CRITIQUE: LES BIEN-AIMES (2011)

1963, à Paris, Madeleine se prostitue pour améliorer son quotidien de vendeuse de chaussures. Elle tombe sous le charme d’un de ses clients, Jaromil, un étudiant en médecine tchèque. Quelques temps plus tard, elle le suit à Prague où ils ont une petite fille Vera. Poussée par l’invasion russe et les infidélités de Jaromil, Madeleine rentre en France avec sa fille et va tenter de refaire sa vie. Arrivée à l’âge adulte, Vera subit les mêmes tourments amoureux que sa mère alors qu’elle tombe sous le charme d’un musicien gay…

Travaillant au rythme d’un film par an, Christophe Honoré revient au film musical quatre ans après « les chansons d’amour ». Après une première partie dans les années 60, fortement inspirée de « l’homme qui aimait les femmes » de Truffaut et des films de Jacques Demy, Honoré revient à une époque plus récente et se rapproche du style des « chansons d’amour ». L’alchimie parfaite entre les images d’Honoré et la musique d’Alex Beaupain se reproduit donnant un mélange assez magique, pour ceux qui ne sont pas bien sûr réfractaires à la comédie musicale.

 D’autre part, s’entourant à nouveau d’acteurs qu’il connaît bien comme Louis Garrel, Ludivine Sagnier ou Chiara Mastroianni, il y ajoute Catherine Deneuve, Milos Forman ou encore Michel Delpech qui, ironie du sort, est le seul acteur qui ne chante jamais dans le film. Et ce casting a tout du casting parfait tant il fonctionne à merveille avec en point d’orgue le duo mère fille à l’écran comme à la ville Deneuve/Mastroianni. Cette dernière trouve d’ailleurs certainement son meilleur rôle avec cette Vera qui court desespérément après l’amour de son musicien qui aime les hommes. Honoré franchit ici un cap par rapport aux « chansons d’amour » pour nous offrir une grande fresque sur l’Amour et la transmission parents/enfants. Vraiment un des grands films de l’année!

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Une réflexion sur “CRITIQUE: LES BIEN-AIMES (2011)

  1. Le casting tient le film à bout de bras car il manque un propos fort au film. Le film traite plus de « l’incapacité » d’amour de ces personnages féminins. Mais film à voir même pour les réfractaires aux comédies musicales car les intermèdes musicaux s’intègrent parfaitement.

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