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CRITIQUE: TED
À 8 ans, le petit John Bennett fit le voeu que son ours en peluche de Noël s’anime et devienne son meilleur ami pour la vie, et il vit son voeu exaucé. Presque 30 ans plus tard, l’histoire n’a plus vraiment les allures d’un conte de Noël. L’omniprésence de Ted aux côtés de John pèse lourdement sur sa relation amoureuse avec Lori. Bien que patiente, Lori voit en cette amitié exclusive, consistant principalement à boire des bières et fumer de l’herbe devant des programmes télé plus ringards les uns que les autres, un handicap pour John qui le confine à l’enfance, l’empêche de réussir professionnellement et de réellement s’investir dans leur couple. Déchiré entre son amour pour Lori et sa loyauté envers Ted, John lutte pour devenir enfin un homme, un vrai !
Premier long métrage de Seth MacFarlane, star de la télé US, précédé d’une campagne marketing savamment orchestrée, "Ted" est le gros succès de l’été outre-Atlantique et se débrouille plutôt bien pour sa sortie en France (plus de 400 000 entrées en 1ère semaine!)!
Contrairement à ce que l’on pourrait penser en voyant cet ourson, le film n’est pas du tout conçu pour les petits! Par contre il semble être conçu pour les adolescents! Le héros, interprété par un Mark Wahlberg qu’on a connu bien meilleur, et son ourson, sont fans de films débiles et ne s’intéressent qu’au sexe et à la fumette! Lire la suite…
CRITIQUE: CONTREBANDE
Chris Farraday a tiré un trait sur son passé criminel et s’est construit une vie paisible avec sa femme Kate et leurs deux fils, jusqu’au jour où son jeune et naïf beau-frère Andy manque à ses engagements dans une opération de trafic de drogues montée par l’inquiétant petit caïd local Tim Briggs. Pour aider Andy à s’acquitter de sa dette, Chris est forcé de reprendre du service et se tourne vers ce qu’il connaît le mieux : la contrebande.
Avec l’aide de son meilleur ami Sebastian, Chris s’assure la coopération de quelques relations éprouvées, dont son ami d’enfance Danny Rayner, et élabore un coup qui devra lui assurer des millions en faux billets, contre un simple aller-retour au Panama, ce sous l’oeil suspicieux du Capitaine Camp que des antécédents houleux avec le père de Chris rendent d’autant plus méfiant.
L’opération s’avère vite être une impasse. Chris n’a plus que quelques heures pour mettre la main sur le butin. Il va devoir faire appel à des talents auxquels il avait renoncé depuis longtemps et naviguer entre la pègre locale, la police et les douanes, avant que sa femme et leurs fils ne servent de dédommagement à Briggs.
Remake de l’excellent polar islandais "Illegal Traffic" (Reykjavik-Rotterdam), "Contrebande" est réalisé par Baltasar Kormakur qui interprétait le rôle principal dans la version originale! Si l’on ne connaît pas celle-ci, Contrebande est un polar US moyen comme on en voit par dizaines dans les rayons DVD de nos fournisseurs habituels! Rien de transcendant, rien de mauvais non plus, avec même quelques scènes assez rondement menées. Si maintenant l’on connaît le polar d’origine, Contrebande n’est qu’une pâle copie (la plupart des scènes sont complètement calquées sur l’original) et perd cet aspect réaliste, presque documentaire qui faisait la force du premier film. Seule différence, au lieu de se passer entre Reykjavik et Rotterdam, la contrebande a lieu entre les Etats-Unis et le Panama! Inutile donc!
Un conseil : procurez-vous "Illegal Traffic" et passez votre chemin pour Contrebande!





