LA CLASSE OUVRIERE VA AU PARADIS (1972)

Lulu Massa est un ouvrier modèle au sein de son usine. Il imprime un rythme échevelé à son travail et méprise les revendications de ses camarades syndicalistes. Il fait son travail, se motivant en pensant au derrière d’une de ses collègues. Quand un jour, il se coupe un doigt avec sa machine, tous les ouvriers lancent une grève en solidarité. Cet évènement va bousculer ses certitudes…

Un an après « enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon » qui traîtait de la corruption dans son pays, Elio Petri s’attaque donc en 1972 à une peinture au vitriol de l’économie et de l’industrie. La force du film et ce qui fait encore tout son intérêt est que quarante ans plus tard, rien n’a changé. La menace prend aujourd’hui la forme des délocalisations mais l’ouvrier est toujours au centre de cette machine à broyer. Peu connu, le film récemment ressorti en salles en copies neuves avait tout de même décroché la Palme d’or à Cannes et mérite d’être (re)découvert. L’interprétation de Gian Maria Volonte est comme toujours formidable et la partition de Morricone, elle très connue, nous emporte dès le générique. A voir en attendant enfin une édition dvd à l’automne 2011.

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