que les premières images du film nous aient montré la femme de Matt à jet ski, on passe très vite à un générique sur fond de musique hawaïenne avec plein de jolies fleurs. Puis, très vite, le narrateur, Matt King, nous fait comprendre qu’Hawaï, c’est comme partout ailleurs et ça n’a rien d’un paradis. La preuve, il se retrouve avec sa femme aux portes de la mort, ses deux filles dont il ne s’est jamais occupé et la nouvelle de l’infidélité de sa femme sans parler de la vente des terres familiales à gérer! Alexander Payne repasse derrière la caméra après 7 ans d’absence et son excellent « Sideways » qui mettait déjà en scène des personnages en pleine remise en question. C’est le cas ici pour le personnage de Matt qui perd tous ses repères alors que sa femme est mourante; il lui faut pour la première fois prendre les choses en main et donner un sens à sa vie. La grande force du film et d’Alexander Payne en général est de mettre sa mise en scène littéralement au service de personnages d’une richesse rare et d’un scénario, véritable bijou d’écriture. Même si certaines scènes sont bouleversantes, le film ne sombre jamais dans le pathos, naviguant sans cesse entre la comédie et le drame dans une espèce de zénitude renforcée par la bande originale 100% hawaïenne. Clooney n’a jamais été aussi bon, dévoilant une fragilité qu’on ne soupçonnait pas et sans jamais tirer la couverture à lui; tant mieux pour le reste du casting, excellent également avec une mention spéciale à Shailene Woodley très émouvante dans le rôle de la fille aînée qui semble prendre les affaires en main malgré la souffrance. Robert Foster fait également une belle apparition dans le rôle du beau-père infect mais néanmoins touchant dans une formidable scène où il rend visite à sa fille sur son lit de mort.

The Descendants est vraiment un très beau film qui pourrait faire la surprise aux prochains Oscars.

 

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