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CRITIQUE: LA PLANETE DES SINGES, LES ORIGINES (2011)

15 août 2011 2 commentaires

Will Rodman, un scientifque dont le père souffre de la maladie D’Alzheimer, travaille justement sur cette maladie. Il met au point un virus qui, une fois inoculé à des primates, multiplie les cellules de leur cerveau et leur donne des facultés insoupçonnées. Rodman décide alors en cachette de tester ce virus sur son père. Dans le même temps, il recueille chez lui un bébé chimpanzé dont la mère a été tuée par un agent de sécurité. Il s’aperçoit alors que les effets du virus se transmettent de génération en génération…

Nous connaissions "la planète des singes" de Franklin Schaffner avec Charlton Heston( et ses 4 suites) et le remake de Tim Burton (un naufrage!) qui étaient tous deux de fidèles adaptations du roman de Pierre Boulle. On y voyait une Terre dévastée gouvernée par des singes réduisant les quelques humains survivants en esclavage. Ici, Rupert Wyatt, dont  c’est la deuxième réalisation après "l’ultime évasion" non sorti en salles chez nous, nous offre ce que l’on appelle un "reboot", façon très à la mode outre-Atlantique de prendre un grand succès et de nous en conter les origines, comme dernièrement avec "Wolverine".

Finies les grosses peluches censées personnaliser Cornelius et compagnie, ici les images de synthèse sont exploitées à merveille sur le même principe qu’Avatar: de vrais acteurs jouent les singes pour être ensuite remplacés par ces images. Dans le rôle de César, c’est le spécialiste du genre qui s’y colle: Andy Serkis qui avait déjà prêté ses mouvements à King Kong ou Gollum dans le "le seigneur des anneaux" fait une superbe prestation et efface complètement James Franco et surtout Freida Pinto qui, bien que magnifique, hérite d’un rôle complètement inutile. Belle trouvaille en tout cas que d’avoir confié les rôles principaux aux singes, ce qui n’était pas le cas dans les versions précédentes. Côté scénario, sans tout vous dévoiler, il est assez malin et nous amène intelligemment vers les films que l’on connaît et ce, de manière tout à fait efficace traitant au passage aussi bien des dérives de la science que de la lutte des classes! Sans temps mort, on assiste à un bon divertissement rythmé et délicieusement anxiogène. Une bonne surprise!

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127 HEURES (2010)

Le 26 avril 2003, Aron Ralston, jeune homme de vingt-sept ans, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l’Utah.
Il est seul et n’a prévenu personne de son excursion. Alpiniste expérimenté, il collectionne les plus beaux sommets de la région.
Pourtant, au fin fond d’un canyon reculé, l’impensable survient : au-dessus de lui un rocher se détache et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie, en proie à des hallucinations…
Cinq jours plus tard, comprenant que les secours n’arriveront pas, il va devoir prendre la plus grave décision de son existence…

James Franco. Pathé Distribution

Tiré du roman "plus fort qu’un roc" qui retrace l’effroyable aventure d’Aron Ralston, le film de Danny Boyle est le film-concept par excellence. Le cinéaste britannique, capable du meilleur ("slumdog Millionaire") comme du moins bon ("la plage") a en effet choisi un sujet difficile. Mettre en scène une histoire dont tout le monde connaît l’issue en entrant dans la salle, soit celle d’un homme au bras coincé pendant 5 jours sous un rocher, n’est pas une mince affaire. Au contraire du film de Rodrigo Cortes, "buried"(avec son serpent, son téléphone qui capte sous terre et son briquet qui s’allume sans oxygène), il reste au plus près de la réalité et n’a pas rajouté de péripéties invraisemblables. Il a plutôt fait le choix de faire ressentir au spectateur les émotions et le délire dans lequel plonge le personnage. Pour ce faire, la caméra se fait souvent épileptique, ce qui en dérangera plus d’un. Pourtant, cela fonctionne plutôt bien et nous donne l’une des meilleures scènes du film où le héros se voit en train de "partouzer" sur l’air de "ça plane pour moi"! Ce style parfois clipesque colle assez bien au personnage de Ralston, jeune, immature et qui ne voit en la vie qu’une suite de défis.

James Franco, quant à lui, trouve enfin le rôle qui lui ouvrira beaucoup de portes, cantonné qu’il était à des seconds rôles dans lesquels il excellait toutefois ( Spiderman, Harvey Milk…). 127 Heures lui a valu d’ailleurs sa première nomination aux Oscars!

Seul reproche que je ferais au film est sa scène finale avec le vrai Aron Ralston et la morale à deux sous dont je me serais bien passé.Sans avoir réalisé un grand film, Boyle réussit toutefois son pari et nous met la boule au ventre pendant 90 minutes éprouvantes!

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